‹ Le Livre du CompagnonageChapitre 46 sur 79 · LA MENUISERIE · texte numérisé non relu

LA MENUISERIE

Au : D« ma Normandie.

Bans les palais , dans les chaumières.

Le menuisier porte son art ; Partout cet art est nécessaire »

Partout il flatte le regard; Il joint l'utile à Faffréable.

11 sert le luxe et le non goût.

Amis , chantons cet art aimahle , Qu'on est heureux de rencontrer partout*

Une forte menuiserie Boit fermer tous nos bâtiments , Bans rintérieur sa symétrie Bëcorer nos appartements ; Bans les salons de l'opulence les yeux charmés, les yeux surpris.

Souvent admirent l'élégance Bes beaux parquets , des superbes lambris.

Cet art étale sa richesse Bans les temples de l'Éternel; Il les décore avec noblesse , Il embellit jusqu'à l'autel.

Quand les ordres d'architecture Par lui sont bien exécutés , leur riche et superbe structure Présente alors beaucoup plus de beauté.

Oui sait bien la menuiserie Possède aussi d'autres talents ; Principes de eéométrie , Bessin , calcul , lavis des plans.

A d'autres arts cet art s'applique; 11 les aide de son concoui-s , Imprimerie et mécanique Tiennent souvent réclamer son secours.

Par BoiiA«ui«MOii La FiosutA*

HOMMAGE knX COMPAGNONS.

Faisons retentir cette ville

Du nom du grand roi ^Alomoft ,

Il excite les plus haMIes

A la noble ëmitiatioA ;

Du nord au midi de la Ffalkcd

Faisons résonner,l6s échos

Des noms de gloire et de tftiltafiôé (6&i)

Dus à nos GomtMignons gavots.

Les œutres les plus difficiles Leur doivent naissance et beatttéi»

Et les travaux les plus iHHies Sous lui furent exécutés.

Minerve en est la protectrice , Nous marchons sous ses étendards; Cette dées«e hletffaitrice (dis) Aime à protéger les beaut-^arts*

Un vaisseau battu par Forage^ Flottant sur le bassin des mers.

Ressemble le Gompagnonage Luttant contre de grands revers.

Oui , sur Vocéan de la vie , S*en va flottant d'un noble orteil , Bravant la discorde ennemie, (dVf)

La tempête comme TécueiL

Vive le bleu , le blanc sanâ tâche ; Gloire à nos célestes couleurs.

Qu'à son côté on les attache , Et qu'on les porte avec honneur. C'est la marque de l'alliance Des enfants du grand Salomoft , Les signes de reconnaissant De nos honnêtes Gompâqfj^nMls.

En commençant votre carrière , ViaÊMM, venez «r^ens^peet^

▼of ager sous notre banoMve ; D'un cœur yaillaot , bon , nuis diseraL A?ec ces titres respectables, Parmi nous tous seree reçus.

Notre devoir inébranlable Ne demande fue des vertus.

vous dont Tâme est noble et fière , Gais Gompaenons. chanteurs charmants.

Souffrez qu\in AmM sineère A Tos accords mêle ses chants ; Il craint qu'un peu trop de hanlîesse Ne TOUS blesse dans sa chanson; Mais , s'il n'a pas votre sagesse , U a la même Intention^

Par BoemouTciroif La FkDÉtttÉ , jivant d'être reçu Compagnon.

LES AIMUX A BOWEAUX.

Air : J*at v« partout dan net jvjbb».

De mon d^art l'heure s'affiréfce ; 11 faut enfin se décider.

Déjà le rooleiir à la tête Sur la route va me guider.

Prés fleuris , campagne gentille , Vallons charmants , brisants cAteaux , Adieu , beau se%e , aimable ville »

Adieu , Bordeaux. (biê)

Je te quitte , célèbre ville , Où l'on voit briller nos talents; Contre rEsponton indocile Tu protège nos.Dev«iraills.

En m'éloignant, j'ail'dow émv»^ Fier théâtre de nos tra? aox , Murs antiques , Je vou» salue; Adieu, Bovtauii.

EflÉbrassant le père et la mire, Je m'acquitte ae mon devoir; OuMls jouissent d'un sort prospère »

Voilà mes vœux et mon espoir.

Ati! si loin d'eux je me retire , Courbé sous de nobles fardeaux , C'est dans le dessein de m'instruire.

Adieu , Bordeaux.

Loin d'une maîtresse adorée , Je me dérobe à sa douleur; Sur son chevet , triste , éplorée« Elle m'accuse de rigueur.

Irai-je d'une ardeur trop vive La consoler sous ses rideaux t ' Iton , je fuis son ombre plaintive.

Adieu, Bordeaux.

J'entends la troupe harmonieuse Qui , par la douceur de ses chants , Annonce la saison joyeuse Où l'été succède au printemps.

Joignons nos voix , sans plus attendre , Aux accords de tous ces oiseaux ; Frappons l'air de ce cri si tendre :

Adieu , Bordeaux.

Flairer les fleurs qu'on voit éclore Et les fouler à chaque pas, Jouir des baisers de l'aurore , Sont des plaisirs remplis d'appas. Pour goûter, assis sous l'ombrage , La fraîcheur des coulants ruisseaux > Marchons , chantons avec courage ; Adieu , Bordeaux.

Dans ton sein , belle Occitanie , Je porte mes pas et mon cœur; Je repousserai l'insomnie Par la force de ta liqueur.

Ah I quel agréable ^ectacle M'offirent tes vignes en cerceaux I

Ters toi Je vole saos obstacle.

Adieu, Bordeaux.

Du Loiret les ondes tremblantes Baignent lepaysdeTauteur; II Ait nommé l'Aimable à Nantes Par des Compag^nons pleins d'honneur.

Mais l'heure avance et le temps presse; Terminons d'aussi longs propos.

Jusqu'au revoir» je vous délaisse»

Adieu , Bordeaux ! adieu , Bordeaux!

Par GuéPiN l'aiiiablb.

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