ACTE IV, SCÈNE H
poiNCBLET. Mille écus !... cependant...
LE COMMIS
Vous m'offririez deux mille francs que j'opposerais le même refus.
poiNCELET, à part.
Cet homme estincorruptible.(Zrau^) Mais monsieur...
LE COMMIS
Vous me proposeriez mille francs quevous n'obtiendriez rien.
POINCELET, comprenant, A part.
Ah! diable...
LE COMMIS
Vous m'offririez...
POINCELET.
Cinq cents francs! c'est dit... voyons le livre noir! LE COMMIS. Voyons d'abord.
POINCELET.
C'est moi d'abord qui doit voir...
LE COMMIS
^'on, c'est moi.
POINCELET.
Voir quoi?
LE COMMIS
Eh bien?
POINCELET, comprenant.
Ah ! je n'avais pas prévu qu'on dût payer d'avance... nous disons 500 francs... je n'ai sur moi que dix francs.
Bruit de voiture.
LE COMMIS
La voiture du chef de division entre dans la cour... parlez...
POINCELET.
Maudit contre-temps ! *
LE COMMIS
Revenez!...
POINCELET. Fausse sortie.
Je cours chercher le reste de la somme. {Revenant,) Mais j'aurai le droit de prendre et d'emporter le feuillet où il est question tout au long de ma femme.
LE COMMIS
Emporter un feuillet du livre noir!... étes-vousfou? PoiNCELET. Je croyais...
LE COMMIS
Vous lirez en ma présence, près de moi, tout ce qui, concerne votre femme, et vous n'emporterez que le souvenir de ce que vous aurez lu.
POINCELET.
C'est peu de chose. Ah ! Jo-épha! Joséphaî je vais lire VOS œuvres... mais c'est bien cher! cinq cents francs la séance... (// sort.)
LE COMMIS
Quelle simplicité! s'imaginer que j'allais lui laisser emporter une page de ce livre formidable, terrible, que nous n'ouvrons nous-mêmequ'en tremblant.. .J'entends mon chef de division... le voici...
SGBNz: m.