iahricl Xaidi:, oy>. cit., (iiaj». m. pp. 8l-8r
i>. « l*()ur ce qui osl du nord, il a. lui. les bises sifflantes, les rigueurs persistantes de l'hiver; les brunies, qui donnent aussi riniinidilé. Au contraire, INu'ienl aj)porle un air doux cl fortifiant, pur, tiède et Icircr, sufllsanunent j-ec et tenipér.' par une suave fraîcheur: l'orient, c'est la vie en sa jeun<îssc: il donne la vip:u(Mu-, égaie le c(euret rend à riionnne le travail agréable et facile. En inénie lemi)S. cette exposi-
AMÉNAGExMENT D'UNE BIBLIOTHÈQUE. 153
mière de ces expositions a eu et possède encore ses partisans. Louis Savot, médecin de Louis XIII et auteur d'un traité sur VArchllecture française (1579- 1640), « pense qu'une bibliothèque serait mieux placée du côté du septentrion, parce que l'air du nord étant plus pur ne peut corrompre ni altérer le papier et la couverture des livres* »; et un bibliographe moderne, Alkan aîné, estime également que « la disposition du franc nord est plus favorable aux livres que le midi ou le levant même.... Nous avons, ajoute-t-il, conservé, pendant un quart de siècle, dans une grande pièce située au nord, chauffée par un simple tuyau traversant, d'une chambre voisine, toute une bibliothèque, qui n'est pas, comme Ton sait, sans importance. Pas un volume endommagé!- »
Si les meubles ou rayonnages destinés à conlenir les livres devaient être adossés à un mur portant des traces persistantes (Thumidité, il serait nécessaire de supprimer au préalable cette source de danger, et, pour cela, on pourrait recourir au procédé indiqué par M. Jules Cousin^. « II consiste à
lion pcrmellra de faire jx'nélrer souvent l'air à rinlérionr, ot cet air. abondant et assez chaud, sans ùlve brûlant coninie celui du midi, sera toujours extrêmement avantageux à la conservation des livres. » (.Iules Cousin, De l\)ri/(inisali(ni et de r<i(liniiilfilr(al<>n tics bihllol/ièfjHcs ])iihli(iues et privées. Manuel Uiêorique cl pratique du hihlitd/iéeaire^ p. G.)