SCENE IV
HENRIETTE, MAD A ME DE V ALPIN, puis lb Domestique. |
HENRIETTE
Madame fera-t-elle aujourd'hui sa promenade habituelle au bois do Boulogne? La voilure est prôte.
MADAME DE VALPIR. !
Non, le temps est Irop lourd, il menace; nous remettrons notre promenade à demain... (Henriette passe derrière madame de ÿalpin, et va pour sortir par la drotle.) Mais je ne vous üens pas
uiiie de la suite de votre récit... il m’intéresse, et j'ai tant besoin
'échapper à mes préoccupations personnelles... Vous me disiez tantôt que votre mari vous faisait une pension?
hekrirttb. revenant sur le devant.
Ooi, madame. (A par/.) Du courage. (Haut.) Mais bientôt celte pension nous fut supprimée, et alors...
MADAME DE VALFIT.
Pardon ! pourquoi vous fut-elle retirée? Est-ce que la fortune de votre mari, atteinte dans son cours?..
nENAIBTTE.
Mon mari mourut. (A part.) Ah! que le mensonge est brûlant à mon cœur...
MADAME DI VALPW.
Je le vois, je n’ai pas assez épargné votre sensibilité, jo ne savais pas que vous étiez veuve; passez, passez sur tous ces évé- j noments douloureux... un seul mol qui m'éclaire et termine; • qui vous a indiqué mon hôtel ?
UltlttVTTB.
Dieu ’ \ja soir, il y a quinze jours do cela, nous priions toutes } doux, moi et ma petite Emma, dans une église do voire quartier... nous n’avions plus d’asile que celui de la prière 1 Un vint nous dire, car il était bien lard, qu'il fallait sortir de l'église. Où aller? Maman, me dit Emma, viens, allons demander a souper à celle dame dont le nom est écrit au dos do celte chaise. Kilo , doit éiru bonne puisqu’elle prie souvent. Ce nom était le vôtre, madame. Je m'informe aussitôt, on m indique vôtre hôtel, j'y cours, ,o frappe, on ouvre, minuit sonnait, je ne mis cm que j'ai dit à vos gens, mais, cinq minutes après, mon enfant élan «fons j vos bras, et j'étais à vos pieds, comme en ce moment. (Tombant à ynoux.)
MADAME DR VALP1V.
Votre sincérité m’a profondément touchée.
HltiRiETTK, arec explosion. <
Oh I madame I madame ! je no vous ai pas tout dit.