Courrirr des hihliolhèquefi, mars-avril 1901, p
remplacer sur les rayons les ouvrages manquants (pr(>tés, à la reliure, ou disparus), on se sert d'une planchetle indicatrice, nommée fantôme : c'est, en oilet, un véritable simulacre ou « fantôme » du livre absent. Ces planchettes sont du même format que les livres qu'elles remplacent; souvent, elles sont munies d'une rainure, de quelques centimètres de profondeur, destinée à recevoir une fiche, — ou plus exactement la partie inférieure de la fiche, car celle-ci doit dépasser la planchette, de façon à attirer aisément les regards, — où sont inscrits le titre du livre et sa cote au catalogue. On peut y ajouter le motif de l'absence, le nom de l'emprunteur, etc. D'autres bibliothécaires se contentent d'inscrire titre, cote et indications diverses sur une étiquette collée ensuite au dos de la planchette, au dos du fantôme ; d'autres encore aft'ectent l'étiquetle au litre et à la cote, et la fiche plantée dans la rainure au motif de l'absence'.
Les pupitres, lutrins, cJiei^ilets-lisciises, etc., sont parfois très utiles, lorsqu'il s'agit, par exemple, de supporter des volumes de grand format, qui fatigueraient la main; ou pour tenir largement et fixement étalé, à portée des yeux, un texte que l'on copie; ou encore lors({ue des malades, obhgés de demeurer couchés, désirent lire ou travailler.
11 y en a de toutes les formes, de ces petits meubles,