Il est évident que, ne connai.ssant pas le nom de l'au
et à peu près au nii^uie degré, d'un usage essentiel dans les bibliothèques publiques et les grandes collections.
Un principe tout d'abord : ne vous servez pas de registres pour cataloguer vos volumes, mais de fiches ou cartes', faites en bon papier bien collé, épais comme du carton, et ayant de 8 ou lOconlimètres de large sur 12 ou 14 de haut. Écrivez sur ces fiches dans le sens ordinaire et normal, c'est-à-dire « dans le sens le moins large ^ », absolument commo sont
leur, et les tiches étant classées par ordre alphabéticiuo de noms d'auteurs, vous ne trouverez pas du premier coup le titre du volume cherché ; mais ces recherr.hes, h)canséos dans une section, «lans la « matière» spécifiée, seront foicément courtes et faciles. Voir, à ce sujet, ce ([ue vient de nous diie le docteur (iraesel, dans la note I, page 221.
1. Chose curieuse et qui démontre bien les progrès de la bibliothéconomie, le célèbre docteur Petzholdl, l'auteur du Ktitechisinus (publié en 1855), condamne irrévocablem;mt les catalogues sur (iches, les déclare incommodes, difiit'lles à consulter, nullement pratiques; selon lui, les liches ne doivent servir (ju'ià préparer le catalogue en volumes, sur registres, le seul estimable et recommandable. (Cf. Graesel, op. fil., p. 25 i.)
2. Le Père A.PounnELET,o/). ^<7., p. 28.Divers bibliographes belges, au contraire, comme nous le verrons plus loin (p. r>8à), in-;crivent les titres et cotes des volumes sur les tiches « dans le sens de la largeur •>, c'est-.à-dire dans le sens anormal, et ils ont omis de noiis dire (juels avantages ils trouvent à ce changemoiit. C''. Office in teunational de BiBMOdRAiMiiE, i 'iKUfiiftralinn décimale, pp. 19 et 24 (Bruxelles, Office international de bibliographie, 1897); et Charles Sury, bibliothécaire de l'Université libre de Bruxelles, le l'atdlo'jiicfie la hihllotlv^quc.,., j). 8^ (Bruxelles, Oscar Laulli^vl'i^ \VVnA
â2i 1.K LIVRE.
(Jisiiosf'cs liîs lif,^iios diin livre, cl non colles (l'un alljiini. Vous rangiToz ensiiilc ces fiches, par ordre (il|)lialii''(i<|Lie, dans une longue botte en bois', ou,
1. Jules IticFiARni'^ji. >■;<., |i, 140) donne il ces botlee le nom <!■' cubriolei, pititinlileinciit |iarce que certaines d'enlre ellos, |ii>tir rarililcr le iiinnicmenl d<>K fiches, sonl plus élevées h [MIC cxli'i^milË (iii'fi l'autre, el offrent ainsi quelque analc^ie ;iM'r un de rcs vcliiculcs surmonta de sa capote. Mais: toutes k's lloito^9 !> licites n'oni pas cet aspect, et la plupart sont de
TK).
orme légulièie. 11 en eil-ile aussi en métal el à jour, c'esl- Ji-dirc ilont les deus faces latérales el le fond sont produits ]iar des Lrinj^lea métalliques adaptées h deux .ptanchelles formant l'une le panneau de devant, l'autre celui d'arrière de la lioitc. Ce système, imaginé par le constructeur Emile Galante, a le douille avantage de rendre la boite bien plus légère et d'cuipt'clicr ta poussibre de s'y accumuler. Ljne tige niélallii|uc, dite 1117e d'nrtii^ilalwn, traverse la boite dans toute sa longueur, el, si l'on »e sert de liclies perforées à leur base, — comme celles qu'on emploie dans la Ctassificaiion tiéci-
GATAI.OGUES KT CLASSIFICATION. 325
Boîte à Pches ordinaires TCabriolei)
Boîte à fiches arciculées.
Système Bonnan^je
si vos livres, et par conséquent vos fiches, sont en pelil nombre, simplement en fort carton. En tête de cha(|iie lettre, afin do séparer les lettres entre elles et de laciliter les recherches, placez une fiche, dite vodcUe, plus haute que les autres, de couleur différente, et portant à son sommet mention de cette lettre.
Si votre bibliothèque comprend beaucoup de volumes, cinq ou six mille au moins, il sera préférable d'employer des fiches articulées, qui se classent dans des boîtes enchône, traversées, dans toute leur longueur, par une vis sans (in. Ces fiches, échancrées à leur partie inférieure ou talon*, se placenta cheval sur la vis sans fin. Chaque talon est réuni, par une articulation en toile, au corps de la fiche, à la fiche proprement dite, ce qui donne à celle-ci une grande mobilité, et rend les recherches des plus faciles. Chaque talon possède, en outre, à droite et à gauche, un petit rebord en saillie qui vient s'engager sous une rainure tracée dans les parois latérales de la boîte. Pour le faire entrer, ce talon, le mettre sous la rainure, il faut le diriger obUqucment, et, lorsqu'il est en place, il se trouve retenu par elle : la
maie [\)\). 7)80-387), — permet d'enliler et immobiliser toutes les liclies. Si Ton se sert de fiches non perforées, on enlève kl lige d'articulation, (jui est pourvue à sa partie antérieure d'un gros bouton en métal et se manœuvre très aisément. Voir la figure de la page 22i.