‹ Le livre (volume 5)Chapitre 17 sur 173 · LE L · texte numérisé non relu

LE L

nouvelles de toute nature et de tout ordre, qui fournirent au public des informations etdei indiscrétions, dont il finit par devenir très friand. Une nuée d'interviewers assiégea les gares, les débarcadères des baieaui, Iee hôtels; si la victime refusait de répondre, on décrivait longuement sa toilette, on délayait les quelques mots qu'on lui avait arrachés. Des correspondants furent stationnés dans toutes tes places imporlaotes du pays, avec < graphe sans réserve; ils fui correspondants des autres |< atlaniique fut employé les grosses nouvelles politiques, ma cans les plus insignifiants de Londres Les nouvelles d'Europe, télégraphiées étaient plus délaillécs que ce que donna el le Standard de Londres.

t En même temps, les lecteurs éiaien toutes les phases nouvelles de l'entrepri zer voulait n'importe comment frappei nation. Le style du World perdit tou

d'employer le telélieuz payés que les .e câble iransnon seulement jusqu'aux cant et de Paris.

îs au World, laient le Times

informes de : : M. Pul illeur imagî-

e élégance, mais le journal gagna chaque jour .

1 du Sun etdu//eraW, Le San lundi, le chiffre de son ti-

< Il progressa aux dépei cessa de publier, chaqu< rage durant qui avait été longti jour, déclina au-dessous de 100,000. La Tribune et le New-York Herald furent moins touchés; mais cependant le Times abaissa son prix de 4 à z cents, la Tribune de 4à2cenis (septembre i883), le New-York Herald, quelques jours plus i6l, de 3 à 2 cents,

a Depuis lors, quatre années se sont e'coulées, et quels ont été les effets de cet abaissement de prix .' D'après le Westminster Review, le New-York Herald écoule ai.ooo numéros de moins pa; jour qu'avant 1 883 ; le Times a pu gagner 5,ooo à 6,000 sur un tirage de 3o,ooo. Le World tire chaque malin près de

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bon marché seul n'a pas fait le succès de M. Pulitzer, qui a su créer un organe flattant le goût du public pour le sensationnel. Le World marche exi tête du journalisme. Son directeur a le flair de découvrir ce qui intéresse le public; il publie des nouvelles que, il y a dix ans, personne n'aurait songé à imprimer. 11 paraît que les feuilles qui ont fait le plus de progrès aux États-Unis sont celles qui ne sont inféodées à aucun parti, qui ont conservé leur indépendance.

< Aux Etats-Unis et au Canada, 15,240 publications périodiques, avec un tirage de 3o,i6S,i5o. i3 publications tirent plus de i5o,ooo exemplaires; 13, plus de 100,000. Parmi ces 25 périodiques, i3 sont hebdomadaires, 7 mensuels, 4 quotidiens, I bi-mensuel.

I Si l'on prend en main les journaux de New- York, on voit que l'information lient une place prédominante, tandis que les articles de discussion, les /fuierj, sont réduits à un quart ou à une moitié de colonne.

■ Les reporters ne touchent point d'appointemeni fixe, mais sont payés à la ligne, ce qui amène le délayage.

numéros du dimanche. La Tribunes pris l'initiative en augmentant son numéro quotidien de 14 colonnes supplémenutres ; le dimanche, le numéro éiait plus soigné que d'habitude, et contenait les articles de

certains de et

2x4 colonnes, dont

artistiqut

cale. U succès fut 3ns. Aujourd'hui,

s de la n dent i5 c

augmenté considérablement La Tribune, le Times, le Herald et le ' beaucoup plus de place à qu'il y a huit ans, et cela parce que, lorsque l'offre d'annonce devint plus forte, ils élevèrent le prix de la ligne de 25 a 33 pour loo. o Les annonces du World ont grandi d'une colot-

été prévu. Le directeur du New-York Times avait exprimé l'idée, en 1879, que l'annonce à bon marché ne saurait être cultivée par des journaux à énorme circulation. • La femme de chambre qui cherche une « place A i5 dollars par mois ne peut pas s'adresser s pendant longtemps à 100,000 lecteurs; pour cela

■ elle fera bien mieux de s'adresser â un bureau de

■ placement; de même, le maître qui cherche une • cuisinière n'aura 'pas l'idée de faire une annonce. • Ces prévisions ont été défues. Le New-York World, avec un tirage moyen de 175,000 par jour, a insère, pendant les sept premiers mois de l'année 1887, 342,657 annonces d'offres ou de demandes de places, plus que tous les autres journaux réunis. La petite annonce est donc la plus lucrative à cultiver pour let iournaui à grand tirage. ■

nmoLoeifl

FRANCE

^ Les lettres et l'Académie viennent de faire une ptne [rréparable. M. Eugène-Marie Labiche, né à Pirit[e6mai j8i5, est mort dam sa Tille natale le ï3 iinvier dernier.

Après avoir fait son droit, il suivit sa vocation qui le dirigeait vers les lettres. D'abord il s'essaya dans les petites nouvelles et le sonnet, mais bientôt il écri- Ti il sa première pièce. Monsieur de Coisiin ouf Homme infiniment poli, avec Marc Michel. La réussite fut ait» encourageante pour que Labiche n'abandonnât plus M plume d'auteur comique. Les pièces qu'il 1 fait jouer au Vaudeville, au Palais-Royal, aui Variéièi, au Gymnase s'élèvent à une centaine environ »i la plupart sont connues de tous. On les joue en prorince, à Paris et à l'étranger. 11 suffira de rappeler les titres de quelques-unes d'entre elles : Embras- Kta-noui, FoUevilie, le Chapeau de paille d'Italie, la Perte de la Cannetière, Edgar et sa tonne, l'Affaire de la rue de Lourcine, la Cagnotte, les Trente millicnt de Gladiator, la Station Champbaudet. D'autres enfin comme Célimare le bien-aimé, le Misan~ Oirope et l'Auvergnat, le Voyagedeit. Berrichon, le Plia heureux des trois, sont, depuis longtemps classées parmi nos meilleures comédies.

La publication de ses ccuvres en volume n'avait pas peu contribué â montrer ta place qu'occupait cet auteur dramatique où l'observation la plus fine s'allie à la plus franche gaieté, dans notre littérature. De nombreuses éditions en furent vendues, si bien que I'dd songeait à en publier une plus complète et comprenant toutes ses oiuvres.

Voici la biographie de Labiche écrite par lui-même, biographie destinée, croyons-nous, i une encyctopédie.

• Eugène Labiche, né à Paris le 6 mai i8i5, fît ses éludes au collège Bourbon, depuis Bonaparte, Condorcct, Fontanes. Pas fort en thème. Quelques pc-

■omme, s'est réservé pendant tes années de collège. Bachelier es lettres, licencié en droit, fit au sortir du (ollége (1334], en compagnie de trois amis, un voyage eo Suisse, en Italie et en Sicile. Tous les soirs, Labiche consignait ses impressions sur de petits cahiers lue Nadar a recopiés sur un gros registre avec des illuiirations,

• Il donna en i83ï quelques articles dans différents ionmaux ; VEssor, la Revue de France, le Chérubin,

BIBL. HOt>. — X.

la Gajette des théâtres. Il publia en 1839 Un roman introuvable aujourd'hui, la Clef des champs. Sa première pièce fut jouée au Palaîs-.Royal, le i juillet i833. Elle s'appelait Monsieur de Coislin. Sa dernière pièce qui est du 5 janvier 1877, avait pour titre la Cleftx. fut jouée au Palais-Royal. Labiche a donc travaillé potjr les difiércnts théâtres de Paris pendant trente-neuf ans. Il a fait jouer 170 pièces. 11 est officier de la Légion d'honneur. Ses principaux collaborateurs furent Marc Michel, Lefranc, Edouard Martin et Delacour. Il a collaboré avec deux académiciens: le Prix Martin, en collaboration avec Emile Augier, et la Cigale chej les Fourmis, avec Ernest

Il s'est marié A vingt'Siians, il a un fils, lia acheté en i853 une très grande terre en Sologne, de 900 hectares, qu'il fait valoir lui-même. 11 a défriché des landes, planté des bois, construit des fermes, il a la passion de l'agriculture, il la préfère à celle du théâtre. Il a été nommé maire de sa commune. 11 est restéà son poste pendant l'invasion. 11 a subi souvent les Prussiens, mais il a mis son amour-propre à résister à toutes leurs réquisitions- Sa commune n'a donné ni un pain, ni une botte de paille, ni un grain d'avoine. 11 a résigné ses fonctions de maire volontairement il y a deux ans. 11 est resté du conseil municipal. C'est sa dernière gloire.

• EuoÈNE Labiche, a

Labiche eût dû ajouter :

Élu membre de l'Académie franfaise, le z6 février iB3o en remplacement de M. Saint- René -Taillandier, officier de la Légion d'honneur.

^ M. R. de Chantelauze, ancien bibliothécaire dti Sénat et historien distingué, est mort à Paris le mois dernier. Il était né en tSzi à Montbrison.

Parmi les nombreux ouvrages de M. de Chantelauze, il convient de citer: le Cardinal de Ret^ et l'affaire du Chapeau, ouvrage couronné par l'Académie française, qui lui a décerne le grand prix Gobcrt; le Cardinal de Rel:( et ses missions diplomatiques, d'après les documents inédits du ministère des alFaire s étrangères; Louis XIV et Marie Mancini ; les Portraits historiques de Philippe de Comines, du grand Condé, de Mazarin, de Frédéric II, de Louis XV et Marie-Thérèse, etc.

Il a donné encore ; Marie Sliiart, son procès, son

fA

exécution, diaprés le journal inédit de Bourgoing (prixBordin de rAcadémie française); Louis XVII, son enfance, sa prison et S4 mort au Temple, d'après des documents inédits.

Son dernier ouvrage est intitulé les Derniers chapitres de mon Louis XVII ; il est relatif à la découverte des ossements de Louis XVII dans le cimetière Sainte-Marguerite.

M.Chantelauze laisse par testament sa bibliothèque et ses collections d'antiquités à l'Institut.

— • M. Auguste Maquet, le romancier et auteur dramatique bien connu, est mort le 9 janvier dernier dans son château de Sainte-Mesme (Seine-et- Oise.)

Auguste Maquet était né à Paris en 181 3. Il avait fait ses études au collège Charlemagne où, dès Tâge de dix-huit ans, il était nommé professeur suppléant.

Sa première œuvre, un drame intitulé Bathilde, qu'il avait présentée à Anténor Joly^ directeur de la Renaissance, fut remaniée par Alexandre Dumas père qui, de ce jour, fit du jeune auteur son principal collaborateur.

Cette collaboration dura jusqu'en i83i, époque à laquelle des contestations d'intérêt y mirent un terme.

En dehors de cette collaboration qui comprend de nombreux ouvrages dont le succès fut retentissant, citons parmi les œuvres personnelles de M. Maquet, le Beau d^Angennes, la Belle Gabrielle, le comte de Lavernieja Maison du Baigneur, la Rose blanche, etc.

M. Maquet a donné au théâtre, d'abord avec M. Dumas, les Mousquetaires, la Reine Margot, le Chevalier de Maison-Rouge, Monte-Cristo, Catilina, le Chevalier d'Harmental, la Guerre des femmes et la Dame 'de Monsoreau, avec M. J. Lacroix, Valéria et la Fronde, et seul le Comte de Lavernie, la Belle Gabrielle, Dettes de cœur, la Maison du baigneur, et le Hussard de Bercheny, sans compter de nombreux vaudevilles.

M. Auguste Maquet était officier de la Légion d'honneur.

*-• On annonce la mort de M. le docteur Alphonse Bertherand, médecin principal des armées, membre correspondant de l'Académie de médecine, directeurfondateur de la Ga:{ette médicale de r Algérie. Il avait publié un grand nombre d'ouvrages médicaux.

•——Arsène de Cey, romancier et auteur dramatique, et dont le vrai nom était de Chaise de Cahagne, vient de mourir à Paris. Un de ses vaudevilles. Quand on n'a pas le sou (1854), a eu plusieurs centaines de représentations. Il avait quatre-vingt-un ans.

-^ M. Courgeon, inspecteur général honoraire de l'Université, vient de mourir.Ses Récits de Vhistoire de

France furent connus, il y a vingt ans, de tous nos écoliers.

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— Les journaux ont enregistré le décès de M. Fabre d'Eglantine, petit-fils du célèbre conventionnel.

Il avait été pendant de longues années employé aux archives du ministère de la marine. II était en retraite depuis quelques années.

M. Fabre d'Eglantine n'était pas marié ; avec lui le nom s éteint.

— M. Godin, fondateur du Familistère de Guise, ancien député de l'Aisne, est mort subitement à Guise, le II janvier.

Né à Esquehéries le 26 janvier 181 7, M. Godin était un simple ouvrier quand il fonda un petit atelier d'appareils de chauffage qui fut transporté plus tard à Guise et devint une grande usine.

Professant des opinions socialistes, il voulut appliquer ses théories et inaugura, sous l'empire, l'association actuelle connue sous le nom de Familistère.

Député de l'Aisne le 8 février 1871, il ne se représenta pas en 1876, afin de se consacrer exclusivement à l'œuvre du Familistère et à la vulgarisation des idées sociales. Il a publié, àcetetfet, divers ouvrages, notamment : Solutions sociales, le Gouvernement, Mutualité sociale, etc. Il a fondé la revue hebdomadaire le Devoir,

Il travaillait, quand la mort Ta frappé, à un ouvrage sur l'organisation gouvernementale qui est à peu près terminé et qui sera publié prochainement.

— On annonce la mort de M. Auguste Nicolas, auteur des Etudes philosophiques sur le christianisme et de nombreux ouvrages de haute doctrine catholique. M. Auguste Nicolas est mort à Versailles.

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— M. Le Blant, directeur de l'École française à Rome, a fait connaître à l'Académie des inscriptions et belles-lettres la mort de M. Hippolyte Noiret, élève de l'École française. On lui doit un volume sur les Lettres d'Apostolis, érudit grec du xv" siècle, et divers articles insérés dans les Mélanges publiés par l'École française.

^~ L'un des précurseurs du collectivisme, M. Constantin Pecqueur, vient de mourir, complètement oublié, à Taverny-Saint-Leu. Né à Arleux (Nord) en 1801 M. Pecqueur avait été de 1848 à i85i, sous-bibliothécaire de l'Assemblée nationale. Il a publié un grand nombre d'ouvrages, dont, un intitulé : Des intérêts du commerce, de Vindustrie, de V agriculture et de la civilisation en général sous Tinfluence des applications de la vapeur, fut couronné, en i858, par l'Académie des sciences morales et politiques.

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GAZETTE BIBLIOGRAPHIQUE

«- Nous apprenons la mort à Tâge de soixante ans de M. Charles-Nicolas PcUerin, imprimeur à Epinal, fondateur de la célèbre imagerie qui porte son nom.

"^ Le R. P. de la Vaissiére, membre de la Compagnie de Jésus, vient de mourir, tl laisse un impor^s (aot ouvrage sur Madagascar,

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