SCENE XIII
HENRIETTE, LE MAJOR, P()ÏNCELET,les Joueurs.
POINCEIET.
Un instant ! ravissant major ! Eh bien! j'ai perdu, perdu deux mille francs, lorsque vous m'aviez promis de m'en faire gagner six mille d'un seui coup. Comment cela se fait-il?
LE MÂJOR,
Je ne sais; vous n'aurez pas bien vn, peut-être, le signe convenu entre nous.
POINCELET.
Allons donc, vous avez fermé l'œil droit, j'ai raissur la rouge, et je n'ai pas gagné.
LE MAJOR
Ai-je bien fermé l'œil droit?
POINCELET.
Ah î ça, vous moquez-vous de moi ?
LE MAJOR
Permettez, monsieur; on m'attend.., une partie intéressante.
POINCELET, passant son bras sous celui du Major. La mienne aussi était intéressante.
LE M.4J0R
Me« conseils sont nécessaires à un omi, ma fortune
4CTB I, $Gfecifi 11 T. 25
est liëo à la iienno... il joue, et je veux le guider... il s'agit, enfin, d'un gain de six cent mille franc«... Vous comprenez?..,
Je comprends, alors, que je dois vous accompagner; vous me rendrez mes deux mille francs.
LE MAJOR
Monsieur, cette prétention de ne point mequitterest une violence... Vous oubliez que nous sommes à Frascati.
HENBiETTE, cofTime 81 elle s'éveillait en sursaut,
Frascati!... Je suis à Frascati, dans cette maison de IjODte et d'infamie, Frascati î
6G£NB XXV.
LES MEMES, LANDREUIL.
LB MAJOR, allant à Landreuil.
Eli bien î nous avons gagné!
LAiNDREUiL, pâle et chancelant.
Nonl
LE MAJOR, avec un grand élonnement.
Pas possible... Ma martingale?...
LANDREUIL.
Tout perdu!... Ruiné!...
Il se cache la figure dans tes nv&ios.
HENRIETTE
Ma pauvre fille!... (Elle tombe assise à gauche.)