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trovski. Les trois pièces que contient ce volume : Chacun à sa place, VOrage et Fleur de neige, sont des merveilles de grâce, de vigueur, de ten> dresse et de pathétique.
La Grande Encyclopédie, — A lire dans la 176* livraison ; un article très intéressant sur le brigandage; la biographie du fameux chef des Mormons, Brigham Young ; celle de la marquise de Brinvilliers, la célèbre empoisonneuse; une monographie archéologique et industrielle de la brique. Dans la 177* livraison on trouvera une monographie très bien faite du Musée britannique, comprenant son histoire et sa description détaillée.
Les livraisons 178 et 179 renferment une série d'articles importants. Nous attirons spécialement l'attention sur la biographie de la famille de Broglie, qui a donné à la France une foule d'hommes de guerre, de diplomates et d'hommes d'Etat; sur une étude paléontologique de premier ordre (Brontotherium)^ signée de M. Trouessart; sur deux monographies industrielles considérables : Bronzage et Bronze, et sur les biographies du président de Brosses, de lord Brougham, le célèbre homme d'Etat anglais ; de j M. Brouardel, le médecin légiste bien connu ; de Broussais et de Broussel, le fameux parlementaire.
Nouvelles publications périodiques, — Nous recevons le premier numéro d'un nouvel organe d'instruction élémentaire : le Galilée^ revue des sciences cosmologiques, publiée sous la direction de Georges Brunel. Cette revue, illustrée de nombreuses cartes et reproductions célestes, s'occupera d'astronomie, de météorologie et de la physique générale du globe. Rédigée sur un plan entièrement nouveau, elle compte une grande variété d'articles et d'utiles renseignements sur la marche des planètes et sur les phénomènes célestes. La qualité de sa rédaction et son prix modique lui assureront le succès. 5 francs par an, 76, rue de Turenne, Paris.
Voici le programme de la Revue théosophiqucy publiée le 21 de chaque mois chez M. Sauvaistre, boulevard Haussmann, 72 (un an : 12 fr.), sous la direction de M"* la comtesse G. d'Adhémar, 10, rue Lesueur.
Altruisme : Fraternité envers l'homme, aspiration vers l'idéal, bonté pour l'animal, sympathie avec la nature. — Symbolisme : Religions et littératures. — Philosophie et sciences. — Sym-
bolismes et arts, thérapeutique. — — Tempérance. -
— Psychisme : Occultisme et Hygiène physique et morale.
- Pureté.
— Signalons l'apparition d'une feuille politique quotidienne qui prend courageusement pour titre et pour mot d'ordre le Désarmement. L'utopie d'aujourd'hui est la réalité de demain; mais que d'années passeront avant que ce demain-là arrive 1
Allemagne. — On annonce un ouvrage du D' Adolf Kohut sous ce titre : Fûrst Bismarck und die Litteratur^ « le prince Bismarck et la littérature ». L'auteur étudie le chancelier allemand comme écrivain et dans ses rapports avec les écrivains.
Tout progresse : Bismarck succède à Meceots!
— Sous ce titre original : Fromm und Fret ; eine Ostergabe in religiôsen Dichtungen^ qu'on peut traduire par « Piété et Liberté ; offrande de Pâques en poèmes religieux », M. Hermann AUmers vient de publier, chez l'éditeur A. Schwartz (Oldenbourg et Leipzig), un joli petit volume de vers dont l'inspiration première peut ne pas être goûtée par tous, mais qui gagnent accès au cœur par le double charme de la sincérité et du talent. ^
— Les éditeurs Brarhvogel et Ranft, de Berlin, annoncent comme devant paraître sous peu chez eux une nouvelle série de Litterarische Volkshefte^ sous la direction d'un jeune écrivain, Léo Berg, et avec la collaboration assurée de nombreux critiques remarqués : Avenarius, H. Bulihaupt, M.-G. Conrad, Max Nordau, etc. Chacune de ces plaquettes exposera d'une façon succincte l'une des faces de la vie moderne et se rattachera à quelqu'une des célébrités venues à l'ordre du jour; c'est ainsi que les prochaines à paraître s'occuperont de Tolstoï et le roman slave, de Gottfried Keller, l'humour et le réalisme, de Henri Heine et notre époque, etc.
Déjà une première série de dix études avait paru sous le même titre générique de Volkshefte, chez Richard Eckstein Nachfolzer à Berlin. (J.Peelman et C*, 189, boulevard Saint-Germain, à Paris.) La tendance générale est toute moderne et constate pour ainsi dire une sorte de levée de boucliers contre les engouements incompréhensibles — jusqu'à un certain point — des masses pour certaines médiocrités, ou dramatiques, comme Blumenthal, ou poétiques comme
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J. Wolff. En revanche on y soutenait vaillamment la cause de quelques grands hommes fort méconnus ou trop discutés encore par leurs contemporains, — comme Henrik Ibsen ou Richard Wagner. L'effort était à louer et à soutenir.
— L'ouvrage de F. Gregorovius consacré à YHistoire de la ville d'Athènes au moyen âge, ouvrage attendu depuis longtemps, est enfin terminé ; il paraîtra prochainement chez Cotta, à Stuttgart (à Paris, chez J. Peelman et 0% 189, boulevard Saint-Germain). Chacun sait que P. Gregorovius est l'auteur d'une volumineuse Histoire de la ville de Rome au moyen âge, dont la réputation est faite depuis longues années dans le monde savant.
— Wilhelm Jensen, l'un des premiers écrivains de l'Allemagne moderne et l'un des romanciers les plus originaux qui existent, utilise les observations et les renseignements recueillis par lui au cours de nombreuses excursions dans la Forêt Noire; il les réunit en un volume de luxe intitulé la Forêt Noire (Schwarzwald), richement illustré par de bons artistes et élégamment édité par la librairie U. Reuther, de Berlin, en douze livraisons.
Angleterre. — Eliot Stock's Book-Lovers' Litraij. — Ala jolie collection que Mr. Eliot Stock dédie aux amoureux des livres, l'auteur de The Pleasures o/a Bookworm et de The Diversion of a Bookworm, Mr. J. R. Rees ajoute The Brotherhood of Letters, Dans ce nouveau volume d'aimable et érudit bavardage littéraire, Mr. J. R. Rees se livre à la folle du logis, l'imagination, et demande à ses lecteurs de s*y livrer avec lui. Les théories esquissées, les considérations psychiques et morales, les coups d'aile vers l'idéal, avec un sens très net et toujours persistant des réalités, forment une sorte de trame irrégulière, mais solide, que brodent mille anecdotes placées à propos et spirituellement contées.
Dans la même collection vient se ranger une élégante plaquette de 80 pages, intitulée : Shakspere's Skull and Falstafs Nose; a Fancy in three Acts (le Crâne de Shakespeare et le nez de Falstaff, fantaisie en trois actes), par Belgrave Titmarsh. Quel que soit l'écrivain qui se voile sous le pseudonyme de Titmarsh, il a écrit là, sous forme dramatique, une bien amusante satire, à propos de la race inépuisable des critiques et exégètes shakespeariens.
Parmi les livres que la maison Macmillan a mis
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en vente pendant le mois de mars, nous citerons : The Swiss Confédération, par sir Francis Ottiwell Adams et C. D. Cunningham, i vol. in-8<> avec une carte (17 fr. 5o); Reports on Elementary Schools, 1852-1882, par feu Matthew Arnold, publiés sous la direction désir Francis Sandford,
1 vol. in-8» (12 fr. 40); un choix de lettres de Thomas Carlyle, fait par Charles Eliot Norton,
2 vol. in-8» (22 fr. 5o) ; The Household History of the United States and its People, par Edouard Eggleston, i vol. in-4'>, avec illustrations et cartes (i5 francs); Livingstone, par Thomas Hughes, I vol. in-8« avec portrait et carte (3 fr. 10), dans la série publiée sous le nom de Englishmen of Action; Venetia Victrix^ and oiher Poems, par Caroline Fitz-Gerald, i vol. in- 8* (4 fr. 40), et Days and Nights, poésies par Symons, i vol. in-8° (7 fr. 5o).
Belgic|[ue. — On annonce, à l'imprrmerie-librairie de M"**Monnom, à Bruxelles, pour paraître fin mai, les Chimères^ par Jules Destrée; I vol. in-4° tiré à cent exemplaires numérotés, sur papier à chandelle blanc, avec un frontispice d'Odilon Redon, deux eaux-fortes de Marie Danse et un dessin d'Henry de Groux (en souscription : 10 francs).
Bohême. — M. Vincent Zibert a publié à Prague (librairie Vilimek), en langue tchèque, une monographie des anciens usages, superstitions, fêtes, divertissements populaires, d'après les témoignages des publications antérieures. C'est une sorte de calendrier du folk-lore ; l'auteur suit l'ordre chronologique, commence au jour de l'an et finit à la Saint-Sylvestre. Les chapitres les plus intéressants sont consacrés au carnaval, aux fêtes de Pâques, à la moisson, etc. L'ouvrage est particulièrement précieux par les nombreuses citations qu'il emprunte à des ouvrages rares ou peu connus.
Espagne. — M. Francisco Tomâs y Estruch a publié chez les successeurs de N. Ramirez et C'*, à Barcelone, le beau discours sur l'éducation artistique de la femme (Educaciôn ariistica de la Mujer), lu par lui au congrès national pédagogique tenu à Barcelone à l'occasion de l'Exposition et récompensé d'une médaille d'argent. C'est un plaidoyer chaud et convaincu en faveur du goût national, contre les engouements et les importations de l'étranger. Nous souhaitons que la voix de M. F. Tomâs y Estruch, voix éloquente
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et sensée, tombe dans toutes les oreilles et fruc* tifie dans tous les cerveaux.
— Nous avons reçu de Madrid le premier numéro de El Bibliôfilo, revue mensuelle, nationale et étrangère, de la bibliographie et des arts et industries qui s'y rapportent.
États-Unis. — MM. Houghton, Mifflin et C'« ont mis en vente à partir du 23 mars : Passe Rose, roman par Arthur Sherburne Hardy, i vol. in-i6 (6 fr. 5o); A rvhite Umbrella in Mexico ^ relation lestement écrite d'un voyage dans le Mexique, par F. Hopkinson Smith, i vol. in-i6 (7 fr. 5o) ; Profit Sharing between Employer and Employée^ étude sérieuse sur la participation des employés et des ouvriers aux bénéfices du patron, par Nicholas Paine Gilman, i vol. in-8» (8 fr. yS); les Œuvres de Rowland Gibson Hasard ^ un des publicistes américains lôs plus renommés, en 4 vol. in-S" (10 fr. le vol.); Constitutional Historjr and Government 0/ the United States, par J. S. Landon, juge à la cour suprême de TEtat de New York, I voLin-S** (i5fr.) et le septième fascicule de la troisième série de leur somptueuse publication sur les papillons d'Amérique.
Notons encore un roman de Blanche Willis Howard, intitulé The openDoor, « la Porte ouverte », 1 voU in-S** (6 fr. 5o),
Italie. — La Società Bibliofila de Turin a fait imprimer un petit poème inédit en huitains, produit de l'imagination populaire qui se greffe sur la grande légende troyenne, intitulé Istoria di Patrocolo e d*Insidoria, M. F. Novati a fait précéder cette intéressante exhumation d'une savante préface; le tout forme un volume de luxe très bien imprimé à Ancône, sur papier à la forme, et tiré à 2S0 exemplaires par les soins de l'éditeur A. Gustavo Morelli (prix : 4 fr. 2 5).
Sous le titre Conversaponi di Giovanni Rosini, (Pise, E. Spoerri, 1889; i vol. in-i8°; prix : 3 fr.), M. Felice Tribolati retrace, d'une plume alerte et facile^ le tableau de la société toscane pendant la première partie de ce siècle. Sous l'abri du nom de Giovanni Rosini, il donne souvent, nrous le supposons du moins, ses souvenirs personnels et ses propres opinions. Tout défile allègrement dans ces douze Conversaponi, depuis Bismarck jusqu'à Ferdinand III, depuis Walter Scott et Goethe jusqu'à Manzoni «t « Emilio Zola », depuis Catulle jusqu'à Ossian. On y voit même « le
mariage de la Vénus de Médicis avec l'Apollon du Belvédère ». D'un bout à l'autre du volume règne un bel et vif esprit de bibliophilie, et la conversapone septima^ qui roule tout spécialement sur les « Livres nouveaux, livres vieils et antiques », double pour nous le plaisir que tout le monde doit éprouver à lire ces pages colorées, spirituelles et vivantes.
M. P. G. Molmenti vient de publier quelques pages émues à la mémoire d'un peintre vénitien, homme de grande bonté et artiste de grand talent, mort à trente-sept ans (Giacomo Favretto, Pensieri e Ricordi, Venezia, typ. Ferrari, Kirchmayr e Scozzi, 1888; in-40, 23 p.). L'émotion de M. Molmenti est communicative, et, en lisant ces plaintes et ces regrets, une indéfinissable tristesse vous poind le cœur.
Le même littérateur érudit a mis au jour (Archivio Veneto, t. XXXV, part. I, 1888) un curieux procès en calomnie poursuivi devant le tribunal de Tlnquisition par Giovanni Battîsta Corner, en 1775, en faveur de sa fille Chiara, épouse d'Alessandro Dolfin di Antonio, qui avait été victime d'un enlèvement et de violences dans des circonstances tout à fait extraordinaires.
— Nous avons à signaler chez l'éditeur S. Lapi, de Città di Castello, une étude critique sur la poésie latine populaire au moyen âge, par Annibaie Gabrielli (Su la poesia dei Goliardi, 18S9; 1 vol. in- 18, 43 p., prix : 5o cent.). On sait que le nom de goliardi était donné à des clercs vagabonds qui payaient, en composant et en débitant des facéties, l'hospitalité qu'ils rencontraient sur leur chemin. Le sujet est piquant, et M. A. Gabrielli a su présenter avec art le résumé de ce qui est connu à leur endroit.
— S. Lapi a aussi mis en vente le premier fascicule de la Créstomapa italiana dei primi secoli con prospetto délie flessioni grammaticali e glossario, entreprise par M. Ernesto Monaci (i vol. gr. in-8", v-184 p., prix : 5 fr.). Ce travail, qui sera considérable, fait, dès le début, le plus grand honneur à l'érudit qui l'a conçu et à l'éditeur qui le publie. C'est un vrai service qu'ils rendent à l'histoire de la littérature italienne.
— Sous le titre de Arte Sebepa^ un journal bimensuel de littérature et d'art se publie depuis quelque temps à Naples. Le directeur est M. Ga-
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briele Starace. (Un an : 3 fr. — Un numéro : 20 centimes.)
Russie. — Nous empruntons à la Revue critique les informations suivantes :
M. Florinski, professeur à TUniversitéde Kiev, a fait paraître un important travail sur YŒuvre législative de Vempereur Douchan (in-8% Kiev, i888). Après une introduction consacrée au gouvernement du célèbre empereur serbe, M. Florinsky passe en revue les Chrysobules et les Chartes de Douchan; il étudie son code {Zakonnik] et résume ce que Ton sait des compilations serbes sur le droit byzantin.. L'ouvrage est suivi d'un appendice renfermant les principaux textes législatifs, d'un index détaillé et de deux facsimilés.
—M. Modestov vient de publier (S.-Pbg, imprimerie Balachev) un volume sur la France. C'est un recueil d'essais qui ont paru dans les revues ou dans les journaux. L'auteur y étudie un certain nombre d'écrivains français (Renan, Jules Simon, Thiers, Désiré Nisard, Louis Léger), et expose ses vues sur un certain nombre de questions pédagogiques ou politiques. Il est à souhaiter que ce livre d'un écrivain bienveillant et bien informé ait de nombreux lecteurs en Russie.
— M. P. W. Likhatchev édite à Saint-Pétersbourg (même imprimerie) un travail considérable
sur les Clercs delà chancellerie russe au xvi* siècle. C'est une importante contribution à l'histoire de l'administration russe. L'auteur a tiré les éléments de son travail des archives de Saint-Pétersbourg et de Moscou.
Le D' A. Telnikinn publie, à Saratoff, un journal de vulgarisation, en langue russe, dont le titre peut se traduire ainsi : Aide à l'Enseignement par soi-même. Il fait appel à la collaboration des écrivains de toute nationalité et acceptera des articles ou lectures populaires sur toutes les parties des sciences, des arts et de l'industrie, en russe, en français, en anglais, en allemand, en polonais, en italien, en espagnol et en suédois. Il se charge de les faire traduire exactement, et payera ses collaborateurs d'après une moyenne de 3o roubles la feuille, pour un tirage de 3,6oo exemplaires. Il enverra son prospectus détaillé à quiconque lui en adressera la demande à Saratoff, Russie. Cette entreprise semble mériter encouragement et appui.
Serbie. — M. Karitch, professeur au gymnase de Belgrade, a fait paraître récemment une monographie considérable du royaume de Serbie sous ce titre : la Serbie^ description du pays y du peuple et de l'État (in-8®, 93 5 p.). C'est l'ouvrage le plus complet qui ait paru sur la Serbie depuis celui de Militchevitch. Il est orné de cartes et de gravures qui en rehaussent l'intérêt.
Les livres photographiés. — S'il est des ouvrages dont on ait des éditions au choix, Paul et Virginie et les Fables de La Fontaine sont de ceux-là. Les éditions de poche ou plutôt de gousset que vient de donner la librairie Marpon et Flammarion pour inaugurer une collection qu'elle appelle bibliothèque-miniature ne se singularisent ni par l'illustration, il n'y en a pas; ai par un commentaire nouveau, on n'en a mis d'aucune sorte ; ni par une revision spéciale du
texte. Elles ne sont pas hors de portée pour les bourses modestes ; on en peut citer pourtant qui sont meilleur marché. Le format est extrêmement exigu sans nuire k la netteté du texte ; mais on connaît déjà les impressions microscopiques; elles forment une section connue de la fantaisie bibliographique ; on n'en abuse pas, parce que le maniement de caractères trop petits est un redoutable travail de patience pour les compositeurs les 'plus exercés, que toutes les
opérations de la correction, de la mise en pages deviennent des plus délicates ; après tant de tracas, on a un livre que les curieux se montrent, mais que personne ne lit, à moins d'être ennemi de ses yeui. Ce n'estjamais pour faire une affaire, , mais pour faire montre de leur habileté professionnelle, que les virtuoses de l'imprimerie ont abordé ces expériences. Les bibliophiles sévères pourraient reprendre quelque chose aux nouvelles éditions, surtout au point de vue des marges qui sont un peu étriquées, et, quoique la netteté typographique ne laisse rien à désirer, il est impossible d'en recommander la fréquentation aux personnes dont la vue est affaiblie. Les deux volumes des Fables notamment invitent à l'emploi de la loupe.
Quant à la correction du teste, elle est tout à fait recommandabIe;e]le est exactement la même que dans les éditions, si renommées sous ce rapport, de Didot l'aîné. On est absolument sûr, chose sans exemple dans les réimpressions successives des ouvrages devenus classiques, qu'il ne s'est pas glissé de nouvelles coquilles; mais celles qui ont pu échapper par grand hasard aux plus méticuleux correcteurs, — il en reste toujours si peu que ce soit, — n'ont pas été redressées. Ce qui donne, en effet, leur intérêt à ces petits volumes qui semblent imaginés pour garnir des bibliothèques de poupées, c'est qu'ils sont la reproduction mécanique, photographique pour dire le mot, des majestueux in-folio révérés sous le nom d'éditions du Louvre. L'imposant cicéro y devient lilliputien sans que les types connus aient cessé d'être reconnaissables. On a déjà beaucoup usé des procédés héliographiques pour donner le fac-similé de quelques pages de manuscrits précieux, de croquis ; tout le monde connaît des réductions, des vues eo quelque sorte de journaux, dont on trouve de nombreux échantillons dans l'Annuaire Mermet. Des prospectus de journaux illustrés et de grandes publications artistiques offrent des spécimens réduits à la moitié ou au quart. Il semblait jusqu'il présent que le priï de revient de ces reproductions dût être trop élevé pour être appliqué à la fabrication de volumes entiers. Il est aujourd'hui visible que la chose est devenue praticable.
C'en est fini de toute la peine que se sont donnée les imprimeurs pour reproduire de la façon la plus approchée possible de vieux livrets devenus rares. On faisait restituer exprès par les fondeurs en caractères des types devenus hors d'usage; on avait des caractères gothiques, par exemple, qu'il fallait bien employer pour reproduiredes monuments typographiques de provenance diverse, en n'obtenant par conséquentqu'une ressemblance
approximative. On sait quels frais et quels soucis se sont imposés les libraires Sylvestre et Techener, l'imprimeur Cra pelé t et nombre d'imprimeurs artistes de province pour restituer leur aspect archaïque à des pièces de toute rareté. Quand on a voulu garder la physionomie plus exactement encore, on a fait copier les livres page à page comme des dessins par des artistes exercés; le nom de M. Adam Pilinski, qui a refait les pages manquantes à des exemplaires précieux de livres introuvables, de façon à exiger toute l'attention des experts, et qui a préparé le fac-similé des plus rares xylographies, est connu de tous les bibliophiles. Tout cela est en train de devenir une peine superflue. La photographie n'a pas plus de raison de bouder devant le vieil incunable que devant l'édition ta plus moderne ou la plus vulgaire. Si l'on peut réduire lesgrandïs éditions, on peut aussi bien amplifier les petites, et rien n'empêche la reproduction pure et simple en format identique. Le fac-similé est ainsi absolument irrécusable, et l'on ne manquera même pas la faute d'impression qui distingue la bonne édition et qui ne se retrouve point dans la mauvaise.
Cette perspective ne va pas encore à menacer l'imprimerie en caractères mobiles. Avant de pouvoir reproduire un livre, il faut qu'il ait été établi, et puis les procédés dérivés de la photographie ne se prêtent pas aux corrections et aux améliorations ; elles figent le texte, le prennent comme immuable. Mais cela même aurait singulièrement séduit Victor Hugo, par exemple. On sait quel était son rêve : après avoir établi le texte définitif de ses ouvrages, il aurait voulu que des clichés inaltérables en fussent déposés à la Bibliothèque nationale et qu'il ne fût jamais permis dans la suite des siècles d'en donner une édition qui ne fût tirée sur les planches poinçonnées par l'auteur. Que ce vœu soit parfaitement conforme aux intérêts de la gloire du poète, que l'interdiction de faire un choix dans ses oeuvres et de les annoter au besoin ne risque pas de rendre son bagage trop peu maniable et d'attiédir la fidélité des générations à venir, c'est une question à débattre; mais il est certain que la reimpression phototypique serait une ressource admirable pour les éditions ne varietur;\\ y aura même ceci de merveilleux, c'est que, sans risquer une inadvertance dans la collation du texte, ni la chute d'une lettre, on peut donner la même édition, page pour page et lettre pour lettre, dans tous les formats, sans qu'une variante puisse se produire entre l'in-folio des cabinets de grands amateurs et l'édition glissée dans la poche de côté de l'étudiant en vacances. {Le Temps, 9 avril.»
A TRAVERS JOURNAUX ET PÉRIODIQUES
FRANGE
— Nous citerons dans le Bulletin du Bibliophile (mars-avril), outre la continuation des articles déjà signalés, une courte étude sur les deux Boulard, le bibliographe et le bibliomane.
— Dans V Indépendant littéraire du i5 avril, M. Emmanuel Besson commence une spirituelle et attachante étude sur André Theuriet, et M. Félix Rabbe poursuit son travail sur les « Rieurs de la Révolution ».
— La Revue bleue du 6 avril contient une étude sur M. Henri Meilhac, laquelle à ses autres mérites, joint celui de l'actualité. Elle est due à M. Paul Des jardins.
— Sous le titre : Les Agences de renseigne» ments littéraires au xix* siècle^ M. A. Cabanes parle avec éloges, dans la Revue des Sciences et des Lettres du i5 mars, de notre Revue le Livre et du Bulletin des Sommaires de M. Limousin . Qu'il nous permette de rétablir, en le remerciant, deux points inexacts. Le Bulletin des Sommaires a plus de trois mois d'existence, puisqu'il est dans sa deuxième année ; il n'a pas fusionné avec le Livre^ mais il est servi à tous les abonnés de cette Revue, ce qui a permis à notre publication d'attribuer à des sujets plus vivants l'espace qu'elle consacrait auparavant au Sommaire des Périodiques, tout en donnant à ses lecteurs une plus grande abondance de renseignements spéciaux qu'auparavant.
— Nous recommandons dans le Samedi-Revue du b avril, la causerie littéraire intitulée : M, Scherer et son hérésie littéraire^ et signée Victor Fournel. Dans le même numéro, le comte F. de Nion parle du roman de Stendhal découvert par M. Casimir Stryienski, et publié par la maison Quantin : Lamiel.
— Parmi, les articles delà presse quotidienn-: les plus remarquables, nous citerons, sachant bien que nous n'en donnons qu'une infime partie :
— Les Débats (i6 mars) : Note sur la Société des anciens textes français y par M. Paul Desjardins.
(23 mars): la suite du travail de M. Henri Chantavoine, sur Romans et Romanciers.
(3o mars): £^5 Portraits de Femmes de M. Paul Bourgety par M. Paul Desjardins.
— Écho de Paris, Ce journal, où Théodore de Banville fait de temps à autre voleter une odelette et où il conte périodiquement ses merveilleuses histoires, à la fois si impossibles et si vraies, publie, depuis le 6 avril, une étude de M. Edmond de Concourt sur la Clairon^ d'après les lettres autographes et les rapports de police du temps. Nous notons, en outre, le 28 mars, un article sur la Jeunesse^ signé Nestor, où M. Henri P'ouquier jette un coup d'ceil mélancolique et rétrospectif sur les enthousiasmes de la vingtième année.
— Estafette, Vient, paraît-il, d'être vendue à M. Jules Ferry qui y combattra son bon combat. Dans le numéro du 23 mars, joli article de M. Jules Case sur le cabaretier- chansonnier ultraréaliste Aristide Bruant. Le morceau a pour titre : la Lèpre parisienne,
— Événement (3 avril) \ Art e.t Psychologie, à propos de M. Paul Bourget, par M. Fritz Du Bois.
(7). La Société de Balzac, par M. Jean Lorrain.
(10). Af. Jules Lemaîtrcy étude à Temportepièce, qui gagnerait en autorité si l'auteur ne faisait, vers la fin, intervenir sa personnalité. Elle est signée de M. Félicien Champsaur.
(14). La grande Conspiration des Félibres de Paris, par M. Charles Maurras.
— Figaro. Ce journal a continué, dans ses suppléments, la, publication de la correspondance inédite, si précieuse pour la psychologie de l'écrivain et pour l'histoire littéraire du temps, laissée
par Gustave Flaubert. Citons aussi (3o mars), un article très amusant et très sensé intitulé Droit au phgiiil, et signé Caliban,à propos de la polémique récente entre MM, Aurélîen Scholl et Deslandes.
— Gil Bliis. En dehors des ravissantes histoires que .lean Richepîn y publie chaque lundi et parmi Icaquelles on peut citer : la Tripière (2ii mars!, cr surtout la Casquette (ï avril), comme les chefs-d'œuvre achevés du genre, le Gil BUs donne, depuis le 6 avril, en feuilleton, Amaidée, ce poème en prose M. Barbey d'Aurevilly, qui cii^il naguère l'objet d'une note dans le Livra ex diins d'autres publications bibliographiques.
— Liberté 1:2 mars). Sous la rubrique A travers champs, le chroniqueur qui signe P. P. fait le procès à la Pt.Une en danger, de MM. de
(25), Causerie sur le duc d'Au ma le et l'^iïtoire des princes de Condé, par le même rédacteur.
— Matin (4 avril). John Bright, par M. John
— (lîl. LMimi/eur, par M. Gaston Jollivet.
— Moniteur universel [iï avril) : Un article sympathique de M. Lorédan Larchey sur l'ouvrage de M. Albert Rouxel : Chronique des élecliont à l'Académie française. Ce n'est pas de l'actualité; mais il n'est pas mauvais de rappeler l'attention sur des livres que le public a une tendance naturelle à vite oublier.
— Paris li.j mars), L'Exégète Scherer, pat M. Gustave Isambert.
— Parti national (29 mars). Le feuilleton de M. Francisque Sarcey sur deux livres récents : François Miguel, par Edouard Petit, et le Joug, par F.ufiéne Ddord.
KTRAnaSR
Angleterre. — Dans VAthenivum du 3o
Mr. William Blades, l'ennemi des des livres, donne les règles les plus précises pour reconn^iître, par la disposition des filigranes I IVaiL-r-niarks), le format des vieux livres et des livres modernes fabriqués avec du papier à
— Mr. W. Roberts donne dans le Bookworm d'avril, sous 1^! signature A Bookhunler, un joli croquis du savant bibliographe et bibliophile Mr. R. Coplcy Christie, dont nous avons si sou-
vent le plaisir de citer le nom dans nos colonnes. — Le même infatigable et inépuisable écrivain a commencé dans le Scotsman (1" avril) une série d'articles sur le commerce des livres en Ecosse, Boûkselling in Scotland], destinés, nous l'espérons, à être le noyau d'un nouveau volume qui formera un digne pendant au remarquable ouvrage dont nous rendons compte dans notre bulletin des bibliothèques, The Earlier History of English Bookselling.
— The Echo {23 mars) rend compte d'un livre intéressant sur les Eventails (Fans), dû à lady Charlotte Schreiber. Bien qu'écrit à un point de vue différent, il n'est pas, dit le critique, indigne de tenir une place à côté du grand ouvrage de M. Uzanne : l'Éventail.
— Nous remarquons dans The Ma^a^ine 0/ Art, pour avril, la suite du travail sur les paysagistes romantiques que Mr. David Croal Thomson appelle 0 l'école de Barbizon 0, où il est spécialement parlé de Diaz, et quelques pages curieuses et érudites de Mr. W. W. Fenn, intitulées Shakespeare and the Art of Painting.
— Nous relevons avec plaisir dans le Satnriay Review du 6 avril une notice flatteuse sur le récent ouvrage de M. A. Baluffe, Autour de Molière, dont le reviewer anglais conseille l'acquisitionaui quelques moliéristes que compte le Royaume- Uni : il ne s'agit pas, bien entendu, des admirarateurs de Molière, qui y sont innombrables.
— Encore notre ami, Mr. W. Robert!, le rédacteur en chef du Bookworm ! Il donne au numéro de mars du journal Stationery and Booksellers un article piquant intitulé Publishers as Authors (les éditeurs en tant qu'auteurs).
États-Unis. — The American Bookmaker
(février). Cette belle publication de New York, dont nous avons souvent l'occasion de parler, continue à étudier la reliure comme art et comme industrie, et à en donner des spécimens intéressants. La revue des Books. Booklets and Brochures, débute par ces lignes flatteuses pour nous : « On trouvera le Livre de décembre particulièrement riche en travaux originaux ayant trait aux livres. 11 s'ouvre par un morceau de valeur sur l'harmonie dans la forme des livres, avec illustrations et diagrammes : c'est un article que devraient étudier tous ceux qui s'intéressent à l'art. Il est suivi d'une réunion de faits curieux relatifs à la destruction volontaire des livres. La reliure artistique est représentée par une fine photogravure d'une reliure de Ru-
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ban, relieur d'art parisien, en maroquin du Levant avec des ornements japonais en argent et or. Les livres d'étrennes ont leur bonne part de comptes rendus. Il n'est pas jusqu'aux annonces illustrées qui ne soient pleines d'intérêt pour les Imprimeurs et les éditeurs de ce côté-ci de l'Atlantique. »
— The Nation du a i mars publie une correspondance de Sl-Pétersbourgsigniielsabel F. Hapgood, qui contient un tableau spirituel et animé de la bibliothèque impériale de cette ville, et surwm de la manière dont le service y fonctionne. Nous nous plaignons souvent — quelquefois avec raison — de notre Bibliothèque nationale, rue Richelieu. Nous nous plaindrions moins volomiets, semble-t-il, si nous revenions de Saint-
Pétersbourg. Le mot qui résume l'impression de Miss ou Mrs. Isabel P. Hapgood est celui-ci Le gens de la Bibliothèque publique impéria n demandent qu'à être complaisants, mais il n savent comment s'y prendre.
— The North American Review, sous la d tion de Mr. Allen Thorndike Rïce, publie, dan son numéro d'avril, au milieu d'études for m portantes, mais d'un intérêt trop spécial — ou trop général — pour nous arrêter ici, un fragmen autobiographique de l'auteur et acteur dr ma tique Dion Boucicault r the Début of a Dr ma tist; Interviemng as a Factor in Journalisn (Du rôle de Vlnterview dans le journalisme), par H race Townsend, et Count Tolstoï and his Cr par Alfred H, Peters.
gTOROLOeifl
FRANCK
— Une de» grandes figure» lillérairesde ceiempsti, uo écrivain d'entière sincérité et de haut vol, M.JuIm Barbey d'Aurevilly, est mort le 24 avril. Il tuu ni tn 1808. C'est une perte irréparable pour les Iflires françaises, c'est un deuil personnel pour le Unre qu'il avait toujours suivi avec iniérét et dont le rsJicteur en chef lui éuit particulièremcnl cher. Notre revue parlera plus à loisir et avec les dévelop- Ptmtnti qu'un tel sujet comporte du maître écri- '■in, de l'honafte et grand arlitte de lettres que nous pleurons.
^ Ou annonce de Rouen la mort du dessinateur ^lintau (avril),
Dani sa jeunesse, M. Asselineau fut attaché au musée d« Madrid, sous la direction MaJraiio. De retour en ffaocï, il travailla longtemps à l'illustration d'un ouirage publié par M. le baron Taylor, le Moyen 'ig' pittoresque, sous la direction de ViolIel-le-Duc. I-'artisie était âgé de quatre-vingt-deux ans. foui les collectionneurs du Havre l'iBwrët que présentent, au point de vue de l'hisl locale, [es lithographies si fidèles de M. Asselîm qui il égalemeni de nombreux dessins pout
rrjitce de m
—• Nous apprenons la mort du docteur Paul B cou, ex-assistant d'anatomie pathologique à Ge conservateur du musée de Bicéire, ancien profe d'inlîrmiers et d'infirmières de cet hospice. 1 décédé le 7 avril, dans sa quarante et unième an
Réfugié en Suisse après sa participation actîv u événements de leur des facultés de Gen
à Paris
:l de Strasbourg. Ap
doctorat et fut re;u docteur de la faculté de F après une thèse remarquable ec qui fui rëcompe Collaborateur assidu du Progrès médical, il h soit seul, soit en collaboration avec son maît ami le docteurBourneville, plusieurs ouvrages re quables et des observations des plu:
— Le doyen des étudiants de France et plus grands savante du monde, M. Chèvre éteint en avril dernier, âgé de cetit quatre ar
^ On annonce la mort (avril) à Tours, à l'âg d quatre-vingt-quatre ans, de M. Dulac, ancien p de la Dordogne, ancien député à l'Assemblée co tuante. M. Dulac avait été bibliothécaire à l'École des beaux-arts de Paris.
^— Nou* apprenons la mort (avril} de M. Victoi Adolphe Malle-Brun, secrétaire général honoraire d la Société de géographie, et géographe distingue.
Le défunt était le fils du célèbre géographe de c nom, tnort en i832. Il avait soiïaDle-treiie «os. — -lîti— -
^— Un auteur dramatique de talent, inonde des plus sympathiques, le co Najac, est mon le lo avril. U était n<
un homme da nte Emile de à Lorïent en
' Weltalt Enlaiicklung des Geiates (16 mars). Il était
, Igé de soixante ans.
^— Angleterre. — Un des écrivains les plusfé-
; coods de la Grande-Bretagne, rédacteur en chef de
< keepsabes comme the Amulet, de grands joumaui
, comme tht Art youmat, et auteur de centaines de
; volumes de genres divers, Mr. Samuel Carter Hall,
i est mort le 16 mars, i l'âge de quatre-vingt-huit ani.
— M. Louis Ulbach est mort le 16 avril. Il était
né i Troyes le 7 mars i8iï.
Après avoir collaboré à l'>4rrj»W et au Musée des familles, il retourna à Troyes en 1848, oîi il devint rédacteur en chef d'un journal politique, le Propagateur de MuÈe. Poursuivi pour un de ses articles, il fut acquitté après une plaidoirie de Jules Favre.
Après le 1 Décembre, L. Ulbach prit la direction de la Revue de Paris. Ceue revue fut supprime'e en i85S. Il collabora ensuite au Temps, puis au Figaro. 11 pu- ■ blia également une série de Portraits contemporaine 1 qui eut un certain succès.
En 1868, Louis Ulbach publia, sous le pseudonyme ■ de Ferragus, la Cloche, petite brochure hebdomadaire | politique dan» le genre de la Lanterne el où il attaquait violemment l'Empire, ce qui lui valut tine , condamnation à six mois de prison. 1
En tSiîg, U Cloche devint un grand journal poli- j tique qui soutint la politique radicale.
Quoique ayant combattu la Commune dans son , journal, M. Louis Ulbach fui néanmoins poursuivi | devant un conseil de guerre et condamné à trois ans de prison et G.ooo francs d'amende. Ses protestations , aboutirent à faire réduire «a peine à trois mois de prison et à 3, 000 francs d'amende. Son journal disparut en 1871.
Dés lors, Louis Ulbach s'occupa eiduaivement de littérature. Il fut nommé, en 1878, bibliothécaire de l'Arsenal.
Louis Ulbach a beaucoup écrit. Ses romans sont nombreux et ont presque tous obtenu un certain succès. Il a moins réussi au théâtre. Il marqua surtout comme journaliste politique et chroniqueur disert
ialiste de talent, M. René Vaillant, est mort à la fin de mars, à l'âge de trente-sept ans. Ancien oflicier de marine démissionnaire, très instruit, ayant étudié certaines parties de l'économie sociale, entre autres le régime del'asstirance, il faisait dans les 1nf;e* une propagande active et eut quelques aniclei ires remarqués dans la Revue socialiste.
-'^Ul'
— Allemagne. — Nous apprenons philosophe allemand Ludwig Noire, au
^— Un edueationist distingué, le D' Benjamin Hall Kennedy, professeur de grec à Cambridge et auteur de plusieurs livres scolaires de grand mérite, est mon à Torquay, le 6 avril, à l'ige de quatre-vingt-quatre
Un romancier fécond, M. Percy Bolingbroke St.
John, est mort en Angleterre, le i5 mars, à l'âge de soixante-huit ans.
N'oublions pas d'enregistrer la mort de M. John Bright, l'illusie libre-échangiste, le chef de l'école de Manchester (avril).
— Espagne. — On annonce la mort de M. Antonio de La Callequi, en ces derniers temps, adressai! â la justice des correspondances surlesafFairesd'Eipagne (fin mars).
Compromis dans le mouvement communaliste de Carthagène, M. Antonio de La Galle a passé la dernière partie de sa vie loin de sa patrie, en Suisse et