‹ Le Livre, illustration - la reliureChapitre 119 sur 140 · J^-TioiiKi · texte numérisé non relu

J^-TioiiKi

Fig. 9+. — Reliure pour Grolier, de la collection de M. Dutuit.

2Ca LE LIVRE.

binaisons, cherchait des entrelacs, tournait des rinceaux. Tory nous renseigne lui-même sur ces travaux en commun ; c^est pour Grolier qu'il a invente' les lettres antiques*, Grolier « amateur de bonnes lettres et de tous personnages sçavans, desquels aussi est très aimé et estimé, tant delà que deçà les monts », C'est pour lui aussi qu'il enchevêtre si finement ses compartiments de reliure, et qu'il reproduit les délicieux ornements de ses livres d'heures en fleurons d'or plein, ou d'or azuré.

Chez Grolier on met, suivant ce que nous disions, les titres sur les plats, à cause de la disposition des ouvrages sur les rayons d'une bibliothèque, oti ils étaient couchés. Cette raison faisait aussi qu'on méprisait les dos et qu'on n'y employait aucun ornement. Demeurée grossière et lourde avec ses nerfs en saillie, sans décorations dans les entre-nervures, cette partie du volume relié était une manière de friche dans un jardin splendidement cultivé. La profusion des livres amena une révolution. On n'avait plus la place nécessaire pour loger ainsi à plat et alignées les publications innombrables qui se faisaient; on les mit donc debout, de même que maintenant, et on imagina de décorer aussi les dos. Pour cela, on fit disparaître les nerfs et on les remplaça par des motifs de décorations à compartiments comme ceux des plats. Puis, chez Grolier lui-même, on revint aux nerfs et on mit le titre dans leur intervalle, suivant ce qui se fait encore.

On a divisé les livres de Grolier, suivant leurs pro-

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