X.ClJ
Fig. ^7. Macault lisant à François l" sa tradiiclion du Diodorc de Sicile.
Gravure sur bois aliribuL-e à Tory.
ija LE LIVRE.
porta en Dauphiné, au moment des guerres du Piémont, et le transport en coûta vingt livres tournois. Il y avait^ d'ailleurs, chez le roi François, suivant les influences subies , de curieuses alternatives de libertés ou de tracasseries. On commençait à s"'apercevoir, un peu tard, que les doctrines de Luther se répandaient par le Livre, et la Sorbonne en était aux champs. Elle prétendait même imposer son texte expurgé de la Bible aux éditeurs et n'en plus tolérer d'autre. Théodore de Bèze, ennemi des sorbonnistes, disait à ce propos avec Taménité qui le caractérisait :
Nos grandz docteurs au chérubin visage Ont défendu qu'homme n'ait plus à voir La saincte Bible en vulgaire langage Dont un chascun peut congnoissance avoir; Car, disent-ils, désir de tout savoir N'engendre rien qu'erreur, peur et souci... Argiio sic, s'il en est doncques ainsi Que pour l'abus il faille oster ce livre, Il est tout clair qu'on leur devroit aussi Oster le vin dont chascun d'eux s'enivre.
Nous n'avons donné cette pièce que pour montrer à quel point les choses en étaient venues, grâce à Fimprimerie. Il est très certain que tous les pamphlets, les placards et autres horreurs, publiés pour fait de guerre religieuse, ne firent point progresser le Livre. Toutefois le roi ne se désintéressait pas de la question technique; la librairie méritait des encouragements au moins autant que des châtiments, et d'ailleurs les années couraient, transformant peu à peu les hommes et les idées. En dépit d'apparentes sévérités, le prince n'avait-il point été un peu touché au contact de la