‹ Le Livre, illustration - la reliureChapitre 4 sur 140 · CHAPITRE PREMIER. ij · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER. ij

en vo^ue dans les universite's, les écoles, et chez les

rioms quf {jpofira aiiis jjaf

! ritui^ OMtôid ûnnifiranoir

tmauHomjikl mutiiiufar

autininutf.ijSîfpofmoiiiuotamDûr

i2m:0mi^(tKù t aîiWiô.^a ppo li«onfôartifafuô:uf aD. apuD. aiitf 3î!Ufrfutn.rt0.r:rra.nral.nrca.ferrrt. frira.frtra.iurfr4njïa.înfra.iuïi'ao»"<

tJlfra.pîtfrr.ûipîa.arnrfr.ulip.(i*nio IJrttt 0.€5«ô oininu0 ml' fîD panr m djput uilla.anrr rofô.adurrrum intnit f06.nô mm.nnafom. nrmuinno'" i^ra iftnplû.ronfra lioftto.frga^u»i|iiO0.rffrarrnnînaô.mffrnaiif0.in* traramia.mtratfffw.mrramafi'lluir s* au0unr!4Jonf mliunalg panonn ^ffmfiïrâ.iptfrînffiplirtâ ftdinfa

Fig. I. — Épreuve de Donat tirée sur un xylographe original conservé a la Bibliothèque nationale. (Exposition des imprimés, n° 34.)

particuliers. C'était d'abord la syntaxe latine d'^lius

Donatus, sur les huit parties du discours, sorte de grammaire à Tusage des jeunes étudiants; puis les fameux spéculum, recueils de préceptes débités aux fidèles, que l'on copiait et recopiait sans pouvoir satisfaire à toutes les demandes.

Trouver le moyen de multiplier à peu de frais ces traités, c'était la fortune pour Tinventeur. Il est à croire que plusieurs praticiens du temps se mirent à Toeuvre, et ce furent sans doute moins les libraires eux-mêmes, simples marchands pour la plupart, que les imagiers ou les sculpteurs qui tentèrent Taventure. Mais nul n'avait été si osé encore de tailler en relief une série de planches, avec figures et lettres, destinées à composer un ouvrage entier. On dut y arriver très rapidement lorsqu'on eut gravé quelque légende au bas d'une vignette, et il est à penser que les donats furent les plus anciens des livres ainsi obtenus, de ces incunables comme on dit aujourd'hui, en francisant un mot latin qui veut dire origine ou berceau ^

Les premiers volumes furent donc formés de feuilles

I. La Bibliothèque nationale possède le bois d'un aonat, et nous en reproduisons une épreuve par curiosité; mais, d'après des constatations récentes, il ne serait qu'une œuvre postérieure à la découverte de Gutenberg, obtenue en reportant sur bois les caractères d'une forme préalablement composée pour l'impression. Ceci ressort de deux faits principaux. C'est d'abord la régularité des caractères ; on ne pouvait espérer voir toutes les lettres d'un donat absolument semblables; elles le sont cependant -dans celui de la Bibliothèque. C'est ensuite la tare, ce sont les petits défauts constatés dans certaines d'entre elles et qui se reproduisent dans les autres. Ce fait est explicable dans le cas de caractères fondus dans le même moule, mais non plus si les lettres sont dessinées par un calligraphe pour la gravure sur bois.

Page 1