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LE BARON JAMES EDOUARD DE ROTHSCHII

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la surveillance duquel il s'occupait activement. Combien de petits malades lui ont dû la santé I Le travailleur et l'homme de bien dont nous venons d'esquisser la vie laissera donc, et dans plus d'un sens, des traces utiles et durables de son passage; il a fait beaucoup, mais il aurait fait plus encore. Par ses qualités personnelles comme par ses iravauï, la perte morale et intellectuelle est plus grande et plus dure que ne le peuvent croire ceux qui ne l'ont pas connu personnellement. Non seulement il a été quelqu'un, mais il pouvait, et mieux que d'autres, continuer et faire bien des choses qui sont mortes avec lui.

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ÉTUDES ET DOCUMENTS NOUVEAUX

SUR LES LIVRES A CLEF (Suite)

amonrenses de H»* de

, femme de M. U président le Fagg48, à M. le marquis de Bg3t353663. S. 1. n. d. In-S».

Manuscrit inédit de la fin du xvii* siècle (vers 1690 environ). Annoncé, au prix de 16 francs, par l'érudit M. Claudîn, dans son intéressant recueil bibliographique, Archives du bibliophile (i8ïS n* 1 584 du catalogue).

Le savant libraire a joint il son annonce la note suivante : < Ces lettres icrites d'un style 1res élégant, expriment une et peignent bien les mceurs galantes de la règne de Louis XIV. Selon une clef manufcrite après coup, ces lettres seraient adresr'ni au marquis de Breteuil; quant au nom ichant les chiffres de ceux répétés dans les s avons la clef, nous pensons que son nom idant si l'on suit le mSme système d'interirquis de Breteuibbe et naa Ae Breteuil ; \\ : s'il a réellement existé un seigneur galant ous laissons à décider à de plus habiles que

, intenant se trouve ce curieux manuscrit,

qu'un heureux amateur a pu s'offrir pour la modique somme de 16 francs? Espérons qu'il n'est point au pouvoir de quelque bibliographe égoïste et qu'il sera un jour l'objet d'une intéressante publication.

Manuscrit tombé de la lune, ou Histoire rapide et légère du peuple ornithien, — Paris, Béquet aîné, 1829; impr. Le Normant fils. 2 vol. in- 12 de 11-191 et 175 p.

M. Jean-Marie^Emm, Legraverend, jurisconsulte et magistrat, est l'auteur de cette satire politique. Comme il le dit dans sa courte préface, il a eu Tidée « d'appliquer l'ornithologie à l'histoire et de faire, sous des formes légères, une histoire critique fort exacte et pleine de sens de notre révolution de 1 789 et des divers gouvernements qui lui ont succédé, jusqu'au ministère déplorable inclusivement. » — La clef, d'après cet énoncé, est facile à trouver; on comprend bien que le pays d'Or ni7/»>, c'est la France; le grand coq huppé, le roi de France légitime; le grand aigle. Napoléon !•'; les paons, les cygnes et les /aisans, la noblesse; les corbeaux en fourrure, le clergé; les pies, les avocats, etc., etc. Nous n'avons pas eu la patience de lire en entier cet écrit satirique, d'ailleurs long et peu récréatif, pour trouver les significations des autres oiseaux mis en scène : les butors, friquets, tyrans, gobe-mouches, demi-fins, grisettes, traîne-buissons, hobereaux, pie-grièches, etc., etc.

Mémoires du comte de Vazère, ou le Faux Rabin, par l'auteur des Lettres juives (J.-B. DE BoYER, marquis d'Argens). Amsterdam, 1737. Pet. in- 12.

D'après une note manuscrite trouvée dans un exemplaire mis en vente publique, le marquis d'Argens, sous les traits du faux Rabin, aurait tracé le portrait d'un usurier bien connu de son temps, Isaac Meïo, L'auteur de la note dit avoir connu les enfants du comte de Vaxère. Si ces assertions sont fondées, voici encore un petit volume destiné à exercer la sagacité des Œdipes de la bibliographie.

Ménagerie nationale, avec l'inventaire et les noms des animaux et bêtes curieuses qu'elle renferme; dénoncé à l'Assemblée Nationale. De l'imprimerie de la Liberté, 1790. In-8" de 16 p.

Ce pamphet satirique, contre les membres de l'Assemblée Nationale et divers autres personnages, est accompagné d'une clef. Ainsi on voit que le lézard écailleux personnifie Camille Desmoulins; la gaf^elle commune, c'est la fameuse Théroigne de Méricourt, etc., etc. Il serait fort intéressant d'avoir une clef bien complète de ce mordant pamphlet. Disons, en passant, que beaucoup d'écrits de la période révolutionnaire sont allégoriques ou contiennent des allusions très curieuses dont il serait bien utile d'avoir le secret.

Ménippe ressuscité, ou V Assemblée tumultueuse, par M. de V***. A Veredicta, chez les frères hardis et sincères. Au repentir, 16,000 (Paris, 1770?). Pet. in-8** de 47 p. (En prose mêlée de quelques vers.)

Cette pièce fort rare, qui n'est nullement de Voltaire, comme le titre semblerait vouloir l'indiquer, est relative à la grande lutte des parlements : c'est le récit d'un songe que fait Ménippe et dans lequel il défend la royauté contre les par-

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