SCÈNE VL
Les Mêmes, MAURICE.
mad rick, t cuaut du fond.
On vient de m’apprendre que ma conduite au tribunal n’avaf* pas eu l'approbation de luul te monde. Je ne sais co que vous en pensez, mais permettez -moi do l’expliquer en peu de mois. Mademoiselle Henriette n’a été aoiuiiU--- qu’à la majorité d’une voix. Cet acquittement peut satisfaire la loi, mais c'esi une dérision pour le monde. C’est devant le monde, devant l’opinion en l'affrontant, qu’il m’importait de gagner la cause de cette fetnmo calomniée. Elle est gagnéo maintenant; mon devoir d’avocat et d’homme est presque rempli. {A monsieur de Champvilliers.) J’aime 4 croire, monsieur, que dans votre jeunesse vous en eussiez (ait autant, si toutefois vous n’avez pas surpassé mon zèle dans une de cea belles causes où vous luttiez d’éloquence avec les foudres du barreau impcafal. (Embarras de monsieur de Champvilliers. J (A madame de Champvilliers.) Et vous, madame, dans ces temps de gloire pour votre mari, vous deviez être heureuse, comme le serait aujourd’hui mademoiselle Qotilde, si ma réputation lui appartenait. (Expression glaciale de madame de Champvilliers.) Me désapprouverioz-vous aussi, mademoiselle? (Accueil dédaigneux de Clotilde.) Ce silence général m’apprend que je u’ai pas non plus ici le bonheur d’être approuvé ; je n’en resto pas moins convaincu de la bonté de mon action, et je m'éloigne pénétré dn regret profond d'être seul 4 1a comprendre. (/I te retire par h porte de droite .)
m“* de valpin, 4<m, ô madame de ChampvilUert.
Mon amie, j'ai 4 vous parler.
w“* de ch amp vi i.li f rs, à son mn ri.
Madame la comtesse voudrait m’entretenir seule un iot tant.
de champvilliers, prenant ta fille tous son bras, à demi-voix
Viens, ma fllk; allons faire notre paix avec lui.
m*** db cbahpvilliers, qui a entendu.
Monsieur de Chnmpviliien, pas de faiblesse ! pas de faiblesse !
( Monsieur de Champvilliers et Clolilde sortent par la mime porte par où est sorti Maurice.)