‹ Le Livre, illustration - la reliureChapitre 111 sur 140 · SÎ · texte numérisé non relu

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On lavait les chiffons blancs, on les faisait pourrir dans des cuves et on les malaxait ensuite sous une pile à drapeaux jusqu'à ce qu'ils fussent réduits en pâte. On

Fig. 91. — Fabrication du papier. Ouvrier travaillant dans la cuve avec le châssis à vergejres. Gravure de Jost Amman.

jetait cette pâte dans de Teau chaude et on remuait pour que le mélange se fît bien uniformément.

On prenait alors un châssis à fond fermé par des vergettes de laiton, reliées par d'autres vergettes moins rapprochées, nommées ver^eî/re^, celles-ci traverséesperpendiculairementpar d'autres fils de laiton plus espacés nommés pontuseaiix. Au milieu de ce fond on dispo-

sait, également en fil de laiton, une marque de fabrique quelconque, destine'e à apparaître en blanc dans la pâte du papier et qu'on nommait Jîligrane.

On plongeait cette forme dans la cuve de pâte et on la retirait. L'eau s'écoulait par les vergettes, la bouillie de chiffons adhérait au fond et devenait bientôt solide. Le coucheur prenait alors cette feuille et la mettait entre deux feutres pour enlever la première humidité; on rétendait ensuite comme un linge sur des cordeaux afin d'achever de sécher la pâte.

Pour récriture à encre ordinaire, on collait le papier en le trempant dans un bain léger de colle.

Les feuilles de Chine et du Ja- (} pon avaient leur fabrication spé-

^A ciale. Au Japon, la matière em-

ployée était récorce du Morus papifera sativa.

Suivant leur finesse, leur for-

ivs 7j\ mat, leur poids, les papiers avaient

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