‹ Le livre: Historique--fabrication--achat--classement--usage et entretienChapitre 11 sur 156 · Gabriel Peignot, op. cit., t. II, pp · texte numérisé non relu

Gabriel Peignot, op. cit., t. II, pp

2. L'expression est de M. Fertiault, dans ses Légendes du livre, p. 39. Sur Gabriel Peignot, cf. notre tome I, pp. 17C-

« Une belle édition consiste dans la netteté d'un beau caractère, et dans sa proportion avec le format; dans une sévère correction qui conserve le texte et chaque mot en particulier dans toute leur intégrité, et l'orthographe dans toute sa pureté*; dans Télégante disposition du frontispice, des titres de chapitre, des notes, etc. ; dans une justification (longueur des lignes) qui ne soit ni trop grande ni trop petite ; dans de belles marges; dans l'uniformité du tirage, et surtout de la couleur de l'encre, qui, ni trop noire ni trop pâle, doit être de la même nuance pour toutes les pages; enfin, dans la beauté et la solidité du papier*. »

Quant aux premières éditions, aux éditions princeps^, nul doute de leur importance, nul doute que, pour nombre de lettrés et de délicats, elles ne possèdent une saveur toute particulière, un charme des plus pénétrants, des plus captivants.

1. » La beauté des caractères, celle du papier, mais surtout la pureté du texte, sont les premières qualités qui constituent la bonté d'une édition, » dit, de son côté, un contemporain de Gabriel Peignot, un autre pionnier de la bibliographie, Etienne Psaume (1769-1828), dans son Dictionnaire bibliographique^ t. I, p. 120.

2. Gabriel Peignot, op. cit., t. I, p. 13; et Traité du choix des livres, pp. xv et xvi. Voir aussi, dans notre tome II, pp. 148 et 149, ce que dit d'un beau livre l'historien de Timprimerie parisienne, André CheviUier : « Rien n'est phis agréable aux yeux.... On ne se lasse point de le regarder -, et en quels termes il décrit une belle édition.

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