V'oir in/'ra, pp. r>()l-ri(U
"1. Op, cit., pp. 514-517.
« Celte méthode sera à la fois synthétique et analytique : synthétique, en ce qu'elle présentera dans ses principales divisions les grandes sphères où se déploie l'activité de la pensée humaine; analytique, en ce qu'elle offrira , dans ses moindres détails, les produits de cette activité, et cela en suivant la filiation et l'enchaînement des objets sur lesquels cette activité s'exerce : immense toile où devront être accusées, jusque dans leurs traits les plus délicats, les formes multiples sous lesquelles l'idée se montre et se propage dans le monde.
« Il importe donc de saisir d'abord les rapports les plus naturels de la pensée avec les objets mômes de ses spéculations, pour tracer nettement le plan d'un catalogue.
« Ainsi, au sommet des choses, l'homme voit d'abord Dieu, son auteur et sa lin. Les matières théologiques se grouperont dans une première
DIVISION
« Après Dieu, au moment où l'homme se retourne vers le monde, il rencontre les hommes, ses semblables; alors se révèlent à lui les grandes notions du droit et du devoir, du juste et de l'injuste. La jurisprudence^ qui les approfondit, les formule et en règle l'application, formera une deuxième division.
« Puis rhomme se replie sur lui-même ; il veut se connaître, et, avec lui, il veut connaître aussi le monde extérieur, les rapports plus ou moins étroits
qui l'tiiiissiMil » VG monde, les modi fi cations qu'il «'•prouve à son occasion el celles qu'il lui fait éprouver à son tour. (Vest là proprement le domaine des Kcit'urt*^ t'f //t's artfi^ embrassé dans une troisième
DIVISION
« Mois rintelligence humaine a sa vie propre; en nn^nic temps «[u'ellc cherche à étendre le champ de ^rs «onnaissances, elle essaye de se traduire au «Icliors: (AW emprunte la forme du langage pour se iiionlrcr elle-mi^me comme une manifestation, le phis souvent d'un type rC'\6 par elle et qui réalise pins ou moins le henu en essence. Les éludes sur le lant^Mjjfe et sur les règles qui doivent présider aux rrralions di* l'esprit, les œuvres qui naissent sous le sounie (I(* rinU^lli^enee dans la vision d'un idéal (pH'lcon(iue, tout cet ensemble de connaissances el (le productions littéraires viendra se ranger, sous le litre de belles-lettres, dans une quatrième
DIVISION
« l'^iilin, ai)rès Dieu, la justice, le monde extérieur, les manifeslalions plus ou moins brillantes de la pensée, Thomme veut connaître les destinées et de celle humanité dont il fait partie, et des choses mêmes qui l'environnent: il veut savoir les évolutions diverses qu'ont accomplies tant d'objets de ses spéculations ; après la notion, il veut le fait. Les xr,if>nrcyi ItUtoriquex, propres à l'éclairer à cet égard, se réuniront dans une clnouième division.
« Comme appendice, la biblioyraphie^ qui porte son flambeau investigateur dans toutes les parties de la science, aura sa place à part : sixième division.
« Et, par une raison d'ordre, et de même qu'on réserve dans un vaste édifice des appartements pour la conservation des objets qui ne sauraient commo^ dément trouver place ailleurs, la polygraphie et les collections formeront la septième et dernière division. »
Tel est, magnifiquement exposé, le plan du système de classification dit de Brunet, qu'en raison môme de son importance et de son universalité, nous allons continuer d'examiner, et que nous décrirons, sinon complètement, du moins dans ses détails principaux.
Ce système comprend cinq grandes divisions ou classes : Théologie, Jurisprudence, Sciences et Arts. Belles-Lettres, Histoire*. Chacune de ces divisions comporte un nombre de subdivisions plus ou
\. La biblut'jvaphie^ que M. Gustave Mouravil, comme nous venons de le voir, place, sans doute par amour cl respect pour cette science qu'il possède si bien, dans un appendice spécial, et considère comme occupant une grande division, la sixième, ne forme, à vrai dire, qu'une soussubdivision (le la cinquième classe, de I'IIistoirk (VI. Paralipomènes historicpies ; 0. Bibliographie : voir infra^ \). ôi^i.) De même la pohjyraphie et les cu/lertions, au lieu de former chacune, comme il vient encore d'être dit, une division spéciale, « la septième et dernière division », appartiennent toutes deux à la classe O. Belles-Lettres, dont elles fiM'menl les subdivisions VIII et IX.
iiKiiiK I on>i<l('*riil»l«\ «lonl los premières sont indi- «|ui'v«» |i;ir «1«*^ diiffre^ romains.
Vui«i U" labhsiu svnoplique de ces cinq grandes <li visions <iii rlassos avec leurs premières subdivi- >inii^. Kn trie do chaque colonne, nous avons ajouté mil' dr> rim| voyelles, de sorte que les cinq grandes «liNi'^ions sont n*speclivemenl représentées, selon la ini''llio(l(> suivie à la Kibliolhèque nationale (salle de Irrliim. pnr les voyelles A, E, I, O, U. On évite îiin^i. tlaii'^ la rédaction des fiches, de répéter sur rhîH'uin» «l»los la mention do la classe (Théologie, JiKi-iMM hF:\<:K, etc.), et Ton remplace cette mention jiai" la voyclh» (.'orrespondanle*. Ces voyelles majus- (•iil»'< ^niil «»xj>rinHV? en caractères gras, en égjrptienne ion jM^nrrait tout aussi bien employer des caracliTcs pmclirs, do Yilalique)^ pour ne pas Otre conroiulncs av(M' les majuscules servant, comme nous 1(* vcMTons tout à l'heure, d'indices aux troisirnios subdivisions.
I. On i»oiirail do inomc, afin do faciliter la rédaction de?? lirlirs ol iU^ rôiinlarisor IVnsemblo du système, nuniérolor, «laiis la ciin|Mioino classe (U), les deux dernières sul)divisions à la suilo dos anlros : VII. Mklancîes et Diction-
NAIIU:S KNCYCLOOKDinriCS; — ' VIII. XoTICK des I»RIN(:n»AL'X
joi HNArx litti':iiaiim:s, scientifioik^ t.t politiques. — qui, dans lo lovlo de J.-Ch. IJrunel. no sont précédées d'aucun indice.
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