ACTE IV, SCÈNB VI. S
DUMOULIN
C'est la seule chose que vous ne prendriei pas à Bade. Major?
LE MAJOR
Plaît-il?
DUMOULIN
Ne partez pas pour les eaux.
LE MAJOK.
Mais ma santé?
DUMOULIN
Je vous en prie... je vous rordonne.
LE MAJOR
Je cède à cette dernière prière.
DUMOULIN
Vous allez renoncer, entendez-vous? aux filouteries subalternes, aux petites intrigues de poche, ..Avez-vous travaillé dans la politique?
LE MAJOR. Jamais.
DUMOULIN
Vous y réussiriez.
LE MAJOR
J'ai trop de franchise.
DUMOULIN
Avez-vous l'oreille fine?
LE MAJOR
JVntends même ce qu'on ne me dit pas.
DUMOULIN
A merveille! Je vais vous employer dans la politique étrangère.
LE MAJOR
Légions étrangères... politique étrangère... je n'cQ sortirai donc pas? Ah ! je devine ce que vous voulei faire de moi... parlons le cœur sur la main... vous voulez faire de moi... un motichard...
DUMOULIN
Un espion politique.
LE MAJOR
Ah! charmant!... Ëh bien ! je refuse... non, parole d'honneur... voyez-vous... ma conscience...
DUMOULIN
Votre conscience aura mille franco par mois.
LE MAJOR
!l faut bien faire quelquechose pour son pays... vous allez me comptez un trimestre d'avance.
DUMOULIN. Venez, mais vous ne jouerez plus...
LE MAJOR
Alors, vous me donnerez un semestre...
DUMOULIN
J'ai dit un trimestre...
LE MAJOR
Un semestre...
DUMOULIN
Mais vous ne jouerez plus... sinon, gare la justice...
LE MâJOR.
Foi de Martingale! Maintenant que j'ai Thonneur d'être dans la politique étrangère...
DUMOULIN. // sonne, — Au commis qui paraît. Je ne donnerai plus d'audience aujourd'hui. Si M. Maurice se présentait, vous lui diriez que je ne puis le recevoir que demain... (Au Major.) Venez, M. Danglemire.
LE MAJOR, au commis j lui prenant la main. Nous en sommes î... (Ils sortent,)