CHAPITRE VII. 2SS
des étoiles, des roses, et fut spéciale à TAllemagne; pourtant on la trouve parfois en Italie.
D'après le livre de M. Giraudet, la rame de grand papier bdtaj'd valait i écu-tiers, soit environ 3o francs; la rame au petit pot, i5 francs; VEspagitol, 8 francs, ce qui n''est pas sensiblement différent des prix actuels.
Les vergeurcs et les pontuseaux servent à déterminer le format d'un livre. En regardant à la lumière un infolio, on voit les vergeures horizontales et les pontuseaux verticaux. Dans un in 4°, c'est l'inverse, le papier ayant été plié une fois de plus, en quatre, au lieu de l'être en deux, les pontuseaux sont alors horizontaux. Ils redeviennent verticaux dans rin-8°, et ainsi de suite.
Pour ce qui est de l'encre, elle fut dès le principe un composé de noir de fumée et d'huile de qualité et de nature différentes, mêlés à de la résine, pour obtenir une siccité plus grande et plus rapide. Les encres à vignettes étaient plus soignées.
Pour celles de couleur, on se servait de diverses poudres mêlées à l'huile et à la résina, et lorsqu'on mettait le titre en rouge et noir, il fallait faire repasser deux fois la feuille sous la presse, une fois pour le rouge et une fois pour le noir.
Par ce qui précède, on a dû comprendre comment les figures en relief pouvaient facilement s'introduire dans la composition, soit qu'on les habillât, c'est-à-dire qu'on les entourât de texte, soit qu'on les tirât en pleine page. Une autre question serait à résoudre. Les anciens imprimeurs avaient-ils inventé le cliché ou tiraient-ils directement sur le bois gravé lui-même? En d'autres termes, faisait-on, avec le bois une fois taillé, un moule
dans lequel on coulait un métal en fusion pour obtenir un relief" plus résistant? Le fait est difficile à élucider. Il paraît acquis aujourd'hui que Simon Vostre, Vérard et autres tiraient avec des gravures en relief sur métal, mais les taillait-on directement ou les obtenait-on par le clichage comme aujourd'hui? On n'est point parvenu à le déterminer encore.