LA FRATERNITÉ
AiB : De ma Rormtiidie.
Quand je sortis d'apprentissage, A peine savais-je le nom De la famille grande et sage Ihi pacffîque Salomon.
Le nasara seul put m*introduire Dans Vaimable société.
Où tout exhale, oùlout respire.
Le charme heureux de la fraternité.
n existe encor dans la France De nombreuses sociétés , Où sont cumulés Tignorance, Les abus, les absurdités.
Là, le plus rude fanatisme Frappe, proscrit la vérité ; Là, le plus brutal despotisme Foule et détruit toute fraternité.
Mais chez nous tout sociétaire, Petit ou grand , jeune ou grisou , L'affilié, le dignitaire Sont vrais frères en Salomon.
Eh! qui n*aimerait à voir comme Le beau Devoir de Liberté Infiltre dans le coeur de Phomme Le saint amour de la fraternité.
L'on voit dans une vaste salle * Ko» Compagnons, nos jeunes gens
D'une aptitude sans égale Cueillir, répandre les taleat& Chacun, pénétré d'un hoa^z^.
Jette ou reçoit quelQMeclarit?, Dans cette école mutuelle
D'art, de science et de fraternité*;
La pâle, la sombre tristesse Hamte-t-elle parmi nous?
mn , mais la paix et rartlferesse.
Mais les senttawts lesipl|B|dou^.
Ceux qu un grand roi prit pour apôtres Kedoutent peu radwrsité, ^
S appuyant les uns sur les aMtr^s, Forts et puissants par la fraterjoiîô.
vous qui sorti» de renfonce |t pleins de nobles sentiments.
Entreprenez le tour de France!
Venez vous placer dans nos ranos.
Venez, venez, belle jeunesse.
Entendre sans humHité, Et les leçons de ïa.sagesse.
Et les accente de la fraternité.
J L'on voit dans plusieurs vflles notre société entretenir, pour rinstruction de chacun de ses membres de vastes écoles de dessin. N'est-ce pas beau. nNe$t-cé
fo^^'^ten* ^^ '^'f le^CQii>p|ignon3, les Affiliés! tous mêlés, tous confondus, s'encourageant. s?ex€itant les uns par les autres, travailler avec altention et persévérance pour acquérir des talents utiles î celui-ci résout un pBoblème géométrique ; celûî-là projette des lignes et développe les courbes les plus î^rinfîî?®*' } un dessine le fë&Hagç d'»rf chapiteau corinthien; l'autre, à l'aide des pinceaux trempés
ilfw? -?' ^^® du relie! et de la grâee aux Ml^J '^ représente sur le painer. D'autwê meUrat to théorie en pratiqqev et, anwésdes JJistHmients propres à cou|«jr. le bS?,^ i^mAm^S^X
modèles. Ici on voit couper,, tracer, débUlarderi; là on voit jouer les scies, les rabots, les ciseaux eî les limes, et des ouvrages fiiiis et élégants savtent enfin des mains des éleVes. Aussi ces salles prennentelles l'aspect de jpetits musées, et les yeux se pro* mènent avec plaisir sur les rayons qui les entourent, «t sur lesquels sont placés unei infinité de petits modèles : là on voit des escaliers, des portes cintrées en plan et en élévation; des autels à tottibcfaux, des calottes, dcEs voussure», de» dOm«s. d«s baldsH* 4iuins, des conftsssionnaux, des chaires é prèotaèr, et tout ce que' le trait et Tarehiteotum ont -déplus beau et de mieux comUné. Les proftsieuis, choisis habituellement parmi lesGomfMignon» les plus éclairés, donnent tous leurs soins à leiffs nombreux élèves, et les élèves euxHBémes. comjrfaiélenitB les uns pour les autres, se donnent réciproquement des avis : les connaissances sont en commun*. Ainsi ces écoles, quoique instituée^ sur d'ancieiines bases, n'en offrent pas moins quelque chose de OQ^veau, et je crois pouvoir dire délies qi|e ce sont des écoles mutuelles d'arts, de science et de fraternité.
Honneur aux Compagnons sages et éclairés qui ont eu l'heureuse idée (fouvrip ces écoles 1 hpnneur à la ^ciété gu{ les a si bien compris ! Je ne serais point suipiris a%ntendre dire prochainement que notre Société a ouvert dans toutes les villes du Tour de France des écoles semblables.
C'est paed9> tels moyens que l'on acquiert à juste titre l'estime et la bienveillance de tout le. monde.