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qui commença les illustrations; Aide Manuce, savant à la fois et praticien , dont les progrès en imprimerie mirent cet art au meilleur rang parmi les découvertes humaines; elle y trouvait même des graveurs et des dessinateurs remarquables, entre autres Zoan Andrea et Luc-Antoine Junte, sans parler des maîtres anonymes de l’École de Titien. La part de Venise était donc grande dans ce mouvement, mais elle s’explique par la richesse de ses habitants, l’étendue de son commerce et le génie de quelques-uns des siens.

De Venise si nous remontons au nord, c’est, à Milan, l’École de Léonard de Vinci qui semble s’imposer au Livre. Par ordre de dates, nous citerons le Mystère de la Véronique chez Gotardo Pontici, petit in-40, i5i8, avec figures dans la manière de Luini, et le Vitruve en italien par Cesariano. On a même, sur l’assurance de l’auteur, attribué à Léonard de Vinci la gravure en bois d’un livre de frà Luca Pacioli, intitulé De Divina Proportione ; mais M. H. Delaborde, en dépit de la préface de Pacioli, ne croit pas à la collaboration directe du maître : il est en cela de l’avis de Passavant.

En Allemagne, Nüremberg continue, avec Albert Dürer et les artistes de son école, à fournir des illustrations aux livres du commencement du siècle. Le maître réimprime les précieuses estampes de la Vie de la Vierge en 1 5 1 1 et celles de Y Apocalypse, etc. Mais après lui l’art commence déjà à décliner; cent ans plus tard, il ne restera rien de ce qui fit l’honneur et la gloire des Allemands à l’origine.

Parmi les publications les plus intéressantes de Nüremberg, nous citerons un poème chevaleresque de Mel-

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