LA MENUISERIE
Au : D« ma Normandie.
Bans les palais , dans les chaumières.
Le menuisier porte son art ; Partout cet art est nécessaire »
Partout il flatte le regard; Il joint l'utile à Faffréable.
11 sert le luxe et le non goût.
Amis , chantons cet art aimahle , Qu'on est heureux de rencontrer partout*
Une forte menuiserie Boit fermer tous nos bâtiments , Bans rintérieur sa symétrie Bëcorer nos appartements ; Bans les salons de l'opulence les yeux charmés, les yeux surpris.
Souvent admirent l'élégance Bes beaux parquets , des superbes lambris.
Cet art étale sa richesse Bans les temples de l'Éternel; Il les décore avec noblesse , Il embellit jusqu'à l'autel.
Quand les ordres d'architecture Par lui sont bien exécutés , leur riche et superbe structure Présente alors beaucoup plus de beauté.
Oui sait bien la menuiserie Possède aussi d'autres talents ; Principes de eéométrie , Bessin , calcul , lavis des plans.
A d'autres arts cet art s'applique; 11 les aide de son concoui-s , Imprimerie et mécanique Tiennent souvent réclamer son secours.
Par BoiiA«ui«MOii La FiosutA*
HOMMAGE knX COMPAGNONS.
Faisons retentir cette ville
Du nom du grand roi ^Alomoft ,
Il excite les plus haMIes
A la noble ëmitiatioA ;
Du nord au midi de la Ffalkcd
Faisons résonner,l6s échos
Des noms de gloire et de tftiltafiôé (6&i)
Dus à nos GomtMignons gavots.
Les œutres les plus difficiles Leur doivent naissance et beatttéi»
Et les travaux les plus iHHies Sous lui furent exécutés.
Minerve en est la protectrice , Nous marchons sous ses étendards; Cette dées«e hletffaitrice (dis) Aime à protéger les beaut-^arts*
Un vaisseau battu par Forage^ Flottant sur le bassin des mers.
Ressemble le Gompagnonage Luttant contre de grands revers.
Oui , sur Vocéan de la vie , S*en va flottant d'un noble orteil , Bravant la discorde ennemie, (dVf)
La tempête comme TécueiL
Vive le bleu , le blanc sanâ tâche ; Gloire à nos célestes couleurs.
Qu'à son côté on les attache , Et qu'on les porte avec honneur. C'est la marque de l'alliance Des enfants du grand Salomoft , Les signes de reconnaissant De nos honnêtes Gompâqfj^nMls.
En commençant votre carrière , ViaÊMM, venez «r^ens^peet^
▼of ager sous notre banoMve ; D'un cœur yaillaot , bon , nuis diseraL A?ec ces titres respectables, Parmi nous tous seree reçus.
Notre devoir inébranlable Ne demande fue des vertus.
vous dont Tâme est noble et fière , Gais Gompaenons. chanteurs charmants.
Souffrez qu\in AmM sineère A Tos accords mêle ses chants ; Il craint qu'un peu trop de hanlîesse Ne TOUS blesse dans sa chanson; Mais , s'il n'a pas votre sagesse , U a la même Intention^
Par BoemouTciroif La FkDÉtttÉ , jivant d'être reçu Compagnon.
LES AIMUX A BOWEAUX.
Air : J*at v« partout dan net jvjbb».
De mon d^art l'heure s'affiréfce ; 11 faut enfin se décider.
Déjà le rooleiir à la tête Sur la route va me guider.
Prés fleuris , campagne gentille , Vallons charmants , brisants cAteaux , Adieu , beau se%e , aimable ville »
Adieu , Bordeaux. (biê)
Je te quitte , célèbre ville , Où l'on voit briller nos talents; Contre rEsponton indocile Tu protège nos.Dev«iraills.
En m'éloignant, j'ail'dow émv»^ Fier théâtre de nos tra? aox , Murs antiques , Je vou» salue; Adieu, Bovtauii.
EflÉbrassant le père et la mire, Je m'acquitte ae mon devoir; OuMls jouissent d'un sort prospère »
Voilà mes vœux et mon espoir.
Ati! si loin d'eux je me retire , Courbé sous de nobles fardeaux , C'est dans le dessein de m'instruire.
Adieu , Bordeaux.
Loin d'une maîtresse adorée , Je me dérobe à sa douleur; Sur son chevet , triste , éplorée« Elle m'accuse de rigueur.
Irai-je d'une ardeur trop vive La consoler sous ses rideaux t ' Iton , je fuis son ombre plaintive.
Adieu, Bordeaux.
J'entends la troupe harmonieuse Qui , par la douceur de ses chants , Annonce la saison joyeuse Où l'été succède au printemps.
Joignons nos voix , sans plus attendre , Aux accords de tous ces oiseaux ; Frappons l'air de ce cri si tendre :
Adieu , Bordeaux.
Flairer les fleurs qu'on voit éclore Et les fouler à chaque pas, Jouir des baisers de l'aurore , Sont des plaisirs remplis d'appas. Pour goûter, assis sous l'ombrage , La fraîcheur des coulants ruisseaux > Marchons , chantons avec courage ; Adieu , Bordeaux.
Dans ton sein , belle Occitanie , Je porte mes pas et mon cœur; Je repousserai l'insomnie Par la force de ta liqueur.
Ah I quel agréable ^ectacle M'offirent tes vignes en cerceaux I
Ters toi Je vole saos obstacle.
Adieu, Bordeaux.
Du Loiret les ondes tremblantes Baignent lepaysdeTauteur; II Ait nommé l'Aimable à Nantes Par des Compag^nons pleins d'honneur.
Mais l'heure avance et le temps presse; Terminons d'aussi longs propos.
Jusqu'au revoir» je vous délaisse»
Adieu , Bordeaux ! adieu , Bordeaux!
Par GuéPiN l'aiiiablb.