‹ Le livre noir drame en cinq actes et six tableaux (volume 2)Chapitre 7 sur 91 · LE MM OR · texte numérisé non relu

LE MM OR

Un provincial, un habitant uj Dijon avec lequel, députa trois jours, je suis associe dans le bénéfice d’un coup particulier.

LàtVDMQIL.

Ce n'est pas notre martingale?

LE MAJOR

Allons donc! prostituer les *1< couvertes du génie au profit d’un Bourguignon inconnu 1 Oh! non; mais sans leçon ours do ce brave Dijonnais, notre martingale no serait pas au&i sûre.

landreuil

Comment cela T

le m Mon.

Il nous faut quatre mille frati i, Je vous l'ai dit, pour qu’elle réussisse infailliblement ; vous nVn apportez que trois mille, c’est encore mille francs qui nous manquant. Mon provincial nous vient en aide merveilleusement. Je lui fend gagner eo soir, en un seul coup, six mille francs, sur lesquels il m'en donnera mille do gratification.

LANDU1CTL.

Mais pourquoi, cher Major, ne pas recommencer vingt ou trente fois pour noire propre compte ce mémo coup-lh sans recourir à notre martingale?

LE MAJOR

Parce que ce coup ne peut so faire qu’uno fois dam 1a soirée.

LAMDMOIL.

11 est bien extraordinaire...

IB NWOR.

11 ne peut se faire qu’une seule fota, vous allez le comprendre, il faut que la rouge ou la noire sorte.

IA-NUKIIûIL.

Sans dont '.

LE MAJOR

Je dis à mon provincial, qui a déjà gagné deux fois par ce moyen: Si vous me voyez faire toi signe, vous jouerez la rouge;

si je fois tel autre signe, vous jouerez la noire.

LAMDRXUJL.

Très-bien t

LE MAJOR

Au moment oû lo banquier va dire la couleur, j’envoie l’un ou l’autre signe convenu à mon provincial qui, fidèlement, y obéit,

LANDRIML.

Permettez, permettez. Comment savez-vous que c’est la rouge ou la noire que le banquier va proclamer?

LE MAJOR

Je ne le sais pas plus quo vous.

LAXDREUlL.

Mais alors?..*

LE MAJOR

Je le dis au hasard. Si j’ai deviné justo, mon provincial croit que j’ai un secret, et il me donne ma gratilkation.

LAXDRBLTL.

Oui. Mais si vous ne devinez pas juste?

le major.

Alors, je me perds dans la foule. Mais mon associé de Dijon va venir, laissez-moi avec lui : d’ailleurs , nous n’emploierons guère notre martingale que vers ta fin de la nuit, quand ta banque sera gorgée do tout l’or qu’elle aura pompo... nous la dégorgerons. F.n attendant ce beau moment, niiez vous distraire par la vue de l’ur qui nous appartiendra bientôt.

laumieuil.

Ah ! oui, j’ai besoin de mo distraire, de m’étourdir. (Il entre dans h talon du fond.)

LE MMOR.

Il a une mère, ot elln est riche 1 Ah! c’est mal dn manqu-r •le respect à «a mère, surtout quand elle a tant de diamants. Il a raison de vouloir connaître ou ils sont caches... car ils sont cachés... je l’approuve, c’est d’un bon fils.

flcèwn v.

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