SCENE XV
LANDREUIL, LE MAJOR.
LE MAJOR
Enfin t
LANDREUIL.
Excuse z- moi, cher Major; vous savez les contrariétés dômes tiques que j'éprouve sans cesse 1
IR MUOR.
Encore votre créole ?
LANDREUIL.
Oui, elle est cause quo je viens si lard ; lorsque Henriette m’a vu ouvrir ce soir le secrétaire, elle a soupçonné que mon intention était de toucher è ces trois mille francs eu or qu'elle apprllo ridiculement nos petites économie». Elle est accourue ver» moi, et alors les récriminations d'usage ont commencé.
LE MUOR.
Mon ami, avouez-le, votre conduite n’est pas irréprochable. On n’enlève pbs ainsi la femme d'autrui sans payer du repos de toute sa vie une pareille faute... Vous avez cet or ?
LANDREUIL.
Bientôt la discussion s’est aigrie. Henriette est passionnée, je suis vif; ajoutez que dans la matinée j’avais écrit b ma mère pour lui dire que je voulais décidément les cinquante raille francs de diamants quo ma tante en mourant lui a laissés. Ma mère m'avait répondu que ces diamants n'étaient plus en sa possession depuis longtemps, co qui est inexact, j’en suis sûr, car que seraientils devenus? Ah ! mais je saurai où ils sont, madame de Valpin, jo le saurai!
LE MAJOR
Vous avez nommé madame de Valpin, cette riche comtesse ?...
LANDREUIL.
C'est ma mère ; elle s'appelle Valpin, du nom de son sec id mari. A ma lettre, dis-je, elle avait donc répondu par un refus; jo lui avais écrit de nouveau dans des termes très-énergiques, très-peu respectueux... j’étais monté !... Henriette, de son côté, a üni par prendre un ton si blessant avec moi...
LE MAJOR
Landreuil, il faudra absolument rompre avec cette intrigue que réprouvent hautement tes bonnes mœurs ; il faudra renvoyer celte femme è son mari. Vous avez pris ces mille écus ? LANDREUIL.
Mais elle n’a jamais eu de mari.
LS MUOR.
A sa famille.
LANDREUIL.
Elle est orphelino depuis l'âge de quatorze ans.
LE MAJOR
D'une manière ou d’un* autre, vous romprez avec cetto intrigue.
Landreuil.
J’ai presque rompu, et déjà une autre pa»sion...
LE MAJOR
Il faut rompre entièrement ; l’amitié le veut, elle l’exigo. Enfin, apportez vous ces mille écus en or?
landreuil, fut montrant une bourse.
Oui I
LE MAJOR
Je respire ! notre fortune est faite.
LANDREUIL.
Courons donc nous ou emparer I... Venez. ( Entrent plusieurs in rites qui déposent leurs chapeaux et passent duus le salon du fmd.)
LE MAJOR
Non, j’aitcuds quelqu'un.
LL IP i'.i OIR.
LA5DRFUIL.
Qui donc?