‹ Le livre: Historique--fabrication--achat--classement--usage et entretienChapitre 82 sur 156 · O IV 2 D · texte numérisé non relu

O IV 2 D

DAUDET (Alphonse).

>^ttjf/io. nuinirs parisiennes.

N" 4S41. Paris, Charpentier, 1884. In-18. Cart. brad.

Si un ou plusieurs autres exemplaires de ce même roninn venaient s'ajoutera votre bibliothèque, vous ins( riricv. sur la fiche précédente, au-dessous du n* ixil afferlé à l'exemplaire que vous possédez déjîi, h's numéros d'entrée de vos nouveaux exemj)lair(^s, avec les mentions de rigueur :

N'^ 5 7)07. Paris, Tlainmarion, s. m. I11-I8. lUustr. Rel. loile. N« (iOi:). Paris, Lcmcrre, I81)r>. Pet. in-12. Br.

Vous pourriez même ajouter un chiffre devant chacun de ces trois numéros, pour mieux faire ressortir encore le nombre d'exemplaires de ce roman que vous possédez :

1 {ou 1^' exempl.). N'' 4841. Paris, Charpenlier, 188'f....

2 (ou 2« — ). N» 5 507. Paris, riaininarion, s. m.... 5 {ou 5" — ). N^ G 015. Paris, Lenierre, 1805....

Pour un journal ou recueil périodique, nous aurions :

U Journaux 16 REVUE DES BIBLIOTHÈQUES. Mensuelle. In-8.

Directeurs : Emile Châtelain et Léon Dorez.

Paris, l^^niile Bouillon, édit.

4** année 1894.

Denv

i-rcl. chagi

Nous rappelons que, pour ces nombreuses inscriptions, une fois la première fiche remplie, on en prend une seconde, puis, s'il le faut, une troisième, une quatrième, etc., et on les réunit toutes par leur talon, qui, grâce à la charnière de toile, laisse indépendante et mobile la partie supérieure, la fiche proprement dite.

Il arrive très fréquemment que le nom de Fauteur figure, accompagné de mentions ou de qualités, à la suite du titre de l'ouvrage ; il est bon alors, quoique ce nom soit déjà placé comme mot d'ordre en tète de la liche, de le maintenir à son rang dans la trans-

UH

fiipJion <lii lilre. Simvciil niùmo il s'y trouve comme incorpora. Exemples :

CllARTlER (Alain).

/..'S (fùivrcfi t/r feu messire Ahnn Chartier. l»niis, (;alliol du PnS 15*21). In-H. Bel. en vélin.

PASCAL (Biaise).

Pi'n.^,'es (le M. Pnscfil s/^/- Ift religion et sur quelques (( if Ires sffjelfi, t/ui ant été tniuvéos après s(i mort parmi

P.Mris. riuill.'uune l.)«\spr»»z, 1670. In-8. Rcl. en parch.

H iK» faut jamais modiGer sur les fiches le texte <lu tilre (l'nn ouvrage. Si ce texte est trop long, s'il stMiihle (HlVus et chargé de détails inutiles, et qu'on jiif^n* à pruj)os do l'abréger, on indiquera par des points (Irois points suffisent, plus le signe de ponctuai ion du Icxle, j)oinl, deux points, virgule, etc., s'il s'(Mi trouviî : .... , ou :... , ou ,...) chaque endroit où uncî suppn^ssion a clé opérée.

Si \\n ouvrage, composé d'un certain nombre de volumes ou de parties, a mis plusieurs années à paraître, a été, en d'autres termes, imprimé à des dates différenles, on inscrit sur la fiche les deux dates extrêmes, c'est-à-dire celle qui est portée sur le titre du premier volume et celle du dernier, et on les joint par un trait d'union. Ainsi : 1804-1807 indique que l'ouvrage a conunencé à paraître ou à être imprinu'»

en 1864 (millésime du premier volume), et qu'il a été terminé en 1867 (millésime du dernier). Mais il vaut bien mieux, comme nous Pavons déjà dit, affecter une ligne spéciale à chaque volume, et mentionner l'adresse de ce volume et les autres particularités qui le concernent. Exemple :

N« 1 219. Tome 1. Paris, llelzel, 1864. ReL chagr. N'> 2 502. i). - 186,*). Br.

N« e^909. - 5. - - 1807. Br.

Quand un ouvrage ne comprend qu'un seul volume, il suffit, comme nous l'avons fait, il y a un instant, pour les fiches Daudet, Guautier et Pascal, d'en indiquer le format : la mention 1 vol. se trouve sous-entendue.

Pour vos fiches ou cartes, comme pour vos registres, une écriture droite, du genre de la petite ronde, est de beaucoup préférable à l'écriture penchée, dite anglaise*. L'écriture droite permet de faire

1. « L'écriture ronde, ou tout au moins un peu relevée, est recommandée dans l'insciiption des cartes; elle est plus nette, plus lisible, et tient moins de place. » {Instruction générale relative au service des hibliothèques universitaires, ap. Albert Maiiœ, op. cit., p. 437.) De toutes parts, d'ailleurs, l'écriture droite, patronnée et « lancée pour la prenli^re fois, en 1872, par George Sand, dans ses Impressions et Souvenirs : « Écriture droite, sur papier droit, corps droit, >» selon sa formule (le Journal. ^Ih janvier lOOG, art. signé docteur Vini), est signalée comme |)référable, à tous les points de vue, à récriture pencliée, nutanunent à l'écriture anglaise. Voir, h ç.v sujet, le docteur Kinile .ïaval, Physiologie de Ik lecture et de l'écriture, pp. 152,250 et suiv., 244, etc. Le Manuel >jéné-

loiiir «lans un môme ospace bien plus de texte que rîin^lîiiso, cl elle s'accommode mieux, par suite, av(?c li\s colonjics des registres. Écrivez toujours Lien lisil>lcmcnl, el, autant que possible, pas trop fin. Vous pouvez d'ailleurs et vous devez même tra-

vti! ilr rinslnu'tion primaire^ journal des instituteurs et des institut rires (années 190i et suiv., passim) fait également campat^no, el très vive campagne, en faveur de l'écriture «Iroitr. Voiri un résumé des arguments qu'il invoque, par la pluuM' t\o son rédacteur, M. C. liobquin (n* du 19 novembre lî>Oi, pp. r^M-ôOC) : « Personne ne contestera, nous le croyons, que l'écriture droite n*est autre chose que notre vieille écriture fraiiraise, et si, au nom de l'hygiène, nous demandons anjonrdlmianx instituteurs d'adopter pour leurs élèves cette loniie de l'éeriture, c'est en quelque sorte les prier de revenir à une tradition francjaisc, (juc la mode, l'engouement et, s«'loii l'exprcission de M. le docteur Java), « la héte, qui ca- « rnclérise l'épcxpie actuelle », ont pu seuls faire abandonner d'une faron aussi rai)ide etaussi générale.... Or, nul ne peut nier que cette sorte d'écriture (l'écriture penchée connue sous le nom d'écriture anglaise) ne présente de graves et sérieux inconvénients pour les jeunes enfants. On oblige, en effel. ces pauvres petits à se tenir dans une position anormale. Le corps doit être penché el appuyé tout entier d'un s(îul côté; le coude gauche doit être plus élevé que le droit, et celui ci serré contre le corps. Comme conséquence, répaulc gauche remonte, la colonne vertébrale, encore si fragile chez les jeunes enfants, dévie de la position verticale, et le cùté gauche de la poitrine vient s'appuyer plus ou moins fortement contre le bord de la table. Celle position penchée force la tête à s'incliner en avant: les yeux se rapprochent du [japier, s'accommodent peu à peu à une vision trop courte, et la myopie se développe tout à son aise. Les hygiénistes de tous les pays s'inquiétèrent de celte situation, recherchèrent et signalèrent la cause du mal, (jui n'était aulre que la tenue vicieuse du corps, nécessaire pour obtenir une belle écriture anglaise. Dès 1881, M. le ministre

cèr en plus forts caractères certaines mentions, telles que le mol d'ordre ; en souligner d'autres : le titre du livre, par exemple; dans certains cas, il vous est loisible d'incliner légèrement votre écriture, en imitant l'italique : vous donnerez ainsi à vos

de l'Instruction publique avait, en effet, chargé une commission, composée de MM. Gariel, Gautliier-Villars, Gavarret, G. Hachette, Javal, G. Masson,Montmahou, Panas et Perrin, « de rechercher les causes du progrès de la myopie parmi « les écoliers, etd'mdiqucrles remèdes à une situation qui va « empirant de jour en jour ». Cette commission déclara, à l'unanimité, qu'on obtiendrait une très grande amélioration, en exigeant, suivant la formule de George Sand, une écriture droite, sur papier droit, corps droit, et (ju'on éviterait du môme coup la scoliose (déviation de la colonne vertébrale) et la myopie. 11 est certain qu'en plac^ant le corps dans une symétrie parfaite, parallèlement «'lu bord de la table, le papier placé devant le milieu du corps, les déviations latérales, qui sont actuellement si frécpientes, ne se produiraient plus. En rendant naturelle la position d(^ la tète, on empocherait son rapprochement continu vers le papier, et l'on ferait ainsi disparaître la principale cause de la myopie.... Examinons aussi la question, en nous plaçant h un autre point de vue que les hygiénistes. L'écriture droite est-elle moins lisible (jue l'écriture penchée? Assurément non; le contraire serait plus vrai. Est-elle moins belle que l'écriture anglaise^ Cela est très contestable, car une écriture bien formée, droite ou penchée, aura toujours un certain cachet d'élégance, dû à l'habileté de main de celui qui tient la plume. Est-elle moins rapide que sa concuirente? Non encore, et Ton peut aflirmer que ceux qui pratiquent habituellement l'écriture droite arrivent à écrire avec autant et même avec plus de rapidité que les autres. Nous ajouterons «lue l'écriture droite est l'écriture naturelle. Examinez, en elTet, de tout jeunes enl'anls auxquels vous donnez i)our la première fois un crayon ou une plume. Nous verrez qu'aucun d'eux ne songe à pencher son cahier ou son ardoise d'un côté ou de

'Ih'l Li: LIVRE.

liclh's Iniilt» la clarlc désirable el le meilleur aspect

pnssil)j<\

Ajnulons ijiraiijounrhui, en Allemagne principà- It'HKMiL (-(M'iains libraires ou éditeurs, tout à fait bien

r.'iiilro. v[ qiir tous se moUent, sans hésilalion, à écrire »In»iL Nous ne voyons donc, pas les raisons, autres que l'Iialiihitlc prise, qui militent en faveur du maintien de récriture pciirlicc... I/écriturc (juc nous recommandons ne serait, (Ml soiiiinc ni la ronde, ni la coulée, ni la bâtarde, mais, rniiiinr 1(' (lit si hion le docteur Javal, dans son intéressante hrnj'limv inlilul«'»e : lu l*Jnjsiologie de Vécrilure : « L'écriture - <le rav(Miir, l'ôcriturc nationale, devrait ùtre une écri- <• Inie encore non dénommée, une ronde dans laquelle les n

■ ilillV'r<'nuenl <lcs u, comme dans la bâtarde, et où les /,

■ les /'. (Mr., seraient bouclés. » D'ailleurs, il y a beau temiis <|ii(' les Anj^Mais ont jel(!» par-dessus bord l'écriture anginfic. Les Aiin'*iirains en ont l'ail autant. Nous avons pu constatai- iHuis-nuMiK^ «pi'à ILxposition de 1000, les cahiers provenant des écoles aiiirlaiscs ou des écoles américaines étaient {itu< en ('criluir droite. Kn Allemagne, la même réforme est piécoiiisiV parloni au nom de l'hygiène et de la belle jn'esliiurt' (1(1 corps. Alors j)ouniuoi ne suivons-nous pas le inoiiveiiKMil (|ne nous avons été les premiers à provo- (jner?... » Li' Journal dit, de son côté (n" du il août 1900, article signé (i. Hourgougnon), — et ce sont surtout ces (:onsi(l('»ralions (pii nous intéressent ici et (fue noustcnons à rappeler tout particulièrement : « L'écriture droite est plus lisible (pic récriture penchée; — elle est aussi rapide pour ceux (pii la pratiijuent habituellement; — elle occupe moins (rospa("e et se prèle plus commodément à la tenue des livres [el à celle des fiches bibIiogra])hi(iues] ; — elle permet d'aligner les chilTres sans confusion. »• Etc. (Voir tout cet ai'licle.où la (piestion est bien résumée.) De même encore M. Cil voT-l)Auni:s {la Métliode dnns l'étude et dans le travail inlellrrtui'l. p. 105) : «. Les écrilui'es droites son! plus lisibles, à dimensions égales et à l'orniation é»piivalenlc, (pie les écrit nres penchées. ■♦

inspirés d'ailloiirs, font tirer dos exemplaires de leurs catalogues, — exemplaires qu'ils adressent en double ou en triple aux bibliothèques publiques, — sur papier mince avec verso en blanc, et font même gommer ce verso : le bibliothécaire ou son employé n'a qu'à découper les articles ou énoncés relatifs à chaque ouvrage, articles très congru ment rédigés et composés : nom de l'auteur en caractère gras, titre en italique, etc., et à coller sur la liche cette languette de papier. Plus n'est besoin d'écrire pour les volumes ainsi annoncés, et les fiches qui s'y rapportent revêtent toutes un aspect élégant et uniforme ^

L D'ai)rès le bibliographe allemand Ikircbard, « ... la première chose à faire serait d'adopter, dans toutes les bibliothèques, un modèle de fiches uniforme. Cette réforme une fois accomplie, il suffirait d'obtenir des libraires qu'ils intercalassent, dans chaque livre nouveau, entre la couverture et le titre, une fiche de catalogue imi)rimée, rédigée suivant des principes immuables..., et qui serait remise en cinq exemplaires à toutes les bibliothècpies ({ui feraient l'acquisition de l'ouvrage. Le système de Burchard a été approuvé ù l'unanimité par le comité bil)liogi'ai)hique du (Cercle scientifique de N'ienne, dan> sa séance du '2^2 janvier 18S0, et la criti<iue Ta accueilli favorablement...; mais il est resté, malgré tout, à l'état de projet et n'a pas réussi à passer dans la pralicpie. •• (CiRAKSEK, op. cil., \)\). 107-468.) De leur côté, « l'Office et l'Institut international fle bibliographie (de Bruxelles)... ont invité les éditeurs à joindie désormais à leurs livres nouveaux des fiches bibliographiques toutes préparées, les unes pour les réi)erloires d'auteurs, les autres ])our les répertoires de matièi-es. A cette même fin, ils ont (h'mandé également aux (lii'e<-teurs de revues et aux sociétés scientifiques qui impriment des recueils périodiques de joindre,

l'n «i^rand nombre de difficultés peuvent se présenior dans la ré<la<.'lion el le classemonldes fiches, dans la fixation et la transcription de ce moi d'ordre dont nous parlions tout à Theure, ce mot à mettre en tête de la fiche, mot qui déterminera le classement et qu'il l'andra chercher ({uand on recourra au catalogue.

Voici l<*s jdus fréquenles de ces difficultés et leurs solutions.

Les noms précédés de la particule nobiliaire de ou //' se cliissiMil à ce nom, abstraction faite de la partir\\U\ Ainsi Joseph <1(* Maistre s'écrira, en tête de la liclie : MAisTiii: (Joseph de) ou Joseph de Maistre", ci se classera à Maistri:;

Mme de Sévip^né s'écrira Sévigné (Mme de) ou Mme Di: Skvigm-:, et se classera à Sévigné;

aux fascicules de clh-ujue publication, des feuilles volantes portant les sommaires do tous les articles et mémoires qui y sont contenus. »» (Offick international de bibliographie, CliissifinUion décimale, p. 20; Bruxelles, Office international de bibliographie, 1807.)

1. Nombre de bibliothécaires, - qui n'ont pas tort à notre avis, — trouvent plus pratique etpluft simple, dans la rédaction des fiches, de ne pas séparer du nom de l'auteur les prénoms et la particule, et d'écrire ces mots dans l'ordre même où on les prononce. Ils écrivent, en conséquence : Victor Ilu(;o, et non Hrco (Victor); George Sand, et non Sand (George); Honoré d'Urfé, et non Urfé (Honoré d'), etc., en classant, bien entendu, ces fiches à Hugo, Sand et Urfé

CATALOGIjES et classification. 255

Comte d'Houdelot s'écrira Houdetot (comte li) ou comte d'Houdetot, et se classera à IIoudktot;

M.-A.-P. d'Avezac s'écrira Avezac (M.-A.-P. d') ou M. -A. -P. d'Avezac, et se classera à Avezac.

Évitez d'écrire Sévigné (de), Chateaubriand (de), Mai'passant (de), etc., aussi bien que de Sévigné, de Ciiateaubkiand, de Maupassant, etc., sans faire précéder cette particule de, soit d'un titre, soit d'un ou plusieurs prénoms. Écrivez Mme de Sévigné, ou Sévigné (Mme de), ou bien Sévjgné tout court; — vicomte de Cuateaubhjand, ou Chateaubriand (vicomte de), ou Chateaubriand ; — (iuy de Maupassant, ou Maupassant (Guy de), ou Maupassant.

Rappelons d'ailleurs ici, au sujet de la particule nobiliaire, les règles suivantes, admises par Littré et par les lexicologues et écrivains les plus compétents' :

« Les particules de, dii^ de la, des, ne se placent jamais seules devant le nom. La politesse défend de signer, au bas d'un article de journal ou dans un acte

I. Cf. Littré, op. cit., arl. Xohiliain», où les règles que nous allons in(li<iuer, d'après l'ouvrage de Louis Vian, la inarticulé nobiliaire, sont résumées. Ces règles sont également appliquées et patronnées par Sainte-Beuve. Voici le témoignage de son dernier secrétaire, M. Jules Trouiîat (dans les Nouveaux Lutulis, t. XIII, p. 5, noie) : « M. Sainte- . Benve m'a donné souvent cette leçon de goût à l'adresse de ceux à qui il voyait écrire de un tel, tout court, sans le faire précéder du mot Monsieur : « On dit M. de un tel, disait-il; ou bien on ne met ni Monsieur ni la particiile. ■•

:>r>f^ LK MVllE.

,nilh('iili«pH' : « <1(* Monliiiorency, de Binon, de « No.iillos. <It' Poli. » mais « Charles de Monimo- • iviicv. duc de Biroiî, Paul de Noailles, vicomte de « l*()li ».

« Si vous adressez un billet à un ami, si même vous avez Tiionneurde prendre part à un traité interiialioual, mêliez simplement: « Gramont, Richelieu, « MorlcMuarl ». O serait d'un parvenu d'énoncer voire p(»lile syllabe et votre litre dans Tintimiié on à la l'ace de l'Europe, quand les empereurs et les rois siij^nriit : « Napoléon, François, Charles, '■ Louis ».

H \a{ siisccplibililé du langage exige qu'on ne dise pas non plus : « Mon parrain (/(' la Rochefoucaiild; j'ai icMiconlré de Ségur; de Noé m'a salué; « (i('oi-^('s la Rorhefou(!auld, mon parrain; M. Noé « ma ]>laisanlé; j'ai rencontré le comte Ségur ». Car la pré])osilion, placée après les lilres de noblesse ou apivsj ((Hix de INIousieur ou de Monseigneur, se rcirauclie eu môme temps qu'eux : « Merci, que le tt ])iin('(Mlc Gon(lé,le vigilant Turenne, n'ont jamais « surj)ris dans nu mouvement irrégulier*.... Mon « (lier (irigiian, je vous embrasse*.... La Feuillade,

1. « C'est Merci, avec ses l)r;ives Bavarois,... Merci, que le i>riiiee de Coudé, le vigilant Turenne, » etc. (Bossiet, Oraison fnnèlire de Louis de Bourbon, prince de Condé : Œnrrcti ///oisics, l. IV, p. 4l>'2: Paris, Hachette, 1865.)

'1. Mme DE SÉvic.NK, Lettre du '27 mars 1071 : Lettres, t. I. p. 'XH. (Paris, Didot, 1807; vol. in-18.)

« de dedans la porte qu'il n'avait pas eu le loisir de « dépasser, ressortit sur-le-champ*... »

« Telles sont les traditions de Tancien régime....

« Toutefois il y a deux exceptions.... L'une veut qu'on laisse le c/e, même sans prénom, qualification ou titre, absolument devant les noms d'une syllabe, et volontiers devant ceux de deux syllabes, dont la dernière est un e muet : « de Bruc, de Thou ont bien « écrit; j'ai vu de Sèze, de Rhodes, ou de Pêne ». C'est une solution due à l'euphonie'. Cette cause fait encore garder le de devant les noms qui commencent par une voyelle ou une h muette : « L'armoriai de « d'Hozier.... A moi d'Auvergne!... Je vois le fils de € d'Orléans écrire comme Dumourier*. »

Quant aux noms propres précédés de l'article le ou /a, ils se classent à la lettre L :

Jean Le Maire se classera à Le MAmE (Jean) ;

Jean de la Fontaine à La Fontaine (Jean de) ;

Duc de la Rochefoucauld à La Rochefoucauld (duc de).

Notons, en passant, la règle typographique' qui veut

4. Saint-Simon, Mémoires, année 1706; t. III, p. 526. (Paris, Hachette, 1865; 13 vol. in-18.)

2. RoBESPiERHE, Séancc de la Convention, 10 avril 1795, Moniteur. — Louis Vian, la Particule nobiliaire^ pp. 61-64. (Paris, Dentu, s. d.; in-16.)

5. Règle la plus généralement admise : cf. Daupeley- Gouverneur, le Compositeur et le Correcteur typographes, pp. 272-275; — l^^mile Leclerc, Nouveau Manuel complet de typographie, p. 133 ; — Règles typographiques adoptées dons

LE MVÎIK. — T. IV. X'V

que rarti(rle simple prenne la majuscule quand il commence un nom de personne sans être précédé de la parlirulcM^' : La Fontaine, La Bruyère, La RochelonranliL Viclor I^e Clerc; et la minuscule, lorsqu'il rsl prrcrdé de celle particule : Jean de la Eonlainc, II» dur dt» la Hocliefoucauld, Mme de la Sablière.

Mais on écrira : le Tasse, le Corrège, le Titien, TArélin. (»lc., av(»<* la minuscule à Tarticle, parce qu'ici Tarlicle ne* fait pas partie du nom, mais provient d'un nsat«^e de la langue italienne de placer ce le ou 1(1 (Icvanl <*erlains noms ou surnoms*. Remarquez

/r.s- jn(l'liciill(Hi!< <îe 1(1 lihruirie Hachette^ pp. 4Ô-44 ; — etc. Anirnslo Tassis {(iuidc du correcteur, pp. 51-52), qui suit et r«M'()min;m<le rorlhogrniilic du DicHoanaire de V Académie, ocril : la Foiilaine, la liochefoucauld, la Sahlière, etc., aussi l)itMi (pie : .loan do la l'^oiitaine, duc de la Rochefoucauld, Mme de la Sahlière, etc., toujours avec une minuscule à l'article. Celle ortho^naplie « n'est autre, dit-il, que celle qui élait en nsai^^e au xvir siècle, cest-à-dire à une époque où vivaieiil... la Fontaine, la Hochefoucauld, etc.Si l'on consulte les édilionsrrançaisesini])riniéesun siècle plus tard, on trouve encore la nièiiie invariahililé d'orthographe. Ainsi, dans le DicliontKiirciiii Morèri.lTM). comme dans les Lettres de Mme de Séviiiné, 1775, on trouve : la Baume le Blanc de la Vallière..., la Fontaine, la Bruyère, la Rochefoucauld..., du Gange, et cent autres noms. -M. Léopold Delisle [Instr^uctions élémentaires et terh)ii(jnes paur la mise et le i)i((i)itien en ordre des livres d'une hihludhè(fHe, pp. '2i, 01 et 56) écrit : La Fontaine et M. de La Fontaine; .1. de La Barre, etc., avec la majuscule à l'article. M. Alhert Maihe {op. cit., pp. 128-129) écrit : Jean de La Fontaine, E. de la Barrc-l)nparc(i, et La Barre-Duparcq (F. de). Le Minihy de la Villehervé, etc., c'est-à-dire qu*il met tantôt une majuscule tantôt une minuscule à l'article. 1. Mais jamais devant un prénom : ne dites donc pas le

d'ailleurs que l'on dit ; le pinceau du Tilien, et non de Le Titien; la palette du Gorrège, et non de Le Corrige; etc.; tandis qu'on dit : l'art de Le Nôtre, et non du Nôtre; les calculs de Le Verrier, et non du Verrier; elc.

On écrit de même : Louis le Gros, Philippe le Hardi, Gliarles le Simple, etc., avec 1'/ minuscule*, parce que ces mois le Gros, le Hardi, le Simple, etc., ne sont pas des noms, mais des surnoms.

Pas plus qu'on ne dit : le pinceau de le Titien, de le Gorrège, etc., on ne dit : aller à le Havre, venir de le Mans, etc. ; mais aller au Havre, venir du Mans, etc. On écrira donc de môme, avec 1'/ minuscule : le Havre, le Mans, la Rochelle*, etc., et si des fiches portaient ces noms comme mois d'ordre, elles se classeraient à Havre, Mans, Rochelle, etc. G'est, du reste, à ce rang, — ce qui confirme bien la

Dante, mais Dante, ou bien l'Alighieri ; Dante n'est que l'ahréviatif de Durante, pi-énom du grand poète, dont le nom de famille était Alighleri. (Cf. Larousse, op. cit., art. Dante.)

t. Et sans trait d'union : « C'est à tort que quehjues correcteurs écrivent ces noms avec le trait d'union : Louis-le- Gros, Philip[)e-le-llaidi, elc. >• (Daupeley-Gouvehneur, op. rit., p. 275.) Cf. aussi Auguste Tassis, op. cit., p. 40. Mais si ces noms désignent des voies, places ou monuments, ils prennent des traits d'union : la rue Louis-le-Grand, la tour Jean-sans-Peur, etc. (Cf. Emile Leclerc. op. cit., p. 150.) Nous reviendrons d'ailleurs bientôt (p. 208, n. i) sui* celle question.

2. Cf. Daui»kley-Goi:vernkur, op. cit., p. 272; et Emile l.F.CLKRf:, op. cit., p. 155.

rè^lt' siisônoncée. — c'est à Havre (le), à Mans (le), à HociiKLLK (la), etc., que se trouvent les articles \r Havre, le Mans, la Rochelle, etc., dans la plupart de nos dictionnaires et encyclopédies, dans ceux notammtMit <|ui sont les mieux désignés pour faire autorilt'* sur ce point, dans le Dictionnaire des Postes *'i /A'.s TrU'yrophes et dans le Dictionnaire géograph'uiw et (f'Iministi^tif de la France de Paul Jeanne, par exemple, dans le Grand Dictionnaire de Larousse, dans le Dictionnaire des mots et des choses de Larive et Fleiirv, etc.

Ajoutons que, si Ton avait à classer deux fiches, Iniit» au nom de LaBédoyère, en deux mots, l'autre au nom de Labédoyère, en un mot, c'est celle-ci qu'on devrait placer la première.

Vax résumé :

1'^ L'article qui précède un nom de personne, s'il est précédé lui-même de la particule t/e, ne prend pas la majuscule, pas plus que cette particule;

'> L'article qui précède un nom de personne et qui n'est pas précédé de la particule de prend la majuscule;

»> L'article qui précède un nom de lieu ne prend jamais la majuscule'.

Arrivons aux noms propres précédés de la particule du ou des.

Ces noms se classent à la lettre D :

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