CHAPITRE IV
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Fig. 63. — Titre gravé par Claude Mellan, pour les Poésies d’Urbain VIII imprimées à l’Imprimerie royale, en 1642,
berg, à Bâle, dans toutes les villes qui furent l’honneur
de la typographie et du Livre dans les premières époques. Cologne n’est ni mieux ni plus mal partagée que les autres; il y a des gravures passables pour des titres chez les libraires Boëtzer, Kinck et de Binghy. Peut-être pourrait-on mentionner celui des Commentaires àz Salmeron, avec personnages d’après des originaux allemands du xve siècle. A Nuremberg, on peut citer un assez curieux spécimen pour le traité d’histoire naturelle de Basile Besler, où l’artiste a donné l’intérieur d’un cabinet de zoologie du temps. Mais où sont allés les bois et la typographie dans la ville de Koburger! Bâle se maintient très tard dans la gravure en relief; on y trace ensuite des choses médiocres sur le cuivre, même la Todtentan % ou Dame des Morts, publiée par Miegen, 1621.
A Iéna, à Francfort-sur-le-Mein, on trouve des imprimeries assez prospères; mais les gravures et l’ornementation sont délaissées. Il y eut cependant, à Francfort, le frontispice sur le Traité du commerce de Sigismond Scaccia, chez Zuner, en 1648, avec compartiments, dans lesquels étaient représentés la Bourse, le Change de la ville, ainsi que le port marchand.
A peine est-il besoin de mentionner les villes d’Italie qui ont suivi le mouvement. Venise, dès le milieu du xvie siècle, avait eu des frontispices en taille-douce, parmi lesquels celui de Domeneco Zenoi pour les Portraits des hommes illustres de Nicolas Valegio. Dans la même ville travaillait Jacques Piccini au compte de Sgava,en 1648, mais il se mit également au service d’éditeurs romains pour lesquels il fit nombre de titres. A côté de lui, Frédéric Greuter ornait les publications