‹ Le livre du sceptreChapitre 27 sur 64 · MERODAGK OU DU COMMANDEMENT · texte numérisé non relu

MERODAGK OU DU COMMANDEMENT

LU

On appelle Pairie, le lieu où l'on vit à demeure. L'aimer serait contradictoire à l'amour de V humanité, à moins quelle ne soit magnanime pour vous ou qu'on accepte d'elle une fonction.

L ingratitude envers V Étal est aussi odieuse qu'envers 1 individu.

V impôt du sang ne concerne qîie les bénéficiaires d'un pays.

lui

L'Etat doit être plus moral que les citoyens : or, toute guerre de colonisation est immorale.

// faut bien de V hypocrisie ou de la stupidité pour prétendre que les baïonnettes tireront un meilleur parti de Vùme arabe ou de l'âme jaune que n'ont fait Mahommed et la doctrine du Boudha.

La propagation de la foi étant ordinairement suivie de drapeau national, ensanglante et profane la Sainte Église.

C'est le droit d'une civilisation de repousser une autre civilisation, et il riy a ni missionnaires à venger, ni missionnaires à protéger : leur devoir de convertisseur étant d'épouser les intérêts de ceux qu'ils veulent èvangéliser, ou mieux, la justice : et la justice veut qu'ils deviennent les pires ennemis de la Métropole, France ou Angleterre,

Si Jésus-Christ était le Dieu de l'Occident, il serait un faux Dieu, car le vrai est universel. La meilleure civilisation est celle qui donne la paix la plus parfaite au plus grand nombre d'êtres.

Chaque peuple se préfère à tous les autres, et cela se comprend au sens de V intérêt.

Mais le mot étranger, tel qu'on le prononcent un mot de sauvage qui désigne une proie possible.

Chaque peuple appelle tous les autres Gentils, chiens ou Go'im : à seule fin d'être sans foi ni loi, envers eux.

Le crime ne cesse pas d'être crime parce qu'il est com-

ni

mis par beaucoup, au profit de beaucoup, au dam de beaucoup.

Le combat des Horace et des Curiace était un combat de civilisé : on devrait combler d'or et d'honneurs un corps de gladiateurs égal en nombre, chez tous les peuples ; mais cela est beaucoup trop raisonnable pour être jamais fait ; on continuera le jeu de la nation armée.

Au moins faudrait-il faire la part de la paix dans la société ; car V homme de guerre ne vaut quà la guerre, et V homme de paix ny vaut rien.

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