‹ Le Livre du CompagnonageChapitre 47 sur 79 · LES QUATRE SAISONS · texte numérisé non relu

LES QUATRE SAISONS

Après quelques jours de souffrance D un hiver triste et sans attraits, L*aimable printemps recommence.

Célébrons ses heureux bienfaits.

Aux noirs frimats, à la froidure Succède un soleil radieux, Et tout nous dit dans la nature :

« Partez tous Compagnons jojreux. »

Bu bruit de nos chants de conduite Déjà les airs ont retenti : Adieu ! rôn s'embrasse, on se quitte , Adieu 1 l'on part on est parti....

Cessez vos pleurs, jeunes amantes, Mous recherchons les vrais talents; Sachez toujours être constantes.

Nous saurons vous être constants.

Si le printemps fait tout éclore, L'été vient le mûrir après.

Aux suaves parfums oe Flore Succèdent les dons de Cérès.

En tout lieu la terre embrasée Nous montre sa fécondité.

Du soleil et de la rosée.

EUe Ueat sa feriiUté.

Souvent an lenar On voit de lestes Compas Pleins de Tardeur qui les ëévoîe»

Traverser pleines et vaHons.

A midi sous un frais ombrai^e.

Ils évitent les feux du jour.

S'ils révent, c*est à leur voyage.

Ou peut-être encore à ramour*

Sur de rianiks cèteaax , l'autoame Nous promet le nectar dii4ii* Qn voit dans des vergers, Pomone Un panier de fruits à la main , Bacchus à Tombre d'une treille, Avec les jeux et les amours.

Célèbre en vidant sa boutertte L'agrément des derniers beaux jours.

Déjà de la campagne aiuiabk Les dieux desiobampftont désert^»

Déjà vers LOiiaipe immuable Flore et Zéphir ont Femonté.

Aquilon étend soaempire, Dessèche le» dernières fleure Qui se fanant, seHblentnous dire :

Hâtez- vous» jeunes yay^sgevan,

<K Le rèfi'ne delà mort eommefiee.

Du somore empire des lirimats L'ouragan décttatnë s'élance, Mugit et fond sur nos climats.

Tout a changé dans la nature Fit semble être mort sans petour:

Plus de berceaux, plus de verdure.

Plus de rossignol , plus dfamour. »

Par BouBouittxo» hk FunIuté»

- if 6 —

LKs sECTÀTCDBs m ^Kumm-

Air du Bùiter du soir,

Calliope, à na verve mfMitt,

En ce beau jour accorde quelques ^«pt

Pour célébrer le parti que je $ers..

Aide ma voix eueer ftiiMe et débile.

Que ne sui&-je ton nourrisson.

Et bercé par toi sur le Pinde;

Car c'est envain que je veux peindre l r .

Les sectateurs de Salomon. i ^'^*

Ceux que fonda le plus sa^e des saçes,

« Roi dont les faits émanaient tous du ciel , »

Perpétueront son Devoir éternel

Dans tous les lieux ainsi qu'en tous les âges;

Ne redoutant rien en son nom ,

Quelque péril oui les menace,

Qu'il est beau ae suivre la trace

Des sectateurs de Salomon.

Chez eux n*est point de pouvoir arbitraire I Chaque membre de la société, A table boit , chante à l'égalité.

Comme le fils issu du commun père La Discorde de son brandon, Ne trouble point leur sympathie.

L'intimité sans cesse lie Les sectateurs de Salomon.

Leur gloire, amis, bien ^'étant plébéienne, A plus de prix que lajKloire des rois.

Plus qu'eux ils sont fidèles à leurs lois :

Dans le malheur ils partagent la peine, Non guidés par l'ambition, MaisDien par la philantropie.

Telles sont les règles de vie Pes sectateurs de Salomon.

Eo voyageant sur Tocéan du monde,

Souvent en butte à la rivalité, ;

Ite résistent par la fraternité.

Doux sentiment qui toujours les seconde, ['

he mérite accroît leur renom.

Et les vertus et la science *

Couronnent sur le tour de France

lies sectateurs de Salomon.

Par TouBAiiaBAu , àMïé menuisier.

Toscan. \

he.

Hîi

^s trOLgctley.

Planche, J

Filet' de^la^ lase/.

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