‹ Le livre du sceptreChapitre 59 sur 64 · CXLV1I · texte numérisé non relu

CXLV1I

Collectivement, l'idéal s'appelle l'unification des volontés.

CXLVRT

La force ne prime qu'une force moindre.

Mais le Droit étant un principe providentiel ne peut pas plus se produire à tout coup que le soleil ne peut reculer devant le festin de Thyeste.

Les lois providentielles opèrent leur révolution à la façon des astres, en des espaces de temps plus ou moins éloignés les uns des autres : les méditatifs , ces astronomes de l'abstrait, seuls les voient et seuls peuvent enseigner.

La formule universelle s'écrit : Papauté et empire.

La formule nationale : monarchie et fédéralisme.

Ainsi les trois forces de F humanité ont leur cours : la Providence est fervente en la personne du souverain Pontife; le Destin sous les traits de V Empereur et des rois ; la volonté dans le fédéralisme provincial et communal.

CLÏ

V Erreur, mère de toutes les erreurs, cest que les lois métaphysiques sont moins impérieuses que les physiques,

L homme ne connaît ni sa nature, ni même son propre tempérament, il est inconscient et ne peut le bien ni pour lui ni pour autrui.

V office des êtres conscients cest de redire, d'époque en époque, les éternelles vérités, dans Vcspoir incertain

qu ainsi semées, elles germeront dans quelque être doué pour leur réalisation partielle.

GL1IÏ

L'homme de pensée ne peut qii enseigner et attendre V homme du Sceptre.

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