LE LIVRE HOIR
nutum.
Mon ami...
«air ica.
Chez monsieur de Champvilliers.
HENRIETTE
Ah!
MAURICE
Tonte l'on st orra lie du barreau et de la banque y sera : toutes femmes honnêtes.
HENRIETTE
Mon ami , renoncez I...
Maurice.
Jamais !
aitlRlBTTB.
Au nom du ciel I...
«Arnica . la faisan/ asseoir près du guéridon.
Obéissez. (La femme de chambre a apporté les écrins et Us fleurs.) Cette couronne de violettes dans vos cheveux... (Il la pose lui-même.) Ah 1 mes invités ne sont nas venus !... Ces fleurs font b ravir !... Eh bien ! j’irai les chercher chez monsieur Charnpvilliers... Encore ces perles. (Il lui passe un bracelet au bras oauchc ) Essuyez donc ces larmes . . Notre maison est maudite... Vous voilà superbement coiffée !... c’est riche.., c’est f.istueux... Ces fleurs à votre corsage... (Il lui donne un bouquet qu'elle pose elle-même à son corsage.)
iiemurttb , toute en pleurs.
Oh ! comme il souffre !
mai: ni ce , la contemplant.
Ah! vous êtes belle !... vous serez la plus belle du bal... Mais ne pleurez plus t
Binai Brra.
Ce sont vos larmes qui m'inondent le visage!
«Arnica , prenant un collier que lui présente la femme de chambre.
Encore ce collier. (Il le lui passe autour du cou ) Les infimes! tuer la frrnmo par !e mépris, le mari par la honte... Oh ! ils no nous tueront pas !... (Zut mettant un autre bouquet dans ta main.)
Henriette, au comble de la douleur.
Assez! assez! ou je meurs.
LB CHASSEUR , OU fond .
La voiture de monsieur est prête.
Venez, madame, allons au bal de monsieur Champvilliers. (Il sort en l’ entraînant.)
SIXItBt; TABLEAU.
Ch** M. d* Owmprfltier». Soir** rj»«plrndi**»ntr, animait lo ; « l*a pointa. Granit talon, ouvert au fond par troi* gran it-* mtr*** do tunl dans un autre ttlon, où l’oo voit à droite et à gauche de* Ubli t de jruv. De* domestique» circulent, ponant de» glace*. — De* qudntW w font eateodra du fond.
IflBBlI Z.
LANDREUIL, sauf, sur le devant , regardant vers le fond.
Çetle fête est pour moi. Uno fâtelSil’on pouvait lire dans mon cœurl Demain, mon mariage avec madrmmisi Ile de Champvilliers sera célébré. On me félicite de tous côtés... Je si rai riche, oui ; mais heureux, non. Il y a dans ma vie une tache que je voudrais effacer, fût-ce avec mon sang... heureust nient mon mauvais génie m’a abandonné. Ce major d’Angletnire exerçait sur moi une influence funeste, irrésistible! Los deux année» do prison auxquelles il a été condamné par contumace pour avoir été trop souvent heureux au jeu, le tiendront éternellement éloigné de Paris.
rat domestique, annonçant.
Monsieur et madame Jenneval! monsieur le comte de Chambert! monsieur le marquis cl madame la marquise de Vierzon!
LANDRKUIL.
Ma mère!... elle vient dec* côté avec madame de Champvilliers et s» fille. 11 ne faut pas que ces dames lisent sur mon visage la tristesse de mes pensé"*. (Il remonte la scène et disparaît par la droite ; tandis que madame de ChampcUliers, madame de L'alpin et C lu tilde la redescendent.)