‹ Le Livre du CompagnonageChapitre 65 sur 79 · II · texte numérisé non relu

II

Vous le YQ^ez , de la dix-mfliionième partie du' (]uart dii méridien, ou de la quarante'^ rmUwnième du méridien tout entier, on a formé le mètre ^ et c^est du mètre que dér i vent le stère, Tare, le kilogramme., etc., et toutes leur$ subdivisions.

R£i«NOis« -^ Il faudra bien du temps pour se. familiariser avec ces noms-là. Ils sont, je crois, russes ou prussiens.

haihtais. — Non, ils sont grecs et latins.

REPiNois. — Et pourquoi du grec et du latin , et non du français ^

TfAUTAis. — Parce qu'on a voulu , coinme je vous Tai dit, que ces mesures fussent universelles. C'est jîour cela, c'est pour ne blesser aucune susceptibilité nationale , qu'on s'est servi des langues réputées mères-langues , et que les savants de tous les ps^ys connaissent. C'est encore dans une grande pensée qu'on a basé ces mesures sur la circonférence de la terre, mère commune de tous les hommes. Les auteurs du système métrique sont des enfants de la France, mais leurs travaux furent faits pour la gêné* néralité des nations et adresses à tous les peuples.

REnnoTS. — Cela est fort beau , et l'on reconnaît bien là les Français Mais quel rapport trouve-t-on entre \t mètre et les autres mesures, telles que are, stère y etc. ? Comment transformer les mesures anciennes en mesures nouvelles et les nouvelles en anciennes? Voilà bien de la besogne! et vous le savez, les ouvriers ne sont pas des mathématiciens. Et puis, par le temps qui court, ils n'ont guère le temps de calculer I

MikiiTAis. ^^ Je le sais; aussi je me suîsprcK curé ce que je saTâis vous être nécessaire, et que TOUS me demander en ce moment. Le Toilà.

RERNOis. — * Je TOUS remercie, ami Nantais, du Tableau i aue tous me donnez; j^aime Traiment les calculs tout faits, en attendant que je puisse me lÎTrer au plaisir de les faire moimême. Mais ce n'est pas le tout ; je Toudrais maintenant saToir autres choses. Plus j'ap** prends , plus je désire apprendre. Ne pourriez- Tous pas me donner quelques leçons d'astronomie, de physique, de chimie, de littérature , etc.

rfAnTAis. — Vous me demandez là beaucoup de choses, et fussé-je capable de vous satisfaire , le temps ne me le permettrait pas. Je crois pouToir tous reuToyer à la Bibliothèque populaire, publiée par M. Adjasson de Grandsagne ; elle se compose de cen4 Tingt-un petit$ volumes et ne coûte que trente francs.

REifNois. — Trente francs ! c'est beaucoup pour un ouvrier. N'importe! je traTaille fort, 3e Teux traTailler plus Fort encore, et parvenir entln à me la procurer.

HA HT AI s. — Si tous ne pouTez pas tout prendre d'un coup, prenez d'aoord les volumes qui traitent des choses qui tous intéressent le plus ; ils se Tendent six sous pièce. Le directeur de la Bibliothèque populaire publie en ce moment une Collection à douze sous le tolume, qui complète sa première publication.

Vous pourrez trouver là encore de quoi satis-

1 Une petite partie dn tableau que Nantais a donné â RennoU est reproduite à la fin du dialogue.

faire tous vos goûts : astronomie^ physique, chimie, botanique, géologie, mécanique, etc., etc.

REimois. — Ah! oui^ il faut que je satisfasse mes goûts ; il faut (}ue je comprenne un peu les affaires du monde: il faut que j^ouyre mes yeux fermés depuis trop long- temps. Merci pour les bontés ()ue tous a^ez eues pour moi, et que je TOUS prie de me continuer. Vos entretiens me sont utiles ; permettez que je Tienne tous Toir quelquefois.

RànTAis. —Venez quand tous Toudrez. Nous causerons ensemble, et certainement nous y gagnerons tous deux.

RENivois. — Je compte donc sur tous!

hâhtais. — Vous le pouvez.

Frasmentu da Tableau donn^ A Bennois par IVantato*

Dix mètres font un décamhirt^ cent mètres font un hectomhivt, mille mètres font un ki-- /omètre, dix mille mètres font un myria-* mètre ; puis on dit : deux myriamètres, trois myriamètres, etc., etc. Ces mots déca, hecto, kilo, myria, sont empruntés du grec et signifient : dix, cent, mille, dix mille. Les mots suivants: deci, centi,mHliy sont empruntés du latin et signifient : le dixième, le centième, le millième. C'est ainsi que^ pour la dixième partie du mètre , on dit décimètre ; pour la centième, centimètre; pour la millième, mil" iimètre.

I Toutes les mesures, avons-nous dit, déri- Tent du mètre , et il est bon d^avoir un mètre I ^sous les yeux pour se faire une juste idée des i autres mesures.

[ Rapport de chaque mesure avec le mètre.

METRE. — ^ Mesure pour les longueurs. Le mèlre est la 40 millionième partie de la circonférence de la terre.

ARE. — Mesure pour les surfaces. Pour déterminer rétendue, la superflcie d'un bois, d'une vigne, d'un pré, etc., etc. L'are est un carré dont chaque côté a dix mètres de longueur.

LITRE. — Mesure de capacité. Pour mesurer les liquides, les^ains, etc. Le litre contient un décimètre cube, je veux dire ce que contiendrait une botte absolument carrée, laquelle aurait intérieurement un décimètre de longueur, de largeur et de profondeur.

STÈRE. — * Mesure pour les bois de chauffage. Le stère a un mètre cube. Le cube a la forme d'un dé à jouer. Le mètre cube est la mesure pour les'soiides.

GRAMME. — Mesure pour les poids, pour le»

. pesanteurs. Le (gramme pèse un centimètre

cube d'eau distillée. Le kilogramme *, avec

ses subdivisions en décagrammes, grammes,

etc., sert à mesurer les choses de pesanteur.

FRANC. — Unité de la monnaie d'argent. Le franc pèse cinq grammes; il est composé de:

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