OIS
rolume comprendra M"" de Genlis, M"" Campan, H™Guizot,M""deRému8at,M°"Necker de Saussure.
La première impression du lecieur en ouvrant cet ouvrage, c'est de la surprise. A peine M*"' de Sévigné t-t-etle rempli les premières pages, le portrait qu'il rencontre dans un livre sur VÉducation des femmes p<tr les femmtt, c'est celui de Pénelon; un peu plus loin se présente celui de Rousseau. C'est qu'en réalité les Fetnines n'ont rien inventé, mSme pour l'éducation des femmes ; toutes celles qui ont écrit sur la matière ont tiré leurs idées de deux hommes, Pénelon et i.-i. Rousseau. Il est donc naturel que M. Gréard nous ramène d'abord aux chefs de lile, aux chefs d'école, si TOUS préférez, et nous voyons encore l'in- Buence de Pénelon s'exercer sur M'* de Maintenon et M" de Lambert, et celte de Rousseau sur M" d'Ëpin.y, M-" Necker, M— Roland.
Ce n'est pas ici le lieu de disserter sur des détails de théorie pédagogique et de rechercher, par exemple, si Fénelon montre trop de complaisance pour l'élève, trop d'indulgence et de mollesse? Mais, en ce qui concerne uniquement les filles, nous ne pouvons BOUS retenir de citer le passage le plus topique de ma litre d'éducation :
• La femme, écrit Féoelon, n'a point à gouverner d'État ni i faire la guerre. Ni la politique, ni la juris-
prudence, ni la philosophie ne lui conviennent. Elle a une maison à bien régler, un mari à rendre heureux; elle est chargée de l'éducation des garçons jusqu'à un cenain âge, des filles jusqu'à ce qu'elles se marient; de la conduite des domestiques, de leurs moeurs, de leur service, du détail de la dépense. Connaître le génie des enfants, prévenir les passions naissantes, inculquer à propos les bonnes maxime», diriger, avec bienveillance et raison, les affaires intérieures du ménage, donner i propos et faire accepter de sages conseils, tels sont les principaux devoirs imposés par la nature à la femme. En un mot, elle doit être l'flme du foyer.
■ Ce serait faire fausse roule que de diriger l'esprit des jeunes filles vers les hautes spéculations de la science pure; leur cerveau ne se prfiie pas sans courbature i de tels efforts. Une éducation féminine rationnelle devra comporter les enseignements et les agréments utiles à l'épouse et à la mère. ■ '
M. O. Gréard a, plus que personne, qualité et autorité pour faire prédominer dans le système d'éducation des jeunes filles ces sages et honnêtes principes du pédagogue qu'il analyse avec tant de pénétration et qu'il commente avec un talent si sympathique, dans un style aussi élégant que ferme et préci».
Sommaire. — Institut. Sociétés
ïÉBÏ, FKANÇAISES ET ÉTKANCÊRBS
de l'étranger). — Pui
LiTTÉRAiKEs BiïBUSBs ; Mûcellanées.
— Documents
raires parut dans la près.
de presse et de librairie
Nouvelles académiques. — Bibliothèques publiques et pbi- (Bibliographie du mois.— Ouvrages signalés
, TANT EN FRANCE Qu'eN EUROPE. — NOUVBI.t.Bt
Nécrologie des hommes de lettres et de sciences récemment décidés. s : Sommaire des périodiques français. — Principaux articles Utté-
• quotidienne de Paris et de la province. — Le l
s TRIBUNAUX ! PrOCès
inSTITDT. - SOCtBTBS SAVAItTBS
Commission centrale administrative. — La sion centrale administrative de l'Institut vient d'être composée comm« il suit, pour 1888 :
Académie française : MM. X. Marmier et C, Rouslet; M. Camille Doucet, secrétaire perpétuel.
Académie des inscriptions et belles-lettres : MM. L. Delisleei Deloche; M. Wallon, secrétaire perpétuel.
Académie des sciences : MM. Becquerel et Frémy; MM. J. Bertrand et Pasteur, secrétaires perpétuels.
Académie des beaui-arts : MM. Questel et Bailly; M. le vicomte DeUborde, secrétaire perpétuel.
Académie des sciences morales et politiques ; MM. Barlhélemy Saint-Hilaire et Aucoc ; M. Jules Sie perpétuel.
\a INSCRIPTIONS BT BELLBS-LBTTRBS.
Séanc
du i3 décembre.
Ouvrage présenté. — Ch> Nissrd : Guillaume du Tillot, ou un valet ministre et secrétaire d'État.
Communication. — P. Pontbriant : Découverte à Pierrelate (Drame) d'un tombeau en forme d'auge.
Dans celte séance, l'Académie a procédé à l'élection de quatre correspondants étrangers.
M; Sickel a été élu en remplacement de M. Gozzadini, décédé i Bologne.
M. BOhler a été élu en remplacement de M. Lott, décédé à Halle (Saxe).
élu en remplacement Londres, élu associé
M. Evans, à Londres, de sir Henry Rawlinsc
M. Hetbig, à Rome, a été élu en rempli M. Heuzen, décédé dans cette ville.
Séance du 3o décembre.
Ouvrages présentis. — Darmesteier : Points de contact entre le Mahâbhârala et le Skdh-Namâb. — Basset : Recueil de textes et documents relatifs à la phi' lologie berbère. — Bel Kassem ben Sedive : Cours de langue kabyle.— Ibn Hicham : 7"rai(é de flexion et de syntaxe arabes. — Reinach : Les Monnaies juives. — Delisle : Biographie de M. Claude Rossignol.
L'Académie a, dans cette séance, procédé au renouvellement de ion bureau. M. le marquis d'Hervey de Saint-Denis, vice-président sortant, a été élu président pour l'année 1888. M. Barbier de Meynard a été élu vice- pré si dent.
L'Académie a ensuite nommé trois correspondant* français, MM. le D' Rcboud, Ch. Joret et Ulysse Chevalier en remplacement de MM. de Boissieu, Francisque Michel et Céleslin Port, les deui premiers dénembre libre de l'académie.
enlîn occupée du renouvellement inuelles, qui se trouvent ainsi composées pour 1888 :
Commission du prix Gobert : MM. Delisle, Viollct, L. Gautier, A. de Barthélémy.
Commission des travaux littéraires : MM. Ravaiison,
GAZETTE BIBLIOGRAPHIQUE
Renan, Maury, Delisle, Hauréau, de Rozière, G. Paris, Alex. Bertrand, Schiumberger, Héron de Villefosse.
Commission des Écoles françaises d'Athènes et de Rome : MM. Delisle, Girard, Heuzey, Perrot, Weill, Meyer, Boissier et Croiset.
Séance du 6 janvier.
Ouvrages présentés. — Mazou : La Commanderie des Antonins à Aubenas, en Viyarais. — Jullien-Laferrière et Musset : L'Art en Saintonge et en Aunis (fasc. i5 et i6). — De Laurière : La mosaïque romaine de Girone (Espagne). — A. Dumont : Les céramiques de la Grèce propre (4* fasc). — Peyrc : Histoire générale de Pantiquité. — Xéropol : Études historiques sur le peuple romain, — Max Mûller: Biographies of words and the homes ofthe Aryas.
Au cours de la séance il a été procédé par la voie dn scrutin à la nomination de diverses commissions pour 1888. Les commissions se composent ainsi qu'il suit :
Commission du nord de V Afrique : MM. Renan , Pavet de Courteille, Duruy, Perrot, Schefer, Maspero, Héron de Villefosse, Heuzey.
Commission du prix Duchalais (numismatique du moyen âge) : MM. Deloche, Schlum berger, de Barthélémy, Héron de Villefosse.
Commission du prix Bordin (la législation des capimlaires) : MM. de Rozière, Deloche, d'Arbois de Jubainville, Viollet.
Autre commission du prix Bordin {ynsxoiTQà'^E.àts&cy. MM. Renan, Derenbourg, Pavet de Courteille, Scheter.
Commission du prix Brunet (le ^meilleur travail bibliographique sur les ouvrages d*histoire et de littérature du moyen âge) : MM. Delisle, Hauréau, Gaston Paris, Meyer.
Commission du prix Stanislas Jullien (le meilleur ouvrage relatif à la Chine): MM. Pavet de Courteille, Schefer, Oppert, Maury.
Commission du prix Delalande-Guérineau (études d'antiquité classique) : MM. Girard, Perrot, Ravaisson, Bréal.
Commission du prix de la Grange (oublication des anciens poètes de la France) : MM. Gaston Paris, Mcyer, Gautier, Luce.
^^^i^^^^^^^^^^kr
Donation. — Un Américain de Paris, M. Loubert, a écrit à rinstitut (Académie des inscriptions et belleslettres) pour proposer la fondation à ses frais d'un prix tnennal de 3, 000 francs, en rentes 3 0/0 sur l'Eut français.
Ce prix serait décerné à un ouvrage sur les deux Amériques, se rapportant à Tune des parties suivantes î histoire et géographie historique, archéologie, ethnographie, linguistique et numismatique.
L'une des conditions de cette donation c'est qu'un exemplaire de l'ouvrage couronné sera envoyé au Columbia collège y à New-York, et à la New- York historical Society de la même ville.
L'Académie a accepté provisoirement cette géné-
reuse donation.
WWMV^»^^^^^^* f
ACADéMlB DBS SCIENCES MORALES ET POLITIQUES.
Séance du 7 janvier.
Ouvrages présentés, — De Crisenoy : Les Conseils généraux. — O. Noèl : Les Chemins de fer en France et à l'étranger. — L. Say : La Santé des nations, par Adam Smith. — De Sybel : Histoire de l'Europe pen' dant la Révolution française. — Peyre : Histoire générale de Pantiquité. — Du Chatellier : Évéché et ville de Kemper; documents inédits. — Rochaïd : Marine marchande et colonies. — P. Leroy-Beaulieu : Précis d'économie politique. — Compayré : Cours de pédago^ gie théorique et pratique. — Compayré : Notions été' mentaires de psychologie. — Compayré : Cours de morale théorique et pratique. — Regnaud : Origine et philosophie du langage.
L'Académie a dans cette séance élu un correspondant français, M. Ferrand, en remplacement de M.Demolombe, et un correspondant étranger, M. Bogesitch, en remplacement de M. Thonissen, nommé associé étranger.
Séance du i3 janvier.
Ouvrages présentés. — De Harlez : La religion na* tionale des Tartares orientaux Mandchous et Mon^ gols comparée à la religion des anciens Chinois.
Lecture. — Heuzey : Deux cylindres de la région syrienne; le prétendu chapeau hittite. — De la Blanchère : Note sur une série de carreaux en terre cuite découverts en Tunisie.
Communication, — Héron de Villefosse : Épigraphie de la Gaule romaine.
>*0tif>ttm00t0k0kf^fm0
ACADÉMIE DES SCIENCES
L'Académie des sciences vient d'entrer en possession du legs que lui a fait M. Leconte, de Rouen. Les revenus d'un capital d'environ 5oo,ooo francs seront, d'après les termes du testament, attribués tous les trois ans aux auteurs de découvertes nouvelles en mathématiques, physique, chimie, histoire naturelle, sciences médicales, ainsi qu'aux auteurs d'applications nouvelles de ces sciences.
^i^kMA^^^^K^iAAM»
SOClÉTéS SAVANTES.
Société des études historiques. — La société décer^ nera cette année un prix à l'auteur de la meilleure histoire de la Compagnie des Indes (1719-1770).
FRANCE
Bibliothèque de flnstiiut. — Un regrettable accident s'est produit à l'Institut : un lu)>au de condutie d'eau s'est crevé dans la nuil du 3i décembre. Les angles de trois étages de la bibliothèque ont été inondés; environ i,3oo volumes ontété endommagés. Parmi ceux-ci, quelques-uns sont rares : on peut citer na\ammeM it Remeil de l'Académie de Turin, seul exemplaire qui existe en France; les grands pie
n Espagne
s de Hongrie,
V Histoire, de I' Quint; VHisto que M. Migne de peine à se procurer. Il est difficile d'évaluer It dommage causé par cet accident. Quelques-uns de: volumes en seront quittes pour de grandes tache! jaunes au travers des pages. Cela diminue leur valeut marchaDde; mais comme les livres de la bibliothèqut ne sont jamais mis en vente, ce point n'a pas grande . de la
importance. Malh
eureusement.
les r
plupart des volum
es trempés so
t perdt.
joué, s'écaille, ec
aie. Il faudra
tout r
efain
il y
chefui
e grosse dépense.
Les salles de la bibliothèque ne sont pas chaulTëes d'ordinaire, par crainte d'incendie. Mais actuellement des poêles ont été' établis dans chacune des pièces inondées et il y règne une température d'étuve. Les volumes trempés bâillent ec présentent leurs feuillets ouverts à l'évaporaiion. Il y en a sur les rebords des rayons, sur les câtes, partout. Une partie de la collection du Journal des Débats a ^té atteinte et les couvertures, étalées, se gondolent sous la chaleur. La nuit, des garfons de salle surveillent les pofles, pour
La commission administrative de l'Institut s'est réunie des que le malheur a été connu. Elle a obtenu que les tuyaux de secours ne fussent plus remplis d'eau et elle a pris les mesures nécessaires pour réparer te désastre.
Cet accident inspire ai flexions suivantes :
■ Il nous semble que, dans cette al part de responsabilité doit incombt bâtiment* civils, qui est chargé d'à; des bibliothèques et qui les inonde
Journal des Débats le
les préserver de l'incendie. Depuis la perle de la fameuse bibliothèque d'Alexandrie — qui ne fut pa;, d'ailleurs, un cas fortuit — on se détiedu feu. Encore faudrait-il que les précautions fussent moins dange-
1 que
signale
s plu,
884, si
notre mé-
tout à fa
t analogue
laui s'éta
t produit
étage» a
valent été
aux Archives nationales. Trois
inondés par le débordement d'un réservoir. Les papiers mouillés n'avaient pas, heureusement, d'importance considérable. L'accident ne coûta guère que du travail au personnel. Mais, plus récemment, il y eut une autre înondatiotN L'eau s'amassait déjà dans un plafond qui dominait une pièce remplie de papiers précieux et délicats, lorsqu'on s'aperçut du danger. Depuis lors, on s'est gardé d'envoyer de l'eau dans les tuyaux, de sorte que tout l'argent dépensé en plomberie demeure perdu.
a A la Bibliothèque nationale, il ne s'est pas encore produit d'accident, maison se défie â peu prés atitanc de l'eau que du feu. L'administration a obtenu que tous les tuyaux fussent entourés d'un manchon prolecteur. Cela a coûté fort cher et rend très difficile la recherche des fuites, mais du moins on risque moins d'être inondé.
■ A la bibliothèque de l'Institut, les robinets de placés de telle fafon que l'homme qui
il les o
.s d'in.
mort presque certaine, sans d'ailleurs qu'il eût grande chance d'atteindre son bût. Les arcbiiectes, en maintenant l'eau en pression dans les conduites, ne paraissent pas avoir prévu la force d'expansion de l'eau congelée, ce qui est cependant un phénomène aussi connu que l'incendie de la bibliothèque d'Alexandrie. Aujourd'hui, 11 n'y a plua de danger de ce cAté, puisque les tuyaux sont vides ; mais, d'autre part, on peut se demander s'il était très urgent de construire tant de tuyaux qui ont été nuisibles et pa-
a L'accident
surve
u ala
bibliothèqu
de l'Institut
a été découver
le sa
nedi r
naiin par un
mployé, qui
donna l'alarme
. Mais
si ie hasard n'avai
pas conduit
cet employé d
ns le
corps
de bfttiment
où la fuite
s'éiait déclarée, le s
amed
le dimanch
e et te lundi
étant jours de
fête et
déco
gé pour le
personnel, le
désastre aurai
pu prendre
des proportions énoraies.
GAZETTE BIBLIOGRAPHIQUE