‹ Le Livre, illustration - la reliureChapitre 5 sur 140 · CHAPITRE PREMIER-. Ij · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER-. Ij

de papier ou de parchemin, péniblement imprimées à Paide de planches xylographiques ,. c'est-à-dire de planches de bois, sur lesquelles un « tailleur d'images » avait laissé en relief les figures et les lettres du texte. Il fallait aitisi tracer à Tenvers ces caractères pour qu'ils pussent se reproduire à l'endroit; il fallait de plus éviter les fautes, parce que la phrase une fois obtenue, bien ou mal, demeurait toujours. Ce sont sans aucun doute ces difficultés de corrections qui donnèrent l'idée du caractère mobile. Si le graveur s'était trompé d'une façon trop grossière, il devait arriver qu'on enlevait totalement la pièce fautive et qu'on lui en substituait une nouvelle en la collant ou en la liant. Cette explication vaut au moins la légende de Laurent de Coster de Harlem, qui, au dire d'Adrian Junius, son compatriote, aurait trouvé par hasard le secret des lettres séparées en jouant avec des enfants ^. Et si la légende dont nous parlons renferme la moindre vérité, il faut la chercher dans le sens que nous indiquions plus haut, c'est-à-dire la correction d'une faute, et non dans je ne sais quel jeu innocent d'un marguillier de Harlem.

Quoi qu'il en soit de ces remarques sur lesquelles nous aurons occasion de revenir, il faut bien constater en passant, que la gravure sur bois en relief a seule donné idée de faire des planches xylographiques et d'en composer des volumes. Le caractère mobile, le point capital de l'imprimerie, le pivot de l'art du Livre, se devina peu à peu, au fur et à mesure des besoins, lorsqu'on eut occasion de corriger une inscription erronée; mais, en tout cas, on l'ignora au début. Sans doute

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