I. Nouvelle da volume le Sachet, i8j
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criture gothique* ne répondjîent en rien à leur esprit. Le bibliophile Jacob le comprit ; il mélangea le moderne à Tarchaîque et fit suivre le Roi des Ribauds moyen âge) de Vertu et Tempérament, plus actuel ; entre temps, s*il trouvait quelque épigraphe s^adressant plus direaemem au public féminin, il ne manquait pas de la piquer comme un papillon en tête d^un de ses chapitres, témoin : .
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Apostrophe de siècles antérieurs qui servira de trait d'union à l'attention toute particulière apportée par les romantiques à étudier la femme moderne. Dieu sait en quels recoins elle fut observée! On voulut la voir sous toutes ses faces, sans voiles, avec ses tendresses, ses larmes, ses grains de beauté secrets.
Un portrait de femme, traité par les écrivains d'alors, offre une telle richesse de détails que parfois la description profondément travaillée et fouillée enlève tout relief à l'original. Le xviii* siècle y allait plus vivement. Ceux qui ne connaissent pas le portrait de M"* de Prie le verront dans les quelques lignes suivantes : « Elle était d'une taille déliée et audessus de la commune ; une figure, un air de nymphe, le visage délicat, de jolies joues^ le nez bien fait, des yeux un peu chinois, mais vifs et gais, en tout une physionomie fine et distinguée. » Ne voilà-t-il pas un crayon très vivant, quoique Tauteur ne compte guère parmi les écrivains de son temps ^? Mais ce tour alerte dupasse était méprisé par Técole romantique, ennemie du simple. On voulait faire mieux que bien avec des moyens nouveaux très compliqués; c'était l'épidémie du moment, la même après laquelle courent les très jeunes gens. Ne la voyonsnous pas reparaître aujourd'hui, employée par une école qui déclare que tous les mots doivent avoir été vécus. Pourtant quelques arriérés naïfs croyaient, en plein romantisme, que seuls les sentiments, les passions, font vibrer les mots, et qu'il n'est pas besoin de les secouer comme dans un kaléidoscope pour en tirer des effets.
Un jeudi soir, au bal, elle se déganta. Elle avait une robe rose. Tous ses regards étaient pour moi. Voilà ma vie.
(Février 1829*.)
Épigraphe bien moderne et qui pourrait presque prendre place dans l'anthologie grecque. Ce sont quelques traits rapides écrits sur un carnet