‹ Le livre du sceptreChapitre 18 sur 64 · ISTAR OU DE LA NUTRITION · texte numérisé non relu

ISTAR OU DE LA NUTRITION

77 ne faut jamais mêler la concupiscence et même l'amour, à l'acte strictement sacerdotal de la procréation,

Celui qui crée selon l'esprit, ne doit pas engendrer selon le corps.

Nul ne doit engendrer que dans la proportion où il peut élever. Ni l'Etat, ni V Eglise, ni l'Humanité, n'ont besoin de bêtes humaines, mais bien de nobles êtres, de purs chrétiens et de hauts génies.

L'époux ne doit jamais féconder sa femme sans s'y être préparée et sans l'y avoir préparée : sous le triple rapport physique, animique et intellectuel.

L'enfant n'est une conséquence du coït, que pour les

brutes ; chez le civilisé, la naissance doit être voulue, préparée, sacerdolalisèe.

La paternité et la maternité sont des fonctions religieuses et psychopathiques.

La vertu étant définie, une habitude du bien, l'éducation se résume dans le choix des habitudes à donner.

V enfant ne doit regarder et lire que des chefs-d'œuvre. Ses yeux ne doivent jamais être familiarisés avec les brutaux et les soldatesques.

L'enfant appartient aux parents et non à l'État ; mais il y a un devoir social à déterminer.

Le devoir est physique pour les inférieurs, métaphysU que pour les supérieurs.

Quant aux génies, ils ne doivent rien que leur silence, s'ils n'approuvent pas l'œuvre de leur pays.

Page 1