‹ Le Livre du CompagnonageChapitre 59 sur 79 · LES GON9ERL9 W U RAISON · texte numérisé non relu

LES GON9ERL9 W U RAISON

Atm : EUe itaw àrire, elle «iM i M».

Mes amis, J'entrevfois r^iiPMe I)*un jour pour noua plu» radioiiK,

« Vendôme D*CDteDd«it jMH par toper l'atUqner et le battre, malt te parler et ijm^ttmtt tur la noie; eoBine |t lai fia obwrter one le moi topons panfolt #lf>e trèi mal Inlerprrlê, il deralt rcffacer et faire qikuiiift chanffefflcoU aa eoqnlft : Ift

'albeor le plot (prand nooi a privé de cet aTanta^e.

Chers Cêmpmom à ses beanx i!^ I90US refuserions-noiis encore f Non, cessons d*è(re désunis, Notre beau siècle s'en offense , Désormais que le tour de FnoKce Ne comporte qjae des amis.

Mettons fin à toutes ces kataiss Ou*enfantent nos rivalités, Bespectons mieux dm liMtU», Et si le Devoir a ses ehatnes De ces liens soyons épris , * Qu'ils soient ceux de notm allfaiiM ff Désormais que le tour de France Ne comporte que des amis.

Jouissons mieux 4e notre vie.

Compagnons de tout corps d'état.

Joignons nos oouleuis à l'éclat Des couleurs de notre patrie I N'entravons plus les dons diérie Qu'à tous la nberté dispense ; Désormais que le lonr de Fpanoe Ne comporte que des «mis.

Accueillons-nous avec financbise Et que ces (rois mots : amitié , Egalité, fraternité , ^ ^ Désormais soient notre cieTise ç Les arts nar nos mains embellis Nous applaudiront en silence; Désormais que le tour de France Ne comporte que des amis.

Puisque l'union fsit la fbrce , Ne formons plus qu'un seulniisce^ »

Ou'entre nous l'accord le plps beau Dans nos retraites nous renforce.

Si nous 9VQns des ennemis, Ils connaîtront leur impuissance ; Désormais que le tour de FraQce Ne comporte que des amis.

Nos fondateurs dans leurs synodes»

Jacques , Soubise et Salomon, Pensaient de la même façon Quand ils écrivirent leurs Codes.

Si donc aux mêmes lois soumis , Nous sommes tous en conscience ; Désormais que le tour de France Hé comporte que des amis*

J*ai lu dans un petit ouvrage Tout exprès pour nous composé Et par l'auteur intitulé :

y Y ai lu , je vous le redis , De ces paroles la substance :

Désormais que le tour de France Ne comporte que des amis.

Enfin désormais soyons frères , De Vendôme la Clef des Cœurs , Comme il vous le redit ailleurs €e sont les vœux les plus sincères; Frères , soyons de son avis , Répétons avec confiance :

Désormais que le tour de France Ne comporte que des amis.

Par le même.

LES SOBRIQUETSr

jiir dâ la Càiaeoua.

Je ris de maintes épithètes Que dans maintes occasions Surtout quand ils sont en goguettes S'eotredonnent les Compagnons :

Hais je déplore avec le sage Ces sobriquets plus qu'outrageants

Dignes du temps

Où les manants

S'entredoDnaient ces noms Insignifiants Dont héritait chaque village Pour désigner ses habitants.

Autref6is si cette manie Naquit de nos rivalités , Si par la l^iine elle est nourrie Ou par d'autres absurdités , Aujourd'hui le bon sens réclame Devant ces noms injurieux

Que nos aïeux

Jadis entre eux S*6ntpedonnaient comme font leurs neveux Sans penser que ce ridicule Prête une arme à nos envieux.

Mais du siècle rendons-nous dignes En proscrivant ces vilains noms Qui déshonorent nos insignes Et le titre que nous portons.

Compagnons , de par la nature Entre nous plus de noirs gamins ^ Plus de lapins , Plus de bouquins , Plus-de reâards, plus de lou[>s, plus de chiens^ Ces noms qui font au ciel injure Ne sont pas faits pour des humains.

Effaçons de notre langage Ces termes : Cambuis , Paillassons , Ces sobriquets , fils de routrage , Tels que Biscornets, Guenillons, Sobriquets que je voudrais taire Pour rhonneur de tout corps 4' état :

Pointus , Culs^Plats ,

Et cetera.

PourTavenir supprimons ces noni84à»

L'honneur sera notre salaire Et la n^n applaudira.

A ces épithètes cruelles ,

A Ces ptvO'^^vfOS a^BpnO'ffiS

Moteurs de toutes e^ quereHes Ou*eiifantent nos dtyisioi»; Par nos maximes tutélaûres , Chers Compagnons , oppasoAS-IeUr

Ces noms flatteurs

Acquis (Tailleurs Par la vertu , la sagesse et l0s mmurft; Tel est le sentiment , mes frër^ , ]>e Vendtoe la CldTdes Cœ^rs.

Par le même.

VOYAGE BANS UAUÎWE MONDI.

An : Toat comme a ftiitiaQ p^

L'autre Jour je tua trenaporté En esprit, cbes les ointMPea, Ces lieux , que l*on dit sombra»^ Brillaient d'Une yive «larii.

Dans ces contrées Tant redoutéea l>0a sots tIvMits , enai^^t leurs deattoto ^ Je ne vis que des gens heaveux.

Parfoit aeo<ml régnait entra eux.

Je me disais , en parcourant ces liei^x :

Ah I qu'ils sont fous sur terre De se ftîlre la guerre ; Tandis qu*lci chacun se- traite en^Mlre*

Mais , ce qui me ftama !e il» , Ce fut une^gtilDguglte Où chacun , en gegiielte.

Déclamait contre tes abus Du tour éa-Franee.

Dieul quand fy pense.

Tous les acteurs, dans une s^ Bénissant Parret du destin^ Chantaient, en se doittaiiliamato.

Tous les devoirs et ce sose refcido :

Abl qu*ils, eic.

Les M arëcbatix et les Charrons T buvaient sans rancune Bans la tasse commune Aux Bourreliers, aux Forgerons»

Un tendre hommage Etait le jg^age P*un saint respect pour tout Compagnoiiage.

Jacques , Soubise et Salomon Présidaient la réunion ; Toiis trois aussi chantaient à Tunisson : Abl qu'ils, etc.

Semirlers , les Menuisiers, Pevoirants* adversaires, Passants, Tailleurs de pierres»

Bl les Comf|hgnons étrangers

S hantaient la gloire u vieux Grégoire , 'Oui lettr irersatt à tous gatment 1 boire.

LeftChari^entiers, les Gorroyeur», Ombnilgâ des mêmes couleurs, ii>Mft4Mmif dans rélan de leurs ocenrs t Ahl q^Hft» «to»

ÎÂj <Mctifi y t>orta)t son noth , m oouleurs à sa guise, It pre&sdt^MXUT devise :

liberté pour Umt Gorapaguoa* Dr oits de nai ssance , De pi'ésésiiice fCr étalent, point disputés d'importance ; Urse côinmidaietit tous lés rangs ; Tous disaient, en hommes filants»

Oflfirant le pas aux derniers arrivants :

Ab! qu*iU,étc.

ralltft sortir, lortqoe mnêtim (Ju8ei4» Hi Mtf^Hm)

Un des fils de Sbubise lie reconnaît , me tend la main.

— La Coterie?

Dans Tautre yie , Bis-moi , dit-il , Vendôme , je te prie , Si les fils de nos fondateurs Sont entre eux toujours querelleurs.

-^ Sans doute— Hélas I mon cher la Clef des Cœurs, Ah ! qu*ils sont fous sur terre De se faire la guerre , Tandis qu'ici chacun se traite en frère.

Par le même.

On vient de lire le Voyage dans l'autre monde, cette chanson me fut remise le 15 avril 1841 par Vendôme la Clef des Cœurs qne de tristes pressentiments devaient avertir, car huit jours

Ï^ius tard nous avions fait une grande perte , je 'accompagnai jusqu'à sa tombe; ii n'était plus qu'un cadavre. Mais il a bien rempli sa vie, et sa mémoire restera parmi nous* Le boa Vendôme voulait voir, la concorde s'établir entre . toutes les Sociétés, et il travaillait à la réalisa- ' tion de ce qu'il désirait. vous qui connaissiez Vendôme et ne pouviez moins faire que de l'estimer, lisez et relisez encore ses dernières chansons, et rappelez-vous bien surtout qu'elles renferment ses derniers vœux.

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