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CHAPITRE III

Bei nard de Breydenbach, avec figures en creux, copiées

sur l’édition de Mayence de i486, Depuis, le moyen avait été abandonné jusque vers i55o tant pour les

raisons données plus haut que pour motifs autres; seulement on rencontrait de temps en temps quelque planche égarée dans un livre, qui restait là comme une amorce et attendait mieux. Sous le règne de Henri II, l’exiguïté des volumes ne permettait point toujours les gravures en bois et les artistes sur cuivre prirent pied au milieu des illustrateurs; il y eut alors des tentatives, telles que celles de V Histoire de Jason , de René Boyvin en 1 563, qui aboutirent, sous Charles IX, à un charmant volume en taille-douce gravé par P. Woériot.

Les Emblèmes de Georgette de Montenay étaient, eux aussi, de la classe amphigourique de ceux d’Alciat; mais ils avaient un avantage, assurait l’auteur ;

Alciat fist des emblèmes exquis,

Lesquels, voyant de plusieurs requis,

Désir me prist de commencer les miens.

Lesquels je croy estre premiers chrestiens.

Cette orthodoxie ne les rendait pas plus intelligibles ; mais les gravures de Woériot, pour malhabiles qu’elles fussent encore, apportaient un élément d’intérêt faisant passer sur le reste. C’est toujours à Lyon — Lyon rival et souvent maître de Paris pour la typographie — que l’auteur avait imprimé son ouvrage.

Par le privilège daté de 1 5 66, soit de cinq années avant la publication, on voit qu’il ce est permis à Pierre Woériot, sculpteur (graveur) du duc de Lorraine, de pourtraire, graver et tailler en cuivre et taille-douce les figures desdicts emblèmes jusques au temps et terme de cinq ans». ( 1 8 octobre i566.)

Pierre Woériot signa quelquefois des estampes de

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