MADAME DE ▼ALPIN
Jo ne le» appelle pas des déliés d’honneur, et jo ne les paye pas.
LE MAJOR
Madame ne payera donc pas ces dix mille francs ?
madame de ▼alpin.
En aucune façon.
LE MAJOR
Alors, j’aurai le regret de vous dire, madame, que votre ûls mourra demain.
MADAME DB VALPIN.
On le tuerait I
LE MAJOR
Oh! non, madame; mais les délies d’honneur, quoi que vous en pensiez, sont des dettes qui s'acquittent, dans les quarantehuu heures, avec de l’or ou avec du sang. Votre fils se luera, je | le connais, s’il n’a pas demain ces dix nulle francs h donner à celui qui les lui a gagnés au baccara... hier soir, h l'ambassade d’Auinche. Oh I oui, il se luera ! j’en ferais autant à sa pla«-« !..
MADAME DE VALPIN, à part.
Il m’épouvante!
le major, à part.
Elle hésite t
MADAME DB VALPIN.
Eh! bien, monsieur, je verrai mon fils aujourd’hui... il sait pourtant que mes revenus de celte année sont totalement épuisés... comment a-t-il pu vous envoyer chez moi?
LE MAJOR. I
Ce n’est pas lui, madame, qui m’envoie; jo viens h son insu, de inon propre mouvement, pour le sauver... Dans une conversation amicale, dans une confidence intime, il m’a dit seulement que vous aviez beaucoup de diamants...
madame de valpin, tournant les y eux vers U petit meuble.
Des diamants...
lb major, à part, même jeu.
Il sont là !
«** DE VALPIN.
J’en avais dans le temps... mais ilsont été démontés... vendus.. Si mon fils songe encore à ceux de sa tante dont il s’obstine à me croire en possession, il a tort .. d'ailleurs, il n’y aurait maintenant aucun droit parce que... .Mais il est inutile d’entrer avec vous, qui devez y rester étranger, dans le détail de ces allaires do famille : pourvu que mon fils oit ces dix mille francs.
lb major.
C’est tout ce qu’il demande... Je cours lui porter la bonno nouvelle de mon heureuse intervention.
DE VALPIN.
Je n'affirme pas que je lui donnerai ce» dixmille francs... mais je verrai, je ferai tou» me» efforts...
LE MAJOR
Je me retire, madame ; vous êtes prévenue, vous agirez avec votre tendresse de mere et la prompiitudo qu’exige la gravité des circonstances... Quoiqu’il advienne madame la comiesso... Le major d'Angiemire, a l'honneur de prendre congé do vous, et de vous présenter ses plus profonds respect. (Il salue et se retire)
H** DB VALPIN.
Je voua salue, monsieur!
jour à mon tUs...
LE domestique, annonçant.
Monsieur le comte de Landreuil !
Henriette, qui est assise se lève vivement et veut sortir.
Dell...
M“* DE VALPIN.
Restez! vous n’étes plus une étrangère pour moi... Ecrives.