‹ Le livre: Historique--fabrication--achat--classement--usage et entretienChapitre 9 sur 156 · Je mentionnerai cependant, en bas de page tout au · texte numérisé non relu

Je mentionnerai cependant, en bas de page tout au

Laissons donc chacun choisir à sa guise, sous réserve toutefois qu'il veuille bien se souvenir de ce que nous avons dit sur l'importance de la qualité du papier, de la commodité du format, et de la grosseur et netteté du caractère. Quant à cette autre essen-

moins, les mignonnes éditions Cazin, collection qui comprend plus de 500 ouvrages, parus vers la fin du xviii* siècle, et qui, bien que n'ayant pas un « format de bibliothèque » (format in-12 ordinaire ou in-8), méritent d'arrêter notre attention. Longtemps délaissés, les Cazins sont aujourd'hui très appréciés. « Cet engouement... a pour cause première le manque de place dans les appartements modernes, où l'on ne peut loger des bibliothèques spacieuses : une série complète des Cazins, comprenant la plupart des chefs-d'œuvre de l'esprit humain, tient, en effet, sur quelques rayons : le Cazin est un livre, et presque un bibelot. Ajoutons qu'ils méritent à tous égards d'être recherchés : choix parfait d'ouvrages des poètes et des littérateurs les plus célèbres; textes impeccables; le plus joli petit format in-18 qui existe; papier vergé d'une résistance à toute épreuve; impression mignonne d'une netteté remarquable; quand ils sont illustrés, vignettes ou portraits dus au crayon et au burin des Marillier, des Cochin, des Delvaux, des Duponchel, et de tant d'autres artistes connus. Enfin une des créations typiques du « Siècle gracieux». Le célèbre libraire Cazin, né à Reims, en 1724, mort à Paris en 1795, d'une blessure reçue à la première décharge des canons placés par Bonaparte devant Saint-Roch, n'est pas, comme on le croit généralement, le créateur du genre de livres qui l)ortcnt son nom : il en est le propagateur, et l'éditeur de la plus jolie des séries. Ses premières publications certaines datent de 1780 environ. Or, dès 1773, Lille, Lyon et Orléans donnèrent le jour aux premiers volumes de ce format publiés en France. L'identité du format et de la reliure, les indications fausses de lieu d'édition, et surtout le nombre considérable d'imitations et de contrefaçons ont rendu difficuUueuse au possible la bibliographie des Cazins. En 1865,

lielle condition, rauthenticité et la pureté du texte, elle est le plus souvent, presque toujours, en harmonie avec le soin apporté à Texécution typographique.

Mais que celte simplicité, cette c pauvreté » ne nous empêche pas de reconnaître et proclamer tout Tattrait, tout le délicat et suave plaisir, Texquise jouissance que goûte un véritable ami des Lettres à lire un chef-d'œuvre dans une édition réellement belle, une édition qui soit elle-même un chefd'œuvre*.

«... Ce n'est cependant pas que, s'attachant exclusivement au mérite intrinsèque d'un ouvrage, il faille, a écrit Gabriel Peignot*, en négliger le matériel extérieur, c'est-à-dire la partie typographique. Au contraire, nous pensons qu'il est de la plus

un libraire bibliophile de Reims, Brissard-Binet, publia im Caii7i, sa vie et ses éditions assez complet, mais rempli d'inexactitudes.... Vers 1876, le libraire Corroenne, cherchou. consciencieux, connaissant admirablement les Cazins qu'il - potassa » toute sa vie, entreprit, avec l'aide de cazinopbiles distingués, des publications qui forment tout ce qu'il existe de plus complet sur Cazin....»> {Bibliographie des éditions Cazin , dans le Catalogue de la librairie Lucien Dorbon, io avril 1U04.) Voir aussi, sur les Cazins et sur d'autres célèbres collections typographiques, Ferdinand Dems, P. I^inçon et de Martonne, Nouveau Manuel de bibliographie universelle (Manuels Roret), t. ÏII, pp. 604 et suiv.

1. « Lire un ouvrage excellent dans une condition parfaite, cet idéal du plus délicat, du plus raffiné des bibliopliiles classiques, Ustade de Sacy, n'était pas à l'usage do Napoléon.... » (Gustave Mouravit, Napoléon bihliopldle, p. li:).)

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