‹ Le livre (volume 4)Chapitre 44 sur 129 · PL · texte numérisé non relu

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Journal (i 3 mars), la /^rea/ attraction de la bibliothèque Klemm, c'est qu'elle renfermait à peu près toutes les « premières impressions de toutes les villes de l'Europe où fonctionna jamais une presse à main » ; 5 lo localités figurent, à ce titre, dans le catalogue. Les perles de la collection étaient la Biblia latina de 42 lignes, imprimée à Mayence vers 1455 par Gutenberg et Fust, et le Psalterium de Fust et SchœfFer (Mayence, 1457). Notons encore, sans parler de plusieurs centaines d'incunables, le Pline de 1* « officine elzévirienne » (Leyde, i635), et un exemplaire de la Bulla contra errores Martini Luther (Rome, i52o), qui a servi à Ulrich de Hutten pour sa réplique à la bulle papale, et dont tous les feuillets sont couverts de notes de sa main.

Angleterre. — The Academy nous apprend, dans son numéro du 2 3 février, que MM. Hodges, Figgis et C*', de Dublin, se sont rendus acquéreurs d'un livre extrêmement rare, intitulé Justa Edouardo King, Naufrago^ ab Amicis Mœrenti^ bus Amoris et {«.vitaç xapiv, et contenant la première édition du Lycidas de Milton. Cet exemplaire vient de la bibliothèque du révérend Thornhill, et lui a servi pour la réimpression qu'il en a donnée en 1 835 à la « Dublin University Press ».

— Quelques amis du défunt Arthur F.-A. Paley ont acheté la partie de sa bibliothèque ayant trait aux littératures classiques et en ont fait présent à Cavendish Collège, Cambridge.

— M. George Gatfield, du British Muséum, projette de publier un guide bibliographique du blason et de la généalogie (Guide to Books relating to Heraldry and Genealogy). Il contiendra plus de 1 3,000 articles et formera un supplément nécessaire aux autres ouvrages sur la matière, tels que le Manuel^ de Sim, et le Guide du généalogiste y de Marshall.

— M. Eliot Stock vient de publier son second volume de Book-Prices Current, enregistrant les prix atteints par les livres en vente publique depuis décembre 1887 jusqu'en novembre 1888. Une préface, courte, mais substantielle, résume clairement l'enseignement qui ressort de tout le recueil, quant à l'élévation ou à l'abaissement des prix suivant la nature des ouvrages. La division par vente observée dans le volume serait incommode, malgré son intérêt historique, si un index alphabétique d'une grande clarté ne rendait

pas les recherches promptes et faciles. En somme, on ne saurait estimer trop haut les services qu'un tel travail est appelé à rendre aux bibliophiles non moins qu'aux bibliopoles.

Une histoire de la librairie anglaise, — Nous annoncions, dans notre dernier numéro, un livre d'un haut intérêt bibliographique, l'histoire du commerce des livres en Angleterre jusqu'au commencement du xviii* siècle, par Mr. William Roberts, dont nous avons souvent l'occasion de citer le nom *. Les ouvrages de cette nature et de cette valeur sont rares, et nous demandons la permission d'en entretenir le lecteur un instant. Carlyle, le grand historien, disait qu'on aurait profit à échanger dix histoires ordinaires de rois et de courtisans contre la dixième partie d'une bonne histoire des libraires. Et, en effet, l'histoire des livres, qui est Thistoire même de l'esprit humain, est intimement liée à l'histoire de ceux qui les vendent ou les fabriquent, et il est impossible d'étudier ceux-ci sans apprendre à connaître et à aimer ceux-là. M. W, Roberts divise son livre en deux chapitres : le premier traite succinctement, mais avec une compétence qui seule permet d'être à la fois complet et concis, du commerce des livres avant l'imprimerie; le chapitre II est intitulé V Aurore de la librairie anglaise (the Dawn of English Bookselling) ; puis viennent la librairie au temps de Shakespeare et la librairie au XVII* siècle. Dès lors, le sujet est trop vaste pour être présenté d'ensemble ; il faut le considérer dans ses différents côtés et dans ses détails. De là les chapitres sur le commerce des livres dans Little Britain, sur London Bridge, en d'autres localités plus particulièrement propres à ce trafic, et les nwnographies des grands libraires, Jacob Tonson, Bernard Lintot, qu'une satire du temps représente comme ne laissant pas moisir les livres dans sa boutique et n'y voulant que des nouveautés :

I keep no antiquated stufF,

But spick and span I hâve enough;

Edmund Curll, John Dunton et Thomas Guy. Ce dernier mourut le 27 décembre 1724, laissant beaucoup de legs charitables et un hôpital qui porte son nom (Guys Hospital). C'est là que s'arrête le livre de Mr. W. Roberts, jusqu'à ce qu'il se sente obligé, par le succès de ses premiers efforts, à continuer cette histoire du commerce des livres

I. The Earlier History 0/ English Bookselling, by William Roberts. London, Sampson Low, Marston, Searle, and Rivington, 1889; un vol. pet. in-8*. Prix : 7 sh. 6 p. (8 fr. 75).

GAZETTE BIBLIOGRAPHIQUE

en Angleterre à travers le xviiPsièdejusqu'à nos jours. Nul mieux que lui n'est préparé à cette tSche ; ce qu'il a fait prouve ce qu'il peut faire, ei nous considérons que ce livre sur les commen- «menls de la librairie anglaise est comme un engagement d'honneur d'aller jusqu'au bout.

Nous aurons l'occasion d'en reparler et de lui faire quelques emprunts.

— Nous relevons, dans une des ventes faîtes par MM. Sotheby, Wilkinson et Hodge, à Londres, en février dernier, quelques prix qui prouvent que nos beaux livres n'ont perdu ni faveur ai valeur â l'étranger : un exemplaire des chansons de La Borde |iî73) a atteint 83 livres sterling (2,075 francs) et un La Fontaine des Fermiers généraux 43 livres f',075 francs).

Belgique. — La Belgique, le Brésil, les États- Unis, l'Italie, le Portugal, la Serbie et la Suisse ont signé, le 1 5 mars, une convention par laquelle ces États s'engagent : i" à créer un bureau chargé du service des échanges ; 2' à échanger les documents officiels, parlementaires et administratifs qui sont livrés h la publicité dans le lieu d'origine, et les ouvrages exécutés par ordre et aux trais des gouvernements. Les bureaux d'échange sen'iront en outre d'intermédiaires officieux entre les corps savants et les sociétés littéraires, scienlifiques, etc., des États contractants, pour la réception et l'envoi de leurs publications. Mais il demeure bien entendu que le rôle de ces bureaux se borne à la transmission en franchise des ouvrages échangé set qu'ils ne prendront aucunement l'initiative de provoquer l'établissement de ces relations. Les Etats qui n'ont pas pris part à la présente convention sont admis à y adhérer sur leur demande. — Les bibliothèques publiques et particuiicres ont là de grandes ressources et des facilités dont elles voudront toutes profiter. Nous ne savons si pareille convention est passée entre la France et les autres États. Sans doute, les échanges de publications officielles et diplomatiques se font en vertu d'un usage, mais n'est-il pas préférable que cet usage soit réglementé et soustrait à tout caprice? En tout cas, nous ne voyons figurer, parmi les signataires de l'engagement ci-dessus, ni la France, ni l'Angleterre, ni l'Allemagne. Il semblerait pourtant que l'exemple eût dû partir de ces grandes

—Nous avons eu plus d'une fois l'occasion de parler avec éloge de M. F. Nizet et de son système de catalogue idéologique. 11 l'appliquait

particulièrement, comme on sait, aux périodiques de la Bibliothèque royale de Bruxelles.

Ce catalogue spécial comptait déjà plus de cent ' mille fiches, présentant un dépouillement de nombreuses revues (Revue des Deux Mondes, Nouvelle Revue, Correspondant, Revue générale de Bruxelles, Revue des questions historiques. Revue des questions scientifiques, etc.). Les lecteurs en tiraient le plus grand profit ; mais l'administration défendit, l'an dernier, à M. Nizet d'entreprendre le dépouillement de nouvelles revues, lui permettant seulement de dépouiller celles qu'il avait commencées. Le 33 décembre 18S8, l'administration mit sous clef te meuble qui contenait les fiches déjà rangées, en ravissant ainsi l'usage aux lecteurs, et ôtam à M. Nizet le moyen de continuer son dépouillement. Nousnous demandons quel a été le mobile de l'action des administrateurs? Ce n'est pas l'intérêt des travailleurs, à coup sûr.

Étatfl-UniB. — M. Frederick M. Crunden, bibliothécaire de Saint-Louis Public Library, a bien voulu nous adresser son rapport annuel sur l'institution qu'il administre si heureusement et qui ne compte pas moins de 70,000 volumes. Cette bibliothèque, ouverte à tous, est, en outre, organisée de manière à offrir des facilités spéciales aux élèves de l'école publique de Saint- Louis. C'est là un trait à noter, et, dans bien des cas, à imiter.

Italie. — Le pape Léon XIII a envoyé en présent à le Bibliothèque d'Imola un magnifique volume in-folio contenant huit ouvrages divers en caractères latins, grecs e

— Un archéologue èroinent, le comte Gozzadoni, mort récemment, a laissé à la ville de Bologne sa splendide bibliothèque, ses archives de famille et sa collection d'armes.

Catalogues. — Du 37 au 3o mars, M. Deiestre et M. £m. Paul (de la maison Labitte) ont vendu à la salle Silvestre la bibliothèque de M. Augustin Le Clercq. Le catalogue, publié chez Labitte, est riche en ouvrages sur l'Espagne, le Portugal, les États barbaresques ; on y remarque de nombreuses éditions des œuvres de Cervantes et une intéressante collection de voyages. — M, Charavay nous a envoyé le catalogue de sa vente d'autographes provenant du cabinet de M. Henri Leydontès (4 avril), où se trouvent de nombreuses pièces historiques.

tt:

Vf*!

Les auctioneers de Londres, MM. Sotheby, Wilkinson et Hodge, ont vendu, le 20 mars, une intéressante collection de livres italiens des xvi', XVII® et xviii* siècles; et, du 2 5 au 27, une partie de la bibli.Qthèque du duc de Buccleugh. Pour n'être composée que de ses doiibles et d'un certain nombçe.de volumes qui n'intéressent plus S$i. Grâce, cette vente comprenait des ouvrages comme VArioste de Baskerville, le Boccace de Çplogne,.i7i2, et celui de Florence, Giunta, 1527, de premières éditions de Byron, le Corneille de 1765 avec les figures de Gravelot, le Shyp of Folys de Brant, imprimé par Pynson, iSog, les Chroniques d'Angleterre de Caxton, 1480, des Heures manuscrites du xv' siècle^ les Dictes and Sayengis of the pkilosophers, une des premières impressions authentiques de Caxton, le Monasti- Con Anglicanum de Dugdale (i655), la première édition des Voyages de Gulliver y et un grand nombre d'ouvrages précieux ou recherchés.

Les mêmes conimissaires-priseurs ont vendu, du 28 au 3o mars, une intéressante réunion de livres et de manuscrits provenant de différentes sources et où l'on remarque un certain nombre de beaux ouvrages français des xvi«, xvii* et XVIII* siècles, et du i" au 3 avril, la bibliothèque de Mr. Alexandre E. Burnett, d'Edimbourg, remarquable surtout pour ses éditions de Dickens et de Thackeray, et pour sa suite de livres illustrés par Cruikshank, Rowlandson, Leech et autres grands caricaturistes anglais.

Parmi les catalogues de libraires qui nous parviennent, nous citerons le Bulletin mensuel de la librairie Rouquette^ passage Choiseul^ toujours bien fournie de beaux livres à des prix généralement abordables; les catalogues mensuels des librairies Th. Belin (29, quai Voltaire), Lehec (37, rue Saint-André-des-Arts), E. Cretté (i et 3, galerie Véro-Dodat), A. Détaille (6, rue des Beaux-Arts), ce dernier toujours assez riche en autographes, et len" 11 des catalogues Liseux (19, passage Choiseul).

De province : le Bibliophile de GuiennCy catalogue mensuel de la librairie Moquet, à Bordeaux, et le catalogue d'avril de la librairie Mismaque, à Tours,

L'Angleterre nous envoie le n9 95 des catalogues de M. Bernard Quaritch (Piccadilly, Londres), bourré, comme toujours, de grands ouvrages et de volumes rares et précieux en toutes les langues ; et l'Italie, les n** 3 et 4 des catalogues de la librairie Levino Robecchi (via San Paolo, Milan).

Il n'est pas hors de propos ici de donner la substance d'un article que ïke American Book^ maker (février) consacre aux premiers catalogues imprimés. Il n'est guère possible, dit-il, de déterminer quel fut le premier de ces catalogues et la date exacte de son apparition. Beckmann, dans une étude très insuffisante sur les Catalogues of Books (History of Invention^ 522-527, éd. de Bohn). cite Le Mire ou Mirseus, qui assigne à l'année i554 les premiers catalogues imprimés. Il y a tout lieu de croire qu'il ne se passa guère plus d'un quart de siècle entre l'invention de l'imprimerie et l'impression de catalogues. C'étaient probablement tout d'abord de simples annonces ou circulaires, comme la feuille (broadside) que Caxton publia vers 1477, pour avertir qu'on trouvait à son enseigne les règles qui doivent guider le prêtre lorsque plusieurs offices tombent le même jour. Mais la première liste importante que l'on connaisse est celle que publia A. Koburger, de Nuremberg, vers i486, et qui commence par ces mots : Cupientes emere libros infra notatos venient ad hospicium subnotatum venditorem habituri largissimum. Cette liste, divisée en. sections (théologie, musique, etc.), est imprimée sur une feuille in-folio, une partie à pleine page et Tautre en deux colonnes. Elle compte 5 1 lignes en tout. Le British Muséum en possède un exemplaire.

On cite ensuite le catalogue de Georg Willer, d'Augsbourg, publié pour la première fois vers 1592, et commençant ainsi : Collectio in unum corpus omnium librorum. C'est déjà un véritable travail bibliographique, avec divisions et subdivisions, et ne remplissant pas moins de mille pages.

Enfin le premier Mess^Katalog officiel, ou catalogue de Foire aux Livres en Allemagne, fut dressé par les soins de la municipalité de Francfort en 1598.

PUBLICATIONS NOUVELLES ET ANNONCÉES I FrtUKt tt à FEtranger

àE'at-

— La maison Qitantin met en souscription un livre très extraordinaire et audacieusement conçu comme fabricatioa, tirage et publication, sous ce tiire : le Café-concert, par Gustave Guiches et Henri Lavedan,avec illustrations de J.-L. Forain, gravées sur bois, en noir et en couleur, par le maître ariîsie Florian. Cet ouvrage de très haut lu»e et d'une rare originalité d'expri;ssion d'art, tant par son illustration typique que par ses reproductions fines et essentiellement progressistes, ne sera tiré qu'à 35o exemplaires sur japon, mis en vente au prii de 3ao francs l'un (les eKempIaïres de luxe à 3oo francs). Quelque élevé que puisse paraître le pris de ces exemplaires, nous pouvons affirmer que rarement un livre de plus grand ragoût bibliophilique a été offert aux amateurs ; ce siià une publication absolument hors ligne et d'un cachet supérieurement curieux.

Nous ne pouvons que signaler tout spécialement aujourd'hui il l'attention de nos lecteurs ce livre de forte saveur, dont un joli spécimen sur japon, format in-8, a été envoyé à tous les principaux libraires de France et de l'étranger.

Nous reparlerons bientôt par le menu de cette publication extra-moderne qui est digne de séduire tous les bibliophiles contemporains.

La presse illustrée s'est montrée sous mille formes de revues et recueils aux approches de l'Exposition de 1889; mais, parmi tant de publications ingénieuses, la plus intéressante que nous puissions recommander à nos lecteurs est l'Exposition de Paris, revue hebdomadaire illustrée, éditée, 7, rue du Croissant.

Ce beau journal, format de l'Illustration, est le premier en date et se publie depuis près de huit mois; il est entièrement consacrée notre grand concours international et reproduit sous toutes les formes illustrées les merveilles de notre grande exhibition. Le journal l'Exposition de Paris, très bien rédigé et tenu à jour de tout ce qui peut séduire le public, forme un précieux re- «eil à conserver ; réuni en volume, ce sera le plus typique souvenir de notre grande fête indusdustrielle de 18S9. 11 résumera par le détail ce merveilteuit panorama du Champ de Mars ; ba-

vard et critique a bon droit, il pourrait être appelé i'Asmodee de la tour Eiffel.

— Le maître écrivain dont nous portons le deuil, M. Jules Barbey d'Aurevilly, préparait un recueil de poésies. La. Revue générale du i" avril en donne un spécimen bien fait pour irriter l'impatience des admirateurs du grand styliste dans une très belle pièce, hautaine, amère et humaine, intitulée la Beauté. Le recueil paraîtra-t-il?

— M. Marcel Schwob vient d'être chargé par le ministre de l'instruction publique et des beauxarts de réunir les éléments d'une Histoire de l'argot en France.

M. Marcel Schwob se propose de revenir dans ce travail, par une méthode toute différente, sur certains points traités par notre confrère Vitu dans ionElude du Jargon au xv' siècle. Ilsuivra les classes dangereuses et leur langage, depuis le sV siècle jusqu'à nos jours.

~ La librairie Moquet, de Bordeaux, vient de mettre en vente une réimpression textuelle de l'édition originale (Leipzig, 1788) d'un ouvrage de Jacques Casanova de Seingalt r Histoire de ma fuite des prisons de la République de Venise qu'on appelle les Plombs, avec notice et essai de bibliographie casanoviennne, par L.-B. de F.; I vol. in-8° carré, sur papier de Hollande, illustré de deux portraits gravés au burin et de deux autres gravures, reproduction/ie-jimi/^ de l'édition originale (i5 francs). Le tirage est limité à 33o exemplaires, plus ao exemplaires surwhatman à 20 francs.

Théâtre russe. — Tout récemment, à propos de la représentation sur une scène parisienne d'une des œuvres maîtresses de A.-N. Ostrovski, la critique était unanime à déplorer l'absence d'une traduction à la fois fidèle et élégante de ce drame puissant, M. E. Durand-Gré ville comble aujourd'hui cette lacune, en publiant à la librairie Hon les Chefs-d'œuvre dramatiques de A.-N. Ostrovski, qu'il a traduits du russe avec l'approbation de l'auteur, et qu'il accompagne d'une intéressante éluda sur la vie et tes œuvres d'Os-

JC, *

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