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verselle. Cette importante modification reçut une prompte exécution, et elle eut pour premiersrésultats la Grammaire de Donat, ainsi que
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profession d’orfèvre, d’autres historiens disent de banquier ; et ils formèrent ensemble une association dans laquelle l’un apporta son in-
primée au recto et au verso, les pages, une fois la feuille pliée, se suivent exactement.
On comprend, par cette figure, que si on reporte le n° II derrière le n° I, la page 2 tombera exactement sur la page 1, la page 7 sur la page 8, et ainsi de suite. Rien n’est d’ailleurs plus facile que cette combinaison pour l’in-folio, l’in-40, l’in-8°; mais, comme on a multi-
LF LIVRE.
plié les petits formats jusqu’à l’in- 128, on se sert de tableaux pour ne pas se tromper.
L’imposition se faisait en calant la composition dans un châssis au moyen de pièces de fonte appelées garnitures , en ménageant les marges. Lorsque le tout était disposé, on serrait et on assujettissait au moyen de réglettes enfoncées. Le châssis ainsi maintenu pouvait se transporter sous la presse sans crainte de voir les caractères tomber ou s’embrouiller.
Un ouvrier de la presse tire une épreuve , après avoir frotté d’encre la saillie des caractères, et sur cette épreuve, on corrige les fautes de l’auteur ou du compositeur, en indiquant en marge ces erreurs par des signesconvenus. Muni de son épreuve ainsi émondée, le compositeur reprend une à une les fautes, lève les caractères superflus, met droits ceux qui sont retournés, espace ou resserre les lignes, etc.
Les corrections terminées, le moment est venu d’imprimer. Au temps de Geoffroy Tory, cette opération se faisait de la manière que nous allons expliquer; elle se fit de même avant, et de même depuis. Deux ouvriers de la presse ont mis tremper à l’eau le tympan ou partie plus élastique du train, contre laquelle porteront tout à l’heure les saillies des caractères lors de la frappe . Ils ont également préparé à l’eau le papier destiné à l’impression, pour qu’il retienne mieux l'encre grasse dont les caractères seront chargés. Ensuite, ils ont lavé les formes avant de les mettre sous presse.
Dans la figure que nous reproduisons et qui date de 1 53o environ, on voit l’atelier de Josse Bade d’Asch,