I. Charpcntur, tdilcar, s vol. )d-iS
1. La •éric compicie de ce* faeciculet eit dereaae anei rare ponr députer ujonrd'tiui quatre centi frano, en vente on ebez lea libroirea, dori que le* amateure aviaéa lei acbcta[eat, au principe, cbei Dentn, idi'xet inïme k cinq irtnca, prix initial qui ne fui pai oudnteaii, non par etpril de tpicnJRtlon, mail pour l'eioafreruu peu ploa Tile de* premier) fraii. Oa fraii, comme l'on penae, étaient forteieiAaie
charmante. Peu de jours après, je recevais des auteurs le £Eiscicule de Saint- Aubin (il ouvrait la série), et j'en rendais compte (livraison du i5 novembre 1879) avec une sympathie si peu dégavsée que le surlendemain je décachetais ce billet :
« Cher monsieur, nous espérions vous serrer la main de vive voix. Mais nous nous décidons à vous envoyer nos remerciements par la poste, et à vous écrire tout le plaisir que nous avons k trouver un ami dans un critique.
« Veuillez nous croire bien sincèrement vos très dévoués et très reconnaissants, c J. de Concourt. »
Après, je rendis compte du Watteau. Ce Watteau était écrit dans une style cavalier, qui, d'ailleurs, ne fiit pas maintenu. Le mot « croqueton », si expressif et qui commente le mot « croquis » que le dictionnaire de l'Académie n'admit qu'en 1762, s'y rencontrait. Il fit esclandre. Un vieil amateur, doué de go(it sur d'autres terrains, vint déclarer dans les bureaux de la Galette qu'il se désabonnait si l'on encourageait un c pareil cynisme ». D'autres gens jalousaient les Concourt pour leur érudition, leur originalité, leur réussite à rendre agréable ce que les pédants rendaient indigestif. Les amateurs du bibelot italien, qui tenaient le haut du pavé, s'indignaient surtout de cette apologie brillante et franche des mérites de l'art français. Je reçus de Charles Blanc un savon. Mais j'étais déjà un incorrigible, et je louai avec un doux entêtement, à mesure qu'ils m'arrivèrent, le Prud'hon, le Greu^e^ le Chardin, et les autres. J'insistais aussi sur l'élégance typographique de ces plaquettes, sorties à deux cents exemplaires des presses de Louis Perrin, sur la qualité des eaux-fortes de Jules, qui prennent un rang à part dans la renaissance de l'eau-forte française par leurs qualités d'attaque et de morsure, de simplicité, de couleur, d'esprit, de pénétration dans le style de chaque maître K
Notre liaison s'était nouée définitivement lors de la rédaction, que j'avais accomplie en quelques jours et quelques nuits, du c Catalogue de tableaux et dessins de l'école française, principalement du xviii* siècle, tirés de collections d'amateurs, 1860 9. Leurs cartons me fournirent des indications de gravures d'après des peintures exposées que ne possédait pas le Cabinet des estampes. Avec Francis Petit, l'expert organisateur de cette exhibition d'où date la véritable reprise du goût des amateurs pour l'école française, j'étais allé leur demander leurs dessins, d'un choix si varié et si sûr. S'il n'y avait encore que très peu d'amateurs, tels que Chennevières, le miniaturiste Carrier, Reiset, Walferdin, Laperlier, en état de les apprécier; cependant ils excitèrent une vive curiosité.
Ils sont encore aujourd'hui l'honneur de ce que renferme la Maison d'un
iQ-8*, chez Rapilly. Actaellement, M. A. Quantin en donne une édition définitive, tirée à nombre restreint, en fascicules in-4°, dont la pagination se suit. Le texte a été augmenté de pièces nouvellement découvertes ou de notes. Des photogravures reproduisent scrupuleusement des dessins ou des tableaux notables dans l'œuvre des maîtres. Le Watteau et le Chardin ont paru.
s. Consulter à l'appui de ce que j'avance le volume in-folio : Eaux-FoaTBs de Jules de GoncovRT. Paris, librairie de l'Art, et Charles Delagrave, 1876. On verra dans la Notice du Catalogue que Edmond de Concourt aussi a gravé quelques pièces.
). Il y a eu pour les tableaux et pour les dessins un « deuxième supplément » très important. C'est là que se trouve presque toute la suite des dessins appartenant aux Concourt.
artiste^, M. Edmond de Concourt en donne (pages 32 à 180) une description d'autant plus intéressante qu'il y joint quelques lignes très condensées mais très parlantes sur le maître qui a tenu la plume ou le crayon, la sanguine, l'estompe, le pinceau gorgé de sépia ou d'aquarelle. Et cette description si utile, — nous ne possédions que la très incomplète notice des dessins du Louvre, par M. Frédéric Reiset, — est précédée de portraits d'après nature des principaux marchands qui nous alimentèrent depuis 1848 jusqu'au moment où ces dessins, devenant de plus en plus rares, passèrent à l'état de marchandise de luxe et atteignirent les prix qui les rendent inaccessibles aux bourses moyennes. Où sont ces ventes en l'hôtel Bullion, dirigées par Th. Thoré, où des préparations pastellées par La Tour atteignaient, avec une peine extrême, 5 à 6 francs? Où estDanlos père, qui cotait les feuilles au hasard des coups de cidre qu'il venait d'entonner ? Et le père Blaisot, cravaté de blanc, rasé comme un acteur, connaisseur et tenace? Et Mayor, qui avait installé dans son appartement un atelier de retoucheurs, et d'une contre-épreuve fait un Boucher aux trois crayons flambant neuf? La scène avec Guichardot, qui la saurait mieux décrire : a ... Guichardot avait^ rue Sain t-Thomas-du- Louvre, rue d'ombre et de silence, où rarement s'aventurait le soleil, où jamais ne passait une voiture, une boutique, une espèce de resserre rustique aux volets clos, et contre les murs de laquelle montaient jusqu'au plafond des cartons, des cartons, des cartons tout remplis de dessins de toutes les écoles et qu'on n'avait jamais songé à débrouiller. Là dedans, c'était une odeur de papier moisi, délectable et prometteuse pour un amateur. Avec une lenteur qui désespérait votre impatience, Guichardot vous apportait une chaise cassée, puis un carton qu'il posait dans une filtrée de jour venant de la porte de la rue entre-bâillée et dénouait longuement, longuement les cordons... Enfin, au milieu de l'effarement de cloportes fuyant dans tous les sens à travers les dessins commençait la séance. Lui, placé derrière vous, regardait pardessus votre épaule chaque dessin que vous regardiez avec un regard énigmatique de son bon œil. Les heures passaient, une nuit rembranesque remplissait la boutique, une pénétrante humidité vous tombait sur les épaules comme une petite pluie invisible, la fatigue de voir commençait à vous venir... et lorsque vous vous retourniez et que vous retrouviez cet œil narquois, et cet autre bouché par un morceau de taffetas noir, et cette houppelande qui avait des blanchiements imitant le salpêtre sur un vieux mur, il vous venait le sentiment d'avoir dans le dos un être fantastique : le gnome des vieux dessins... »
Mais laissons les dessins.
La maison que vient de décrire l'aîné des Concourt, avec ses collections triées, ses effets combinés, ses groupements orientaux, son jardin aux verdures alternées, est un musée définitif dont des acquisitions nouvelles pourront parfaire les séries, mais non modifier l'économie générale. L'appartement, où nous avons vu la première floraison, avait aussi son prix, et il est équitable d'en tracer un léger crayon. Les deux Concourt vivront comme écrivains et comme curieux. Ce ne sera pas impunément qu'ils auront appliqué leur intelligence, leur temps,
I* La maison de M. Edmond de Concourt est située, $1, boulevard de Montmorency, k Anteuil. On la reconnaîtra au passage à un balcon qui porte encastré « un profil lauré de Louis XV, en bronze doré, qui a tout l'air d'être le médaillon dont était décorée la tribune de musique de la salle à manger de Luciennes, représenté dans l'aquarelle de Moreau, que l'on voit au Louvre. »
leur argent à recueillir et, ce qui aujourd'hui est plus méritoire et plus rare, à conserver la fleur des objets d'art ou de haut luxe sur lesquels le goût français a posé son incomparable cachet. Ce que Lacaze a fait pour la peinture, ils l'ont fait pour les dessins. Ce que Du Sommerard et Sauvageot ont fiait pour le mobilier
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