‹ Le livre du jeune françaisChapitre 114 sur 116 · X. Saint Jean Chrysostome · texte numérisé non relu

X. Saint Jean Chrysostome

Que YOtre main gauche ignore ce que donne votre inain droite, a Prenez garde de faire vos bonnes •œuvres devant les hommes pour être vus. »

Donnez plutôt aux pauvres des secours en nature, du pain, de la viande, des vêtements ; Targent pourrait être mal employé.

On n*a jamais vu personne que la charité ait appauvri. L*argent de la charité est le mieux place* Qui donne aux pauvres, prête à Dieu.

« Celui qui a pitié du pauvre prête au Seigneur a intérêt, et le Seigneur lui renara avec usure ce qu'il lui aura prêté. »

La charité, ce n'est pas seulement Taumône, c'est Tamour en général du prochain.

Vous aimerez donc tous les hommes en pensant qu'ils sont vos frères, particulièrement ceux qui vous tiennent de plus près, vos parents, vos amis, vos compatriotes. En les aimant, vous leur voudrez et vous leur ferez du bien.

Eloignez absolument de votre cœur l'envie, la jalousie qui rendent les hommes ennemis, soyez bons avec tout le monde. Votre douceur et votre patience vous feront aimer à votre tour. Les hommes ont tant de sujets de peines, qu'ils doivent vous inspirer toujours de la compassion et de la bienveillance.

Û faut aimer tout le monde, même ses ennemis*

Rappelez-vous les belles paroles de l'Evangile :

c Aimez tos eunemb, faites du bien à ceux qui tous haïssent ; priez pour ceux qui tous persécutent et tous calomnient;

a Afin que tous soyez ainsi les enfants de votre Père qui est dans les cieux, qui fait lever son soleil sur les bons et sur les méchants, qni fait pleuvoir sur les justes et les injustes.

« Car, si tous n'aimez que ceux qui tous aiment, quelle récompense mériterez-TOus ? Les publicains eux-mêmes ne le fontils pus ? Et si TOUS saluez seulement tos frères, que faites-Tous «n cela plus que les autres hommes ? Les païens ne le font-ils pas aussi ? i

L'amour du prochain doit nous porter à vou-

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loir le bien de son âme comme celui de son corps.

Instruire les ignorants, assister les autres de ses conseils, donner de bons exemples : ce sont autant de manières de faire la charité.

Par un mot à propos, par un sage avertissement on peut détourner quelqu'un du mal ; Texemple du bien est un encouragement efficace pour les autres^

La charité bien entendue nous rendra affables^polis, complaisants envers tout le monde.

Ayez des égards pour les personnes à qui il convient de faire honneur. Cédez le pas aux vieillards, aux femmes, aux prêtres ; montrez-vous toujours bien élevés même avec ceux qui ne le sont pas. Quand vous êtes en compagnie, ne prenez pas vos aises au détriment des autres ; ne soyez pas empressés à prendre la meilleure place ; attendez votre tour avec patience.

Une vraie charité vous dictera ce que vous, avez à faire en toute circonstance : vous n'aurez pas besoin de prendre d'autres leçons de tenue et de politesse que celles que vous suggéreront la modestie et la bienséance.

Evitez de contredire, de railler, de faire de la peine; gardez toujours une humeur égale ; ne parlez pas à tort et à travers; taisez-vous devant les personnes qui vous sont supérieures; écoutez les autres quaod ils parlent. On se repent rarement de s'être tu.

En toutes choses, voyez Dieu dans le prochain, et vous serez pour lui ce que vous devez être.

J'ai terminé ces petites leçons. J'espère, mes enfants, qu'elles auront servi à faire de vous de bons Français et d'honnêtes chrétiens et qu'elles vous profiteront dans les différentes circonstances de la vie.

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