Sainte-Bevve, Gauêeries du lundi, t, X, p. ■470. Michelet
équité, de se demander pourquoi Volney nous reste, et pas Ramond, qui lui est si supérieur.
Et Mme de Duras (1778-1829) et son roman Edouard, un de ces livres « que les cœurs oisifs et cultivés aiment tous les ans à relire une fois, et qu'ils veulent sentir refleurir dans leur mémoire comme le lilas ou Taubépine*, » etc. Y a-t-il, à riieure qu'il est, beaucoup de cœurs, « oisifs et cultivés » ou non, pour relire une fois par an, ou même une fois par dix ans, pour avoir même jamais lu ce livre « immortel »?
Et Casimir Delavigne (1793-1845), dont Lamartine faisait tant de cas, au point de le comparer à Térence et à Molière ^ Delavigne, pour qui Ernest Legouvé professait une si vive admiration et dont il a si joliment parlé dans ses Soixante ans de souvenirsl^ J'en connais plus d'un qui estime qu'il ne
{la Montagne, pp. 92 et suiv.) fait aussi grand éloge de Ramond, « notre éloquent Ramond ».
i: Sainte-Beuve, Portraits de femmes j p. 73.