Cf. Paul Stapfer, o/>. cit., t. II, j
2. A. Gazieh, op. cit., p. ^00. Voir aussi lo portrait de J.-B. Rousseau par Sainte-BeIjve {Portraits littéraires, t. I, p. 143) : « ... Son style a de la gravité, quelque noblesse, mais peu d'images, peu de consistance, nulle originalité.... Le pire, c'est que l'auteur manque d'idées et qu'il se traîne pour en ramasser de toutes parts. >» Etc.
5. Éloge do Richardson : Œuvres rhoiffies, t. T, p. 303. (Paris, Didot, 1847.) Voir aussi p. 292 : « O Ricliardsoii, Richardson, homme unique à mes yeux.... Tu me resteras sur le m^me rayon avec Moïse, Homère, Euripide et Sophocle, et je vous lirai tour à tour. » Sur Richardson, cf. notre tome II, p. 192, note 2.
■ l'auleurne fait pas un pas qui oe soit de génie >)7... Siècles, hâtez-vous de couler, cl d'amener avec vous les honneurs qui sont dus à Richardson ! » Etc. Qui actuellement, en France, lit Richardson (1689- 1761}? Clarisse Hartowe, aussi bien que Paméla, autre chef-d'œuvre du même génie, ne figure même plus dans aucun catalogue d'éditeurs, — d'éditeurs français, — et ne se rencontre plus que d'occasion. El Bamond? Qui lit, qui connaît aujourd'hui Ramond df! Carbonnières (1755-1827), l'auteur de pages si remarquables, notamment sur les Pyrénées?
t Ramond, qui esl un Volney bien autrement éloquent et ému, qui n'est pas seulement un dessinateur, qui est un coloriste et parfois un Claude Lorrain ou un Carie du Jardin des montagnes (il y a de quoi justifier ces rapprochements), ne fut apprécié que de quelques-uns. Depuis lors, la critique littéraire, qui, aux mains des maîtres, ne s'est guère appliquée qu'à des époques plus éloignées, n'a pas daigné regarder ou du moins signaler ce qu'elle n'ignorait pas, ce que pourtani, je crois, elle ne prisait point assez et à sa valeur. On hésite toujours à se mettre en avant quand t'opinion de la foule ne nou» a pas frayé te chemin : il faut même, pour cela, une espèce particulière de courage, ce que j'appelle le courage du jugement'. • Ce qui n'empêche pas, encore une fois et au point de vue de la stricte