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Avril 1857, pp. I'2t

'2. Le mot lectrin, donl la significalion spéciale ressort dos détails qui vont suivre, manque dans Littré, dans Hatz- FKij) et dans Larousse. « Lutrin, lectria, leutrin ; poulpitre, pupitre : Meuble en bois ou en métal, disposé pour recevoir un ou plusieurs livres ouverts, de manière à en faciliter la lecture. ^ {Le Magasin pittorefique,t}yr\\ 1857, p. 122.) Cf. Du- CANGEj op. cit,, art. Lectrinum. Montaigne (Essais^ livre III,

AMÉNAGEMENT D'UNE BlBLlOTHliOUE. 191

riail (Unw nni<jiiomont destiné à porter les livres à <'onsull<T. Alors, les livres étaient fort cliers et par conséquent fort rares; le lectrin à lui seul pouvait contenir la bibliothèque d'un homme lettré. A cet elTel, outre la tablette propre à recevoir plusieurs livres ouverts, il était muni de petits casiers dans les(|uels on rangeait les manuscrits. Un lectrin pouvait ainsi renfermer une vingtaine de volumes, et beaucoup de gens d'étude n'en possédaient pas autant.

« Afin de consulter au besoin un certain nombre (le volumes à la fois, on donnait souvent à la tablette (lu leclrin de bibliothèque la forme circulaire, et elle tournait sur son axe au gré du lecteur. Le lectrin s'appelait alors ro6>' (roue). Un plateau, porté sur trois pieds, surmontait la tablette aux livres et recevait au centre une bougie qui, pendant le travail de nuit, éclairait à la fois les pages des livres à consulter et la tablette de la personne qui écrivait. Nous savons par expérience combien il est fatigant d'avoir, sur la table où l'on écrit, plusieurs livres ouverts pour faire des recherches, le temps que l'on perd à placer

cliap. ui ; t. III. p. ZQl-, Paris, Charpentier, 1802) a employé le mol pupitre dans le sens de rayons ou tablelles de bibliothèque : «... tous mes livres, rangés sur des pulpitres à cinq degrez tout à l'ehviron » (tout autour de mon cabinet de travail). « C'est-à-dire sur des rayons », ajoute Emile Descha- NEL, dans son volurpe A bâtons rompus. Quand on range sa bibliothèque, p. 158. (Paris, HqcUette, 1868.)

ces volumes d'une façon commode, le danger qu'ils courent d'ôlre maculés d'encre ou d'huile. Des lectrins placés sur les tables de nos bibliothèques publiques seraient, nous le croyons, fort appréciés par les personnes qui obtiennent la permission de consulter à la fois plusieurs ouvrag(*s. Les lecteurs y trouveraient moins de fatigue, et les livres seraient préservés des taches d'encre.

« Les leclrins circulaires ne sont pas les seuls cependant qui aient été adoptés par les hommes d'étude vers les derniers temps du moyen âge; il en est qui sont simplement comf)osés de deux tablettes inclinées, ainsi que les lectrins d'église, ou de quatre tablettes formant comme un petit toit à deux crou})es. Parmi ces derniers, on en remarque qui olfrent cette particularité de pouvoir être plus ou moins rapprocliés du lecteur, sans cependant déranger le meuble.

« On trouve encore, dans qael(|ues-unes des bibliothè([ues des collèges d'Oxford, de ces meubles destinés à faciliter l'élude d(*s livres; mais ils ne remontent pas au delà du xvr' siècle. Il serait difficile de dire pourcjuoi ils ont cessé d'être en usage, chez nous, dans nos bib]iolhè(jues publi(|ues ou privées, car ils [)résenlent les plus grand(vs facilités aux personnes appelées à faire des recherches, aujourd'hui surtout que les éludes sur les livres anciens sont très répandues, et (jue nos bibliothè(iues, à I^aris du moins, sunt eiicomhiées de le.tcms. »

LK I.IVRK. — T. IV. V^

lîU LE LIVRE.

On iif lira pas non plus sans intérêt la description siiivantr «lun vaste pupitre ou machine en forme de roue, peruiellant de consulter un grand nombre de volumes à la fois, — description tirée d'un ouvrage de (irolli(»r de Servière, et que me fournit encore le Mfff/fftiin piHorestiue ' :

« Par le moyen de celte machine, vous -pouvez» san> changer de place et sans bouger de votre fautruil, lire successivement plusieurs livres les uns î4)rès les aulres. et. bien loin d'avoir la peine de les aller chercher, ou de vous les faire apporter, vous les l'ailes facileiiient venir à vous. Les deux grandes roues sont solidement attachées l'unç à l'autre par un axe qui les fait tourner ensemble sur les piedsdroils. Knlre ces deux grandes roues, et autour de leur circonférence, il y a des tablettes ou pupitres ([ui y sonl retenus par des espèces d'axes coudés et mouvants dans les grandes roues, en sorte que, lorsque les roues tournent, le poids des pupitres les tient toujours dans la môme situation et les empêche de basculer et de perdre leur équilibre. Avant de travailler, on range sur les pupitres tous les livres dont on juge que l'on aura besoin. — A la place de cette machine, on peut ranger les livres autour d'une

1. Mai ISiC», j). lU : Kcrueil cronrntoes ruvieitx de malhèmatl(f)/.c et (le incrmiiijur, ou Description du cabinet de M. Grolllcr de >:ervicre, par M. Grollicr de Servière, ancien iieulenaril d'infanlerie, son pelil-fils; Lyon, 1720. Voir aussi Lduiiard Huuvlyri:. op. cil., 5 édil., l. I. pp. 147-140.

AMÉNAGEMENT D'UNE BIBUOTHÈQUE.

grande table ronde dont le dessus tourne " pivot quieslaucenlr on fa t t n« en r fa 1

dcvoni Boi, en l'uirninl la

livres dont on vcul mc servi

liihle avec la i

196 LE LIVRR.

Un autre pu^ntrc tnurnanl ou pupitre à roue^ analo^^ue à la njiu* (VtHude do Grollier de Servière, rxisle à la liii>liollu>({ue de TArsenal. Il se compose do quatre longues tablettes, quatre grands pupitres, disposés eu croix, et tournant autour d'un axe, mais de faron à rester toujours dans la même position inclinée. Sur chacune de ces tablettes, on peut étaler facilement un in-folio ou trois ou quatre in-8. Cet ai)parcil, construit tout entier en bois (bois de poirier ?), et ayant environ 1 m. 60 en longueur et en liîiutcur, provient de l'ancien couvent des Capucins de la rue Saint-llonoré '. 11 paraît dater du commencement (lu xvnr* siècle. Une légende, mal fondée «railleurs, absolument apocryphe, prétend que ce puj)itnî tournant a appartenu à Victor Hugo; peutêtre al elle pris naissance dans la mention suivante, dans ces d(Mix vi^rs du recueil de VAne :

Onoi(|U(' l'Arsenal tasse, alors qu'on le secoue, TuLirncr lanL de ncanlsur son j)uj)itrc à roue*.

1. lleni'y Mahtin, Jlisluirc de /a Bibliolkèque de l'Arsenal, p. 7A)7). « ... Le ct>uvenl des Capucins, dits de la rue Saintllonoré. le plus ancien el le plus c()nsidérable que ces reliirieux eussent en i''rance, fondé j)ar Calliei-inede Médicis.... l.e couvent des (lapucins a été su])prinié en 171)0 et démoli. Sur son emplacement, on a construit une partie des rues Castiglione et Mont-Thahor. » (Frédéric Lock. Dicliontidire toi>o;/rt'i>/iliii'r cf hl.^tovlijur de Vaneieii Piiria, p. r>li().)

l>. Victor lIi:(io, l'Aih', 111, p. lOî-. (Paris. Ilctzel et Ouantin, s. d. In-IG.)

AMÉNAGEMENT D'UNE BIBr.IOTHÈQlIK. 197

l*;i*»<Mn< :'i |iivsont au ranîfomont dos livres sur les nivon< tl luii* liililiothèque: mais tout d abord disons un mnl fie l«Mir déménagement, cette terreur des v^M'ilîible^ i:eiis de lettres, ce désespoir de tous les slinlii-ux amis des livres.

• L«ir<qu*il m» s'airil que de meubles, trois déméiiatrt'in«Mits. tlil le proverbe, valent un incendie;

l«»r>qu il sa^nl de livres, deux déménagements équivalt'iil il liHi< les iin'ondies du monde....

■ L«'^ plus graves événements pour Bayle furent s»'- «ItMiK-naiTonients (en 1088 et 1602), qui lui brouillairiit >cs livres el ses papiers.

• Out'lh' déhàrle. en effet, lorsque Ton est forcé de foire voynuer une bibliothèque! que de volumes pt^rdiis en roule! que d'exemplaires dépareillés! «[ut'lle ruine î' »

C es» au point que Restif de la Bretonne déclare sans barguigner, et pose nettement en principe, qn" « un homme de lettres ne devrait jamais déménager, même pour être mieux* ».

A part même les pertes et avaries, inévitables

I. Kniile De^ciianel, ^l l'Uoua rompu.<, Oaan<l on range sa l»iljliotliè<iiie. p. I"l. (l\aris. Hachette. I8(i8.)

ti. Monfûeur .VtVo/rtx, cinciuième éj)oque, t. VIII, p. 15, note. i»aris. Lisciix, ISSi^.)

RANGKMENT DES LIVRES. 199

conLre-coups des déménagemeiils, il est certain qu'on ne jouit bien de ses collections de livres et de notes, qu'on n'en tire tout le profit désirable qu'à la condition expresse de bien connaître leur place, et, par conséquent, de ne pas changer souvent cette place.

Il n'est pas loisible à tout le monde, d'ailleurs, d'user du procédé si expéditif et si original imaginé jadis par Antoine-Alexandre Barbier (1765-1825), bibliothécaire du Conseil d'Élat sous l'Empire. Ayant reçu l'ordre de l'Empereur d'enlever sans aucun retard les trente mille volumes de la bibliothèque du Conseil d'État, et de les ranger dans un local peu éloigné, dont le rayonnage était déjà effectué. Barbier demanda cent vingt grenadiers « un peu intelligents », leur fit faire la chaîne, et, en deux jours, les trente mille volumes, passés demain en main tout le long de la chaîne, se trouvèrent transportés dans leur nouvelle résidence et remis exactement aux mêmes places qu'ils occupaient dans l'ancienne'.

Supposons donc un de ces affreux déménagements, une de ces catastrophes; tous vos livres sont là, par terre, empilés au hasard, entassés et amon-

1. Cf. L.-A. Constantin, Bihliolliéconomie, i).AC). Le Père A. PouRCELET (op. cit.^ p. 21) osliiTie (jn' « il faut tout au plus quinze jours à un homme seul pour classer dix mille volumes, pourvu qu'il ne perde pas de temps à lire ».

(*(»lrs dans le plus laDKMitalile désordre'. Cominent los lri(M\ par où commencer?

Occupez-vous d'abord de mettre ensemble tous

1. Citons eiirore relie humorisliqne el charmante descri|>lion «l'un «léniônafrenienl do bibliulhèque el d'un rangement de livres, emijruntée à Kmilc Df.schanel (op. cil.. pp. iri.i-ir»r» rt lii-lir») : « ... Tous l«»s antres [livres] sont l;i, en monceau, sur le parquel : c<»nunenl s'y reconnaître? On les conlenijïlelontrtemps ainsi, mea retjmil Puis on commence à les trier peu à peu. à les grouper de-çà de-là. On fait le relevé de >es perles. Pour aller des uns aux autres à travers la chambre, on en forme des plates-bandes, séparées par des allées. Ces allées n'ont pas la régularité ennuyeuse des jardins royaux de Le Nôtre; ce sont plutôt celles d'un jar- <lin anglais |>l<Mn de inouvemcMd el de caprice. Dans celte première opération, dans ce débrouilb'ment du chaos, où l'on jonc le rôle <lu <léniiurge, on ressent déjà des plaisirs bien vifs. On revoil successivement toutes ces vieilles connaissances, tous ces vieux compagnons de mi.sérc ou de gloire. On leur dit un mol à chacun, chacun vous répond cpiehiues lignes. Cela dure plusienrs jours. Mais combien, hélas! mantpient à l'appel !... Les voilà groupés à peu près. Il faut, secondemenl, les ranger en bon ordre sur les rayons de la bibliolhècpie. Mais qu'appelle-l-on le bon ordre? et comment doil-onles classer? Sujet important de médilations, qui se rei)résente à chaque déménagement, et dont la solution, à chaque fois, varie. Donnera-ton le pas à la littérature ou à la science? La littérature enchante la vie; la science l'explique : la(|uelle des deux mérite le premier rang? Dans la littérature ell(»-méme, ([ui placer d'abord? La i)oésie, on bien l'histoire? Dans l'ensemble, (piel ordre suivre? L'ordre chronologique, ou l'ordre lo^^ifiue? Metliez-vous. par exemple, en vous asservissanl aux dates el aux délimitations de j>ays, les Orientaux tout seuls. l(»s Grecs tout seuls, les Latins tout seuls, les Français tout seuls, les Anglais tout seuls, el ainsi de suite, — rien que les textes? — Ou placerezvons à côté de chaciue texte les volumes modernes qui en renferment la traduction, l'inlerprélalion. les commea-

les volumes de m(^me format, ici les in-lX, dans ee coin les in-8, dans cet autre les in-i, etc. Cetle première opération terminée, vous n'aurez pas de peine

(aires? Mais cela vous mènera loin! La littérature, en ce cas, a pour appendices la philologie et la critique, ({ui, à leur tour, tiennent par tant de cotés à l'histoire : où sera l.-i limite de ces divers rovaunies"? Comment roslero/.-vons dans Tordre chronoh)£ri(pie, si l'ordre h)î7i({ne vous entraîne ainsi? Comment tçanierez-vons les limiles <les fi^onres? Et, si vous ne les gardez pas, que deviendrez-vous? Mais, d'autre part, Tordre chronologicpie pur et sinq)le, c'est le morcellement, c*est l'isolement, c'est la mort, c'est le système cellulaire appliqiié aux auleurs. En cela, comme en toute autre chose, il faut donc trouver la moyenne. Que faire? On hésite, on essaye, on recommence vingt f(ds, on change encore d'avis. Ouaiid on a le temps, cette llAnerie occupée est ti'ès agréable. Ranimer une trentaine de volumes par jour, l'un portant l'aulre, cela suffit : c'est un plaisir alors, et non une fatigue. On prend dans ses mains tour à tour chacun de ses livi'es chéris. (Jn goule à cha«ruii ; on \oudrait les dévorer tous! Ah! si Ton avait du moins deux cerveaux, deux paires de mains cl deux paires d'yeux! La vie est si courte! Combien de fois na-t-on pas formé ce souhait! On refait connaissance avec tous ses autours. Ce sont danr.iens amis qu'«ui avait pci'dus do vue el (pTon retrouve tout à couj) léunis dans une fêle! Ouels serrements de mains! quelles elViisions! Comme. en une minute, on répare le temps per<lu! On prend, les uns après les autres, tous ses poètes, tous ses philosophes bien-aimés. En essuyant et en ballant ehaque volume avant «le le placei' sur les i-ayons, on l'oiivie malgré soi, (pioiipi'on veuille aller vite. Un j)ied sur l'escabeau, l'autre par terre, on écréme ainsi bi<Mi des ciioses : une charmante comparaison «l'Homère, le Suarc mtiri nuti/nn de Lucrèce, le dernier dis^ cours de la Didon <!<' \'irgile, TOde de Sapho à une fenune aimée, imitée par Catulle, délayée par I3oileau, élri([uée par Delille: une page de Cicéron par-ci, d(Mix pages de Sénè(pie par-là. » Etc.... « Voilà les excursions que Ton fait

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à rnsscMiiblcr los volumes appartenant aux mémos ouvrages, ces volumes étant reconnaissables, outre leurs éf^ales dimensions, à la couleur de leur reliure ou h leur litre.

voilà les pointes que l'on pousse à droite et à gauche. Les licuros. dans ce doux passe-lemps,. s'envolent sans qu'on y pense. Rien n'est plus attachant que cette occupation : vous ne pouvez vous en déprendre; vous en perdez le boire ol le manger: vous ne mangez que de la prose et vous ne buvez que des vers. — On veut en rester là pour aujourd'hui, le dîner est pn^t, votre femme attend.... « Bah! clas- " sons encore cet ouvrage! Encore ces deux volumes-cil .< Encore celui-là!... » Perdu'' sur Tescabeau, comme maître (lorheau tenant dans son bec un fromage, on passerait une semaine entière dans cette position délicieuse autant qu'incommode. Ouelquefois on oublie qu'on est juché si haut, tant la lecture (pion fait ainsi en l'air est captivante î En a<lniiraid un beau passage, tout à coup on perd l'équilibre, on ouvre un large bec, on laisse tomber sa proie, on tombe soi-même avec le volume; on veut se rattraper, on s'agrippe au rayon: le rayon, trop chargé sur le devant, chavire à son tour; tous les volumes déjà rangés s'écroulent! C*est à reconuiiencer. On ne s'en })Iaint pas, au contraire! On se ramasse, on se reperche, on se remet à la besogne plus avidement (jue jamais! Tant les livres, nos livres à nous, ont de puissance pour nous fasciner. Mainte journée s'écoule ainsi. Comme vous pouvez croire, l'ouvrage ne va pas vite. C'est la tapisserie de Pénélope. Rien de plus épicurien que ce vagabondage littéraire, que celte école buissonnière à travers les lauriers sacrés, la douce prairie d'asphodèles, et les chastes bosquets des Muses, « qu'arrose la sainte pudeur », comme dit l'IIippolyte d'Euripide. Allons, allons! Encore un coup d'œil par-ci, encore un coup d'ieil par-là ! Encore ce passage, encore cette page! On furette de tous cotés, on llaire les choses curieuses; on ac(iuiert une faculté singulière, celle de lire, en quelque sorte, par intuition, et de tomber précisément sur les j)ages intéressantes. »

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C'est de même, en suivant l'ordre dos formats, et, dans chaque format, par ordre de matières* et selon Tordre alphabétique des noms d'auteurs, en allant de gauche à droite, que les livres doivent être rangés sur les rayons. Vous mettrez nalurellement sur le ou les premiers rayons du bas vos plus grands volumes, vos in-folio, si vous en possédez une quantité suffisante pour leur attribuer un rayon, et vos in-4. Si vous n'avez que quelques in-folio, il serait fâcheux, pour quatre ou cinq volumes de cette taille, de hausser de plusieurs crans la tablette supérieure à ce premier rang, et de perdre ainsi une place précieuse. Vous joindrez donc ces quatre ou cinq infolio à vos deux ou trois atlantiqfœx (in-plano), format qui n'abonde pas non plus d'ordinaire dans une bibliothèque comme la nôtre, et vous les rangerez à part et à plat, vous les coucherez l'un sur l'autre dans une armoire, — dans cette armoire, par exemple, que vous avez installée au bas et comme en soubassement de vos rayonnages, et que vous aurez eu soin de faire assez large pour renfermer ces grands livres ^ Ce rangement horizontal aura, en

1. Nous verrons, dans le chapitre suivant, en traitant de la Classilication, quelles sont les principales de ces mati6res, — les grandes divisions bibliographiques d'abord : Théologie, Jurisprudence, Sciences et Arts, Belles-Lettres, Histoire, partagées ensuite elles-mêmes en subdivisions et sous-subdivisions.

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