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ges; d'autres noms se mêlent encore à ceux que je Tiens de citer.
La collection des lettres que j Wre fera Toir aussi que ma position n'était pas sans embarras; car, à re&eeption de quelques-unes d'entreees lettres, qui me flattent et m'élèvent trop sans doute, la plupart des autres, par des raisons justes ou non et qu'on appréciera, aie sont peu ou point favorables. Je joindrai à ces lettres les réponses que je leur fis. On verra par là qu'il y a eu lutte, et lutte difficile à soutenir, car j'é« tais seul contre beaucoup; j'avais, de plus, contre moi, le besoin impérieux qui m'appelait à mon travail manuel, et auquel j^étais foircé d'obéir en courbant la tête.
J'invite donc les Compagnons des différents corps et tous les hommes qui s'intéressent ^ rieusement aux progrès populaires . à lire tout ceci avec attention : rien n'est tel pour^ leur expliquer les ouvriers, pour leur faire apprécier l'importance, l'oppcH'tunité même de mon en-* treprise, et, de plus, combien on peuteniretU^er de bons fruits 1
La correspondance sera ^ivie de chanson»
de différentes plumes; nous demandoins, aTant tout, des idées et des sentiments, et cela ne manque pas; des Gavots, des Dévorants donnent leurs concours ;^ils veulent détruire les préyentîons et les haines; ils veulent pousser le ,€ompagnonage dans une Toie nouyeUe et je suis plein d'espoir.
Les chansons seront suivies d'iin dialogue^aur la Tersification à l'usage des Compag;iions4]ui^ comme moi, sans avoir reçu wbe instruction jiéeessaire, ToadroAt .produire des.chaA$ons;
— d'un dialogue sur lé système métrique p^ou- Tant, je crois, donner aux ouvriers une idée concise des nouvelles mesures; — d'un dialogue moral et religieux fait non pour les savants, mais pour les ouvriers , mes camarades.
Le volume sera terminé par un travail assez étendu, que j'intitule : Ce que le Compagnonage a été et ce qu'il doit être; je précise là, sans le secours de la tradition , qu'on est forcé d^admettre par fois, Torigiae, k marche du Compagnonage et l'année où chaque corps d'état s y est rattaché. Ce travail se terminera par des conseils que les Compagnons sauront un jour apprécier et mettre en pratique. Mais , dès aujourd'hui, les paroles des Compagnons les plus dévoués porteront des fruits ; elles pénétreront daQS les lieux les plus. humbles et répandront, avec la lumière, des germes d'amour et d'union, et le tour de France en $erâ fécondé.
i^aris, 1B41.