‹ Le livre du sceptreChapitre 21 sur 64 · XL · texte numérisé non relu

XL

La société n'est que la famille ayrandie. L'homme s'y appelle; aristocratie ; la femme bourgeoise et l'enfant inconscient correspond au peuple, cet éternel mineur.

V homme se doit conduire par science, expérience et raison ; la femme doit être régentée par les mœurs et V enfant jusqu'à dix ans par la mère, ensuite par le père.

Il y a trois moyens de propagande morale : la religion, le livre et le théâtre.

XJLIV

La civilisation se forme des conquêtes de l'idéal sur le fait, de la raison sur la passioii, de la société sur l'individu, de V humanité sur la patrie.

L'homme instinctif doit s'éteindre, l'homme animique se contraindre, pour l'avènement de l'homme véritable ou rationnel.

La famille crée les mœurs et l'homme animique : et la loi n obtiendra jamais plus que ne lui accorderont les mœurs, et la société ne sera que l'élargissement de la famille.

Les Etats modernes sont basés sur des intérêts. De là, leur laideur : l'ingénieur est l'avatar du chevalier ; les croisades sont devenues des extensions commerciales. L' occidental s'est réduit à ne voir que lui-même comme horizon et il ne s'en lasse pas, ce qui le prouve incurable.

XLVJÏI

La morale ne reconquiert jamais les âmes qu'elle a perdues; son reflux, une fois commencé, ne cesse plus.

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