‹ Le livre du jeune françaisChapitre 46 sur 116 · LE MINISTÈRE DE L^AGRICULTURE · texte numérisé non relu

LE MINISTÈRE DE L^AGRICULTURE

le n'ai que peu de choses à vous dire des trois ministères de l'Agriculture et du Commerce, des Travaux publics, des Postes et des Télégraphes.

Le premier est préposé aux intérêts généraux de Fagriculture, du commerce et de l'industrie. A cet efi'et, le ministère entretient un certain nombre

d*éeoles pour Tinstruction des jeunes gens qui se destinent à Tagriculture ou au commerce.

Pour l^agrîcuUure, il y a riHvrmiT AGROHoangus de Paris» les écoles supérieures dites febmes-scolbs de Grignon et de Montpellier, des écoles élémentaires dans beaucoup de départHnents ; en o9tre, les icou» TiTéRiiTAiiiBS d* Alfort, de Lyon et de Toulouse pour Tétude de la médecine appliquée aux anîdomestiques.

Le ministre de TAgricuIture organise des coir-* COURS AGRICOLES, commc ceux que vous voyez an* noncés de temps en temps. Tous les cultivateurs y ri* valisent entre eux pour les bestiaux, les produits du sol, les outils et les machines. En cela le ministre est aidé par les sociétés d'agriculture et les comices AGRICOLES établis dans J a plupart des départements.

Il est chargé aussi de i administration des forêts de l'Etat, dont le produit, comme je vous le dirai bientôt, est une des sources du budget. Parmi les forêts qui couvrent une partie de la France, les unes, les plus grandes en général, appartiennent à FEtat, les autres à de riches particuliers. Un corps spécial de fonctionnaires qui comprend un directeur général, des inspecteurs et des sous-inspeo* teurs, des gardes généraux ayant sous leurs ordres des brigades d'agents armés, surveille et gère les forêts.

Ces fonctionnaires se forment particulièrement à TEgolk rôBESTiSBB de Nancy, où Ton entre au concours.

tE MINISTÈRE PU COMMERCE.

Les attributions du ministre du G)mmerce, quand ce ministère est séparé, sont semblables à celles du{ ministre de TAgriculture. (]omme lui, il veille aux » intérêts généraux du commerce et de Pindustrie en France. Il prépare les traités de commerce conclus

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avec les autres nations pour Tentrée et la sortie des marchandises, il tient au courant la statistique par mois du commerce général de la France, et il doit chercher à obtenir, en proposant des lois, ou en prenant de lui-même des mesures efficaces, que les exportations, c'est-à-dire les produits et les marchandises que le commerce français expédie au dehors contre de Fargent ou d'autres produits, l'emportent sur les importations, c'est-à-dire sur les marchandises et denrées que la France est obligée de faire venir du dehors pour la consommation

Î générale, en échange de son or qui s'en va à 'étranger.

Le ministre du commerce organise aussi les grandes EXPOSITIONS, comme celle dont vous avez entendu Sarler en 1878, où figurent les produits de l'inustrie de la France et de tous les pays.

De lui dépendent le coirsEaTAToiRB dbs arts bt BtiEnsas à Paris, qui est à la fois une' école et un musée, et les £coi.xs D*ABTS BT MBTiBas d*Aix, d*Angers, de Châlons, de Nevers, où l'industrie recrute ses plus habiles directeurs et contre-maîtres*

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