ORDRE DU JOUR DES COMPAGNONS
DiniS A HOR AMI PERDIGUIER.
^tr du Detlrier.
Amis un nouveau Jour doit luire Sur le sol où jious voyageons.
Ihi moins Vose vous le prédire Si j*eD crois mes prëyisions.
Ah I pour cette noble espérance La raison est un ferme appui , Grâce à son heureuse influence , Quand le siècle à grands pas s*ayance.
Nous devons marcher avec lui.
Si dans nos castes différentes Les sentiments sont partagés.
Par des maximes tolérantes Dissipons de vieux préjugés; Entre nous plus d'antipathie , Plus de querelles , de combats, Que la douce paix nous rallie.
Que la plus parfaite harmonie Règne entre tous les corps d'états.
Autrefois si le fanatisme Déchirait l'Eglise en tous sens , Si contre le christianisme Se déchaînaient les Musulmans , Faut-il que ce funeste exemple Se propage encor parmi nous ?
Non , devant l'œil qui nous contemple , De la Concorde ouvrons le temple Désormais notre rendez-vous.
C'est là qu'aux pieds de la déesse , Nous devons , 6 chers Compagnons , Entre les mains de la sagesse Abjurer nos dissensions; Cestlà que les fils de Soubise»
De Jacques et de Salomon , En prenant la même devise Doivent signer avec franchise le pacte de leur union.
Jadis, quand un vain privilège accordait le pas à tel corps .
Tel autre à régllse, en cortège,
Devait suivre son rang alors ; Quatre-vingt-oeuf de cet usage Pétruisit les derniers £rag:BieaU.
Quoi I comme aux temps du vajisâ^e Offririons-nous encor I iniagn De rjnégalitéde$ rangs.
Topons 1 sur le conumm passade »
Mais de celui <{ul nous répond Quel <iue soit son Compa^inonage Bespectons la vocation.
Compagnons de toute nuance IVe nous abordons désormais Sur la route du tour de FraACe Ou*avec Fœil de la Menveillance Ou bien ToUv^ de la paix.
toi , qui sur le tour de fapi»
A répandu par tes écrits Le germe de cette alliance Oui doit faire un peuple d^aniis.
Avec toi , Perdtguier> J'espère Pour nos frères des Jours meilleurs ; Tel est du moins le vœu sino^co Que ne cesserapoint de faire Vendôme dU la Clef des Cœurs.
Par le mtoe.