LE CORTÈGE HISTORIQUE DE VIENNE
Carrossiers, par Sigismond rAllemand;
Tourneurs, par Charlemont;
Menuisiers, par Ernest Berger;
Verriers, par Charles Probst;
Potiers, par Frédéric Rumpler;
Peintres en bâtiments et tonneliers, par Joseph Schmoranz ;
Opticiens et horlogers, par Alois Greill;
Mécaniciens et fabricants de machines, par Joseph Schmoranz ;
Commerce et brocanteurs, par Jean Subie ;
Navigation, par Sigismond l'Allemand ;
Chemins de fer, par Rod. Weyr;
Ouvriers en métaux, par Léo Reifenstein;
Fabricants de coflfres-forts, par Fr. Rumpler;
Ouvriers en étain, par Rod. Geyling ;
Fondeurs et bronziers, par Rod. Geyling;
Orfèvres et graveurs, par François Russ;
Imprimeurs et libraires, par Ferdinand Laufberger; et enfin
Artistes (deux planches), par Fr. Rumpler.
La reproduction de' ces dessins a été confiée à la Société de gravure (Gesellschaftfuer vervielfaltigende Kuenste)^ importante société fondée en 1871 dans le but de propager les arts de reproduction en Autriche et d'encourager la gravure, qui commençait à disparaître devant les succès de la photographie. Cette société prend une part active au développement de tous les procédés pour la reproduction des œuvres d'art. Son établissement, installé en 1876 pour y faire imprimer toutes les gravures et eaux-fortes publiées par la Société, est le plus grand de l'Autriche et les épreuves qui en sortent sont irréprochables.
Ses gravures au burin et polychromiques, sa magnifique revue périodique. Die graphischen Kuenste sont fort appréciées de tous les amateurs d'Allemagne et partout à l'étranger. Cette revue a pris une des premières places parmi les plus belles publications consacrées au développement des beaux-arts.
Le dire(^ur de l'Institut cartographique militaire d'Autriche a imaginé, pour produire les plaques des gravures que nous avons sous les yeux, un procédé fort ingénieux, qui constitue un remarquable progrès dans l'héliogravure. L'imprimerie de la Société les a imprimées avec un soin infini, et cette publication fait un honneur infini à tous ceux qui y ont collaboré, et surtout à M. Oscar Berggruen, le rédacteur en chef du Graphischen Kuenste^ qui a dirigé le travail avec une érudition parfaite et un goût exquis.
Nous ne saurions trop insister sur l'ensemble de ces planches reproduisant tout le cortège historique. Elles sont gravées avec une fidélité absolue avec un pro* cédé qui exclut la monotonie et laisse à chaque planche la saveur d'un véritable tableau. Toute la Renaissance défile sous les yeux, avec ses costumes, ses emblèmes, son mobilier, ses monuments même. Rien ne saurait y être comparé dans les gravures des fêtes connues jusqu'à ce jour, tantôt trop faites de chic^ tantôt d'une trop grande sécheresse de copie. Après avoir fait un effort prodigieux dans l'exécution du cortège lui-même, la ville de Vienne a voulu le continuer jusque dans sa reproduction. Elle y a pleinement réussi, et l'on voit que tout le monde, des-